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Saine alimentation

19 mars 2014

Les adolescents et l’alimentation

Comment encourager nos ados à adopter de bonnes habitudes alimentaires? Voici des idées de blogues, et aussi quelques trucs que nous donne Laurence Da Silva Décarie, nutritionniste à l’Université de Montréal.

L’environnement influence beaucoup nos habitudes alimentaires. « On ne peut pas contrôler le genre de nourriture à laquelle les ados ont accès à l’extérieur de la maison — à l’école, par exemple —, explique Laurence Da Silva Décarie, nutritionniste à l’Université de Montréal; mais on peut s’assurer qu’ils ont toujours à la maison des fruits et des légumes à portée de la main, tout comme des ingrédients nourrissants avec lesquels on peut préparer ce qu’ils aiment, mais en version santé, comme des sandwichs et des pizzas. »

À la maison

Une excellente façon de rendre l’alimentation intéressante pour les ados est de cuisiner avec eux. « Très souvent, on ne leur demande que de mettre la table ou de s’occuper de la vaisselle: ce sont des tâches qui ne sont pas très stimulantes! » note la nutritionniste. Pour éveiller leur intérêt, il faut les inviter à participer à l’élaboration des menus et à la préparation des repas. « Quand les ados contribuent à toutes les étapes, ils sont fiers d'eux parce qu'ils ont réalisé quelque chose. Et on le voit encore plus clairement quand on mange tous ensemble en famille. »

Au supermarché

Faire les courses avec nos ados leur permet d’apprendre entre autres à bien lire les étiquettes, à comparer les prix et à faire de meilleurs choix alimentaires. De plus, ils ont leur mot à dire sur les menus. « Les ados peuvent faire savoir à leurs parents ce qu’ils ont envie de manger pendant la semaine, explique Mme Da Silva Décarie. Ils peuvent aussi suggérer d’essayer un nouveau produit; tout le monde y goûtera ensuite, et l'on décidera si on l'adopte ou non. Les parents doivent, pour leur part, élargir les "horizons culinaires" de leurs enfants en leur faisant découvrir des aliments différents : c'est une autre façon de susciter leur intérêt. »

Des blogues et des émissions culinaires

Il existe une foule de façons ludiques de mettre les ados en appétit : les blogues culinaires, par exemple, en sont une. Parmi ceux qui sont susceptibles d’allumer les ados, pensons à 3 fois par jour (et à ses vidéos), de Marilou et Alexandre Champagne, et à FrancoFoodie, de Lynne Faubert. À la télévision, les jeunes (et les parents!) peuvent s’inspirer de l’émission de Ricardo, sur les ondes de Radio-Canada, mais aussi de son magazine et de son site Web (et de sa section réservée aux jeunes), ou de Cuisine futée, parents pressés, sur les ondes de Télé-Québec, animée par Alexandra Diaz et Geneviève O’Gleman — également auteures du livre Famille futée.

Ces blogues, émissions et magazines peuvent donner aux ados le goût de cuisiner, que ce soit pour imiter un chef qu'ils admirent ou simplement parce qu'une recette en particulier a retenu leur attention. On doit alors les encourager en mettant la main à la pâte avec eux. C'est une belle occasion de passer de bons moments ensemble et — pourquoi pas! — de leur transmettre les trucs culinaires que nos parents nous ont appris.

Des ateliers de cuisine

Les ateliers et les camps de jour culinaires pour les jeunes peuvent aussi stimuler les enfants tout en les divertissant. Certains centres communautaires proposent ce type d’activités : il suffit de s’informer dans notre région pour connaître les adresses. Et il y a, bien sûr, l'Académie culinaire, qui propose aux préados et aux ados des camps et des cours qui leur donnent l'occasion d'explorer une foule de thèmes : Japon et sushi, Tartes sucrées et salées, Organiser un party-canapé, etc. Un autre concept alléchant est celui du camp de jour du Restaurant Robin des Bois, sur le boulevard Saint-Laurent, à Montréal, qui apprend aux 10-13 ans à cuisiner, en plus de leur faire visiter des jardins communautaires et des fermes biologiques.

Et les garçons?

Est-ce plus difficile d'intéresser les garçons à la cuisine? Pas forcément, répond Mme Da Silva Décarie : « Il y a quelques années, j’ai organisé un camp sport-cuisine pour les adolescents à l’Université de Montréal. À notre agréable surprise, il y a eu autant de garçons que de filles qui y ont participé. Il faut donc trouver des façons d’associer la cuisine à quelque chose que les garçons aiment, comme le sport dans le cas de ce camp. Quand les garçons ont compris qu'une bonne alimentation pouvait les aider à améliorer leurs performances sportives, ça les a beaucoup motivés! »

Pour en savoir plus

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