5 façons de faire face à la volatilité des marchés

06 avril 2026
Par Paul Moser

Voir la valeur de vos investissements augmenter est une satisfaction. Mais que faire lorsque le marché prend une tournure imprévisible, particulièrement en période d’incertitude économique ? Restez en avance sur la courbe et apprenez à gérer les fluctuations avec assurance.

Les marchés sont imprévisibles. Les variations soudaines de leur valeur peuvent être influencées par une multitude de facteurs, pouvant aller— des fluctuations économiques aux décisions politiques inattendues. On peut penser à l’incertitude actuelle liée aux guerres à l’étranger ou, plus près de chez nous, aux tarifs douaniers.

Dans un contexte aussi volatile, mieux vaut être préparé. Voici cinq conseils pour vous aider à naviguer dans cette instabilité.

1. Savoir ce que vous pouvez contrôler

Si certains bouleversements économiques découlent de décisions gouvernementales, d’événements géopolitiques ou de tensions commerciales, d’autres aspects restent sous votre maîtrise. Plutôt que de réagir à chaque fluctuation, les gestionnaires de portefeuille expérimentés privilégient des ajustements mesurés et des stratégies conçues pour assurer la stabilité à long terme.

« Les périodes de tensions sur les marchés nous rappellent une vérité importante : les investisseurs n’ont aucun contrôle sur l’actualité ou les fluctuations à court terme », affirme Christine Tan, vice-présidente adjointe, gestion de portefeuille, Placements mondiaux Sun Life. « En revanche, ils exercent un contrôle sur la construction de leurs portefeuilles et leur processus décisionnel. Plus que la capacité à prédire le prochain mouvement ou à anticiper le marché, la réussite à long terme dépend surtout de la discipline face à l’incertitude. »

Par exemple, supposons que vous décidez de convertir tous vos placements en liquidités. Vous avez :

  • 50 % de chances d’avoir raison.
  • 50 % de chances d’échapper à une lourde perte, ou 50 % de risques de rater un gain important.

De plus, il vous faudra déterminer quel sera le bon moment pour revenir sur le marché. Vous n’avez encore que 50 % de chances d’avoir raison sur ce point, soit en évitant une perte encore pire ou en réalisant un gain substantiel. Voilà qui ajoute une couche d’incertitude.

Votre tentative d’anticiper le marché peut avoir différents résultats.

Anticipation parfaite : Vous évitez la perte, réintégrez le marché quand il est au plus bas et participez pleinement à la remontée subséquente.

Anticipation acceptable : Vous évitez la moitié de la perte et réintégrez le marché à mi-course d’une progression à court terme.

Anticipation regrettable : Vous encaissez la totalité de la perte (en vendant au plus bas), attendez un signe d’amélioration, restez indécis… Résultat : vous ratez la plus grande partie de la remontée subséquente.

Retenez cette règle générale : il est plus important de rester sur le marché que de tenter de l’anticiper.

2. Tirer avantage de la répartition de l’actif

Il se peut que vos fonds communs de placement détiennent des actions. Lorsque les marchés boursiers deviennent très volatils, ils ont tendance à être plus corrélés à l’échelle mondiale. Autrement dit, ils évoluent davantage à l’unisson. Bien que temporaire, une telle conjoncture a de quoi troubler. Elle donne l’impression que le marché boursier n’offre aucun abri.

La diversification des catégories d’actif – soit la répartition de vos placements entre les obligations et les actions – peut vous procurer une certaine protection. En général, la plupart des fonds d’obligations sont moins volatils que les fonds d’actions. Lorsque vous établissez votre plan de placement avec un conseiller, vous avez de l’aide pour définir une composition d’actif ou un portefeuille.

Plusieurs facteurs seront considérés :

  • Votre âge
  • Vos objectifs
  • Votre tolérance au risque
  • Votre horizon – le moment où vous aurez besoin de l’argent.

« La diversification ne vise pas à éliminer la volatilité, mais bien à renforcer la résilience du portefeuille », ajoute Christine Tan. « Une répartition d’actifs réfléchie fait en sorte que les différentes composantes d'un portefeuille réagissent différemment aux perturbations, ce qui aide les investisseurs à maintenir leurs positions même lorsque les marchés semblent instables. »

3. Mieux connaître la volatilité – et la façon de la gérer

Il y a d’autres façons de réduire la volatilité de vos placements. Les fonds communs revêtent différentes formes. Chacun comporte un niveau de risque, qui est indiqué dans son aperçu (accessible sur le site Web de la société de fonds). Le niveau de risque reflète la fluctuation du rendement du fonds au fil des ans. Ce n’est pas une indication de la volatilité future du fonds et il peut changer à la longue. De plus, un fonds présentant un faible risque peut quand même perdre de l’argent. Mais en gros, l’aperçu du fonds vous permet de connaître le niveau de risque quand vous choisissez vos placements.

Un conseiller peut évaluer les fonds communs de placement et les apparier. Il peut recommander des fonds conçus pour être moins volatils que les marchés boursiers. On parle alors de fonds d’actions « à faible volatilité ». Il peut aussi recommander des fonds qui ont su échapper au plein impact des replis antérieurs du marché. On dit que ces fonds ont un faible « ratio d’encaissement des baisses ». Cela signifie qu’ils ont moins baissé que la moyenne en période de recul des marchés. Ce ratio n’est pas garant du rendement futur. Mais il montre que le gestionnaire n’a pas simplement imité le marché.

Enfin, il existe des « portefeuilles gérés », aussi appelés « solutions gérées ». Dans ceux-ci, le risque peut être réduit par de légères modifications de la composition de l’actif à court terme. Il est par ailleurs réparti entre de nombreuses catégories d’actif. C’est ce que l’on appelle la « répartition tactique de l’actif ». Cependant, les portefeuilles gérés n’ont pas tous recours à une telle répartition tactique. Il convient donc d’aborder cette question avec un conseiller.

« Les décisions de placement les plus efficaces sont rarement prises sur le coup de l’émotion », précise Christine Tan. « Un processus de placement reproductible, qui repose sur des objectifs clairs et une conscience des risques, aide les investisseurs à éviter les réactions impulsives et à maintenir leurs plans à long terme. »

4. Se renseigner sur les garanties

Bien des investisseurs souhaitent participer à la croissance des marchés. Ils sont aussi prêts à sacrifier un certain rendement en payant des frais un peu plus élevés pour profiter de garanties d’assurance.

Un conseiller peut les aider à placer la totalité ou une partie de leur portefeuille dans des fonds distincts et autres produits de ce genre. Ces produits peuvent offrir :

  • Des garanties à l’échéance et au décès;
  • Des avantages pour la planification successorale;
  • Une protection éventuelle contre les créanciers;
  • La possibilité de contourner les frais d’homologation.

D’autres placements tels les rentes et les certificats de placement garanti (CPG) ne font courir aucun risque boursier. Les rentes à constitution immédiate, contrairement aux rentes en capitalisation, procurent un revenu garanti à vie ou pendant une certaine période. Elles ont aussi un prix. En effet, les investisseurs renoncent au potentiel de hausse des marchés en échange de la certitude qu’elles procurent.

Là encore, un conseiller peut vous recommander des produits. Ses recommandations seront basées sur vos besoins et sur la conjoncture de placement.

5. Reconnaître la réalité de l’aversion pour les pertes

Voici l’une des grandes leçons de l’économie comportementale. En moyenne, les pertes causent deux fois plus de souffrance que les gains n’apportent de bonheur. On appelle ce phénomène l’« aversion pour les pertes ». Imaginez que la valeur de votre portefeuille baisse considérablement. Vous pourriez éprouver des émotions négatives : frustration, colère et regrets.

« Les reculs du marché mettent à l’épreuve la confiance des investisseurs autant que leurs portefeuilles », affirme Christine Tan. « Reconnaître l’aspect émotionnel de l’investissement et planifier en conséquence peut être tout aussi important que la répartition de l’actif lorsqu’il s’agit d’atteindre des objectifs financiers à long terme. »

Vous pouvez vous préparer à une diminution éventuelle de la valeur des marchés. Votre conseiller est là pour vous dans les bonnes comme dans les mauvaises périodes. Il peut vous aider à vous concentrer sur vos objectifs et votre horizon temporel. Il peut aussi vous aider à comprendre vos options – y compris les placements à intégrer dans votre plan.

Parlez à votre conseiller pour en savoir plus sur les placements et les stratégies financières. Si vous n’en avez pas, contactez un conseiller dès aujourd’hui.

Renseignez-vous sur les effets négatifs de l’anticipation des mouvements du marché, la répartition de l’actif, la volatilité, les garanties et l’acceptation des valeurs de marché à la baisse. Vous deviendrez un investisseur mieux informé et plus performant.

Entrez votre code postal pour trouver un conseiller près de chez vous.

Cet article ne vise qu’à fournir des renseignements d’ordre général. La Sun Life du Canada, compagnie d’assurance-vie ne fournit pas de conseils professionnels d’ordre juridique, comptable, fiscal ou autre. Au besoin, veuillez consulter un professionnel spécialisé qui fera un examen approfondi de votre situation juridique, comptable et fiscale.

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