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Vos placements

17 septembre 2015

Pourquoi investir à l'échelle mondiale?

Il peut être avantageux de chercher à investir au-delà de nos frontières pour réduire le risque et augmenter les possibilités de rendement.

L'avantage d'investir à l'échelle mondiale peut s'expliquer par ce vieil adage qui dit de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. En répartissant vos «œufs» dans plusieurs paniers – c'est-à-dire en diversifiant vos placements à l'extérieur du Canada – vous pourriez vous créer un portefeuille de placements plus équilibré.

«Il existe ce qu'on appelle la préférence pour le pays d'origine, explique Al Emid, journaliste financier chevronné et coauteur avec Gavin Graham de Investing in Frontier Markets (en anglais seulement). Les gens sont plus à l'aise de placer leur argent dans leur propre pays. Il y a pourtant un coût d'opportunité à ignorer les autres marchés développés, ainsi que les marchés émergents et les marchés naissants.»

Le marché canadien

Le Canada a procuré de très bons rendements aux investisseurs au fil des ans, mais le marché canadien occupe une bien petite place sur l'échiquier mondial et son offre est limitée. La World Federation of Exchanges indique que les 58 bourses réglementées qui en font partie avaient une capitalisation boursière de 54 672 milliards de dollars américains à la fin de 2012. Le Groupe TMX, qui comprend la Bourse de Toronto et la Bourse de croissance TSX, représentait moins de 4 % de ce chiffre.

Et ce n'est qu'une part du gâteau. Les chercheurs Todd Moss et Ross Thuotte soulignent que plus de 120 pays ont des places boursières. Quel que soit le point de vue, le Canada demeure un joueur relativement petit.

Le marché canadien offre par ailleurs des possibilités limitées aux investisseurs. Son principal indicateur, l'indice composé S&P/TSX, est constitué à plus de 70 % d'entreprises de trois secteurs d'activité – les services financiers, l'énergie et les matériaux (qui comprennent les grandes sociétés minières). L'indice couvre 95 % du marché des actions. Ainsi, si vous croyez que les titres technologiques sont la voie du futur, ou qu'avec une population vieillissante, les sociétés de soins de santé sont une valeur sûre, vous avez accès à peu d'options de placement au Canada. Les titres technologiques comptent pour à peine 1,65 % de l'indice et les soins de santé, pour seulement 2,91 %. Cela signifie que pour tirer parti des occasions éventuelles, vous devez regarder au-delà des frontières canadiennes.

Le marché international

«Il y a sur le marché international d'excellentes sociétés dont le siège social est situé en Europe ou au Japon, dit M. Graham, gestionnaire de portefeuille d'expérience au parcours enviable. Aux États-Unis, en Europe ou au Japon, vous avez accès à des placements qui ne sont pas offerts au Canada.»

Ainsi, en investissant à l'échelle mondiale, vous pouvez faire deux choses : possiblement augmenter le rendement en profitant d'occasions qui n'existent pas chez nous, et réduire le risque. Si les titres pétroliers et miniers fléchissent, l'ensemble du marché canadien – et votre portefeuille, s'il est entièrement constitué de titres canadiens – s'en ressentent. Ces deux secteurs d'activité comptent pour près de 40 % de l'indice composé. Ou encore, si une crise économique provoque une chute brutale des marchés au Canada, votre bien-être financier sera menacé. Toutefois, si vos œufs sont répartis dans plusieurs paniers et que des problèmes surgissent, vous perdrez peut-être un œuf, mais les autres ne seront pas touches.

C'est ici qu'intervient le concept de corrélation. Les marchés suivent des cycles, mais de façon générale, ils ne progressent pas tous de la même façon. Certains, ceux qui ont un «coefficient de corrélation» de +1, évoluent en parallèle : si l'un d'eux monte ou descend, l'autre fait de même. Le Canada et les États-Unis en sont un bon exemple. En fait, comme l'a montré la crise de 2008, les marchés de tous les pays développés sont devenus fortement interreliés et évoluent souvent en tandem.

Les marchés naissants

D'autres marchés, ceux dont le coefficient de corrélation est de -1, évoluent en direction opposée les uns des autres : si un marché grimpe, l'autre baisse, et vice-versa. Certains marchés ne sont bien entendu soumis à aucune corrélation, et c'est ce que MM. Emid et Graham voient comme l'avantage des marchés naissants, qui constituent un sous-ensemble des marchés émergents. Il existe une quarantaine de pays, notamment le Vietnam, le Kenya, le Nigéria et les Émirats arabes unis, qui sont considérés comme des marchés naissants selon les indices établis, et qui se trouvent là où des marchés émergents comme la Chine ou l'Inde étaient il y a 10 ou 15 ans.

«Les marchés naissants ne sont corrélés avec aucun des marchés développés ou émergents, dit M. Graham. Parce qu'ils ne sont pas corrélés, ils réduisent la volatilité globale de votre portefeuille.»

Donc, quelle proportion de votre portefeuille devriez-vous investir dans le marché international? M. Graham suggère entre 15 % et 25 %, dont 5 % à 10 % dans les marchés naissants (soit 0,75 % à 2,50 % de votre portefeuille total). Tout dépend aussi de votre âge et de l'étape de la vie où vous en êtes. Si vous êtes encore jeune et que vous pouvez laisser votre épargne fructifier, vous pourriez vous situer en haut de la fourchette. Si vous êtes à la retraite ou que vous vous en approchez, et que vous devez puiser dans vos placements, vous vous situerez au bas de la fourchette. Et quelle serait la façon la plus simple de faire ces placements? Vous pouvez opter pour des fonds communs de placement ou, dans le cas des marchés développés et émergents, pour des fonds négociés en bourse (FNB). Ainsi, vous pouvez laisser entre les mains de professionnels le choix des actions et des pays.

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