Le point sur les marchés – T1 2026 : les préoccupations liées à l’inflation refont surface

07 avril 2026
Par l'équipe de la Sun Life

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Au début de l’année 2026, les investisseurs et investisseuses ont continué de composer avec l’environnement dynamique façonné par l’économie mondiale, l’évolution des accords commerciaux et les rapides avancées de l’intelligence artificielle (IA). Même si l’inflation est revenue au cœur des préoccupations, les marchés boursiers canadiens et américains ont atteint de nouveaux records au cours du trimestre. Les solides résultats des sociétés et l’optimisme palpable autour de l’IA ont contribué à soutenir les marchés, tandis que l’escalade des tensions au Moyen-Orient et d’autres événements géopolitiques survenus à la fin du trimestre ont entraîné un certain recul. Dans l’ensemble, les actions nord-américaines ont fait preuve d’une résilience notable au cours du premier trimestre.

Faits saillants

  • Les tensions au Moyen-Orient font grimper les prix du pétrole. Le prix du pétrole a augmenté au cours du trimestre. Le conflit entre les États-Unis/Israël et l’Iran a contribué à la fermeture du détroit d’Ormuz. Comme il s’agit d’une voie navigable essentielle pour la distribution mondiale de l’or noir, cette fermeture a alimenté les craintes quant à la possibilité d’une crise énergétique. La hausse des prix du pétrole a également suscité de l’inquiétude à propos de l’inflation et de son incidence sur l’activité économique mondiale.
  • La Cour suprême des États-Unis a voté contre les droits de douane. La Cour suprême des États-Unis a voté contre le recours aux pouvoirs d’urgence par le président américain Donald Trump pour imposer des droits de douane. Son administration s’est alors tournée vers l’article 122 de la loi sur le commerce de 1974 (Trade Act) pour imposer de nouveaux droits de douane de base sur toutes les importations. Ce revirement de situation remet en question de nombreux accords commerciaux, notamment avec l’Europe et l’Inde.
  • L’activité commerciale ralentit au Canada. Les activités canadiennes d’exportation et d’importation ont ralenti au début de 2026, en raison principalement d’un ralentissement des échanges commerciaux avec les États-Unis. À cet effet, le Canada a conclu plusieurs accords commerciaux avec l’Inde, dans l’espoir de signer un accord de libre-échange d’ici la fin de l’année. De plus, le Canada et les États-Unis ont repris les discussions commerciales dans le contexte de la révision à venir de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM).

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La géopolitique toujours sous les projecteurs

Les enjeux géopolitiques se sont poursuivis au cours du premier trimestre de 2026. Les tensions au Moyen-Orient se sont intensifiées, ce qui a accru l’incertitude autour de l’économie mondiale, des marchés de marchandises, des marchés financiers et de l’inflation.

Le conflit en Iran a contribué à la fermeture du détroit d’Ormuz, une voie navigable clé dans la distribution mondiale du pétrole. Tandis que les pétroliers étaient immobilisés et que les frappes contre des infrastructures énergétiques stratégiques s’intensifiaient, l’approvisionnement mondial en or noir a été remis en question. Une flambée des prix s’en est suivie et a suscité des craintes d’inflation. Plusieurs pays, dont le Canada, se sont engagés à stabiliser le marché, tandis que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a libéré des réserves d’urgence. Ces mesures pourraient contribuer à freiner la hausse des prix du pétrole et potentiellement réduire les pressions inflationnistes.

L’incertitude commerciale ne s’est pas estompée. La décision de la Cour suprême américaine de voter contre le recours aux pouvoirs d’urgence par le président Trump pour imposer des droits de douane a conduit l’administration à imposer des droits de douane de base de 10 % sur les importations aux États-Unis. Ensuite, le Canada et les États-Unis sont revenus à la table des négociations en prévision du réexamen de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) qui doit avoir lieu prochainement. D’ailleurs, le Canada a signé plusieurs accords commerciaux avec d’autres pays et régions au cours des derniers trimestres, poursuivant ainsi ses efforts pour diversifier ses relations commerciales.

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Comment les grandes économies s’en sortent-elles?

  • L’économie américaine a enregistré une hausse annualisée de 0,7 % au quatrième trimestre de 2025 (tel que rapporté au premier trimestre).
  • L’économie chinoise a progressé de 4,5 % sur 12 mois.
  • L’économie européenne a gagné 0,2 %.
  • L’économie du Royaume-Uni a progressé de 0,1 %.
  • L’économie japonaise a gagné 1,3 %, en rythme annualisé.

Source: Bloomberg Finance L.P. 

Recul des marchés boursiers

  • Les marchés boursiers mondiaux ont fléchi au cours du trimestre. La majeure partie du repli s’est concentrée en mars après l’escalade des tensions géopolitiques.
  • Les marchés boursiers nord-américains ont atteint de nouveaux sommets au début du trimestre avant de reculer à mesure que les tensions géopolitiques s’intensifiaient.
  • Les actions des États-Unis, de l’EAEO, de l’Europe, des marchés émergents et de la Chine ont reculé. À l’inverse, les actions du Canada, Royaume-Uni et du Japon ont progressé. Un portefeuille diversifié peut contribuer à limiter les pertes attribuables à une région ou à un pays.
  • Les cours des obligations mondiales ont diminué parallèlement à l’augmentation des rendements obligataires. Les craintes d’une accélération de l’inflation ont suscité des inquiétudes quant à la possibilité que les banques centrales relèvent leurs taux directeurs. Ainsi, les détenteurs et détentrices d’obligations mondiales continuent de percevoir des revenus plus élevés qu’avant la pandémie de COVID-19.
  • Les cours et les rendements des obligations canadiennes ont légèrement augmenté.
  • Le prix du pétrole a augmenté. Les tensions au Moyen-Orient ont contribué à la fermeture d’une voie navigable clé dans la distribution mondiale du pétrole et les craintes d’une offre réduite ont poussé les prix à la hausse au cours du trimestre.
  • Le prix de l’or a atteint un nouveau record au début du trimestre. Il a ensuite reculé sous les 5 000 $ US l’once, mais a tout de même terminé en hausse au cours du trimestre.

Source: Bloomberg Finance L.P.

Réductions des taux directeurs par les banques centrales

L’année a débuté avec les investisseurs et investisseuses qui se demandaient dans quelle mesure les principales banques centrales réduiraient davantage les taux directeurs en 2026. Les attentes quant aux baisses de taux ont basculé avec l’augmentation des pressions inflationnistes propulsées par la hausse des prix de l’énergie. À la fin du trimestre, les investisseurs et investisseuses ont commencé à se demander quelles banques centrales, le cas échéant, relèveraient ses taux directeurs cette année. À cet effet, les banques centrales devront soigneusement examiner l’incidence sur l’inflation et l’activité économique de tout changement apporté aux taux directeurs.

  • Le taux cible du financement à un jour de la Banque du Canada s’établit actuellement à 2,25 %.
  • Le conseil de la Réserve fédérale américaine a maintenu ses taux directeurs dans la fourchette de 3,50 à 3,75 %.
  • La Banque centrale européenne a maintenu ses taux directeurs inchangés.
  • La Banque d’Angleterre a maintenu son taux à 3,75 %.
  • La Banque du Japon a maintenu son taux directeur à 0,75 %.
  • La Banque populaire de Chine a maintenu ses taux préférentiels pour les prêts aux niveaux les plus bas jamais enregistrés.

Source: Bloomberg Finance L.P.

Comment l’économie canadienne se porte-t-elle?

L’économie canadienne s’est contractée au cours du premier trimestre de 2026 en réponse à une baisse des stocks des entreprises. Malgré tout, les dépenses de consommation et les exportations ont repris au cours du trimestre. Le premier ministre canadien, Mark Carney, a poursuivi ses efforts pour diversifier les relations commerciales en signant plusieurs accords avec l’Inde, dans l’espoir que les deux pays puissent conclure un accord de libre-échange d’ici la fin de l’année. De plus, les dépenses de consommation ont été solides au début de 2026.

  • L’économie canadienne s’est contractée de 0,6 %, en rythme annualisé, au cours du quatrième trimestre de 2025.
  • La baisse s’est produite dans un contexte de forte diminution des stocks des entreprises.
  • Les exportations ont augmenté au cours du trimestre malgré les perturbations commerciales avec les États-Unis.
  • Le taux de chômage au Canada s’est chiffré à 6,7 % en février, en légère baisse par rapport à 6,8 % à la fin du trimestre précédent.
  • Le taux d’inflation au Canada était de 1,8 % en février, juste en dessous de la cible de 2 % de la Banque du Canada.
  • Les actions canadiennes ont augmenté au cours du trimestre. Les secteurs de l’énergie et matériaux ont été les moins performants, tandis que le secteur de la technologie et l’information a enregistré le rendement le plus bas.
  • Le taux de l’obligation du gouvernement du Canada à 10 ans a grimpé et terminé le trimestre à 3,47 %. D’ailleurs, les obligations canadiennes continuent d’offrir des revenus relativement intéressants aux investisseurs et investisseuses.

Source: Bloomberg Finance L.P.

À quoi peut-on s’attendre?

Facteur Perspectives

Pressions inflationnistes à l’échelle mondiale

Les pressions inflationnistes devraient s’intensifier en raison de la flambée des prix de l’énergie causée par le conflit au Moyen-Orient. Les prix du pétrole pourraient grimper davantage si le détroit d’Ormuz demeure fermé pendant une période prolongée.

Taux directeur au Canada

Lors de sa deuxième rencontre du trimestre, la Banque du Canada a indiqué que les tensions au Moyen-Orient ont assombri ses perspectives, ce qui pourrait justifier une modification à la hausse ou à la baisse de son taux directeur. Tout dépendra de l’évolution de l’inflation et de l’activité économique.

Dépenses de consommation au Canada

Les consommateurs et consommatrices ont démontré leur résilience au début de 2026, comme en témoignent les solides ventes au détail. Toutefois, les dépenses pourraient diminuer en raison d’un ralentissement du marché du travail et de la hausse des prix de l’énergie, qui risquent de réduire le revenu disponible des ménages.

ACEUM

Les discussions sur l’ACEUM devraient s’intensifier au cours du deuxième trimestre de 2026. Le président Trump a exprimé sa volonté d’annuler l’accord, mais tous les pays négocient dans l’espoir de parvenir à une entente restructurée. Une prolongation officielle ou un nouvel accord avec les États-Unis pourrait contribuer à réduire une partie de l’incertitude concernant l’économie canadienne.

Diminution de l’objectif de croissance en Chine

Le gouvernement chinois vise une croissance économique plus lente cette année en raison des tensions commerciales et de la faiblesse de la demande intérieure et du marché immobilier. Une hausse de l’inflation pourrait modérer la demande mondiale et exercer une pression supplémentaire sur l’économie chinoise qui dépend fortement des exportations. Le gouvernement vise une croissance de 4,5 % à 5,0 % cette année, contre 5,0 % l’année dernière.

Prix du pétrole

Les prix du pétrole ont fortement augmenté au cours du premier trimestre et cette dynamique pourrait se poursuivre dans les mois à venir. Ils ont d’ailleurs atteint leur niveau le plus élevé depuis 2022. Par conséquent, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a libéré des réserves stratégiques, tandis que plusieurs pays se sont engagés à stabiliser le marché dans le but de limiter la hausse des prix.

* Ce webinaire n'est pas généré par la Sun Life ni par les conseillers de la Sun Life. Les opinions exprimées dans ce webinaire sont celles du présentateur seulement. Le webinaire ne fournit que des renseignements généraux. Il n'a pas pour but de fournir des conseils individuels sur quelque question que ce soit, y compris, mais sans s'y limiter, sur des questions de succession, de placement, de finance, de droit, de comptabilité ou de fiscalité. Avant d'agir sur la base des informations fournies dans le webinaire, veuillez consulter un professionnel qualifié afin de procéder à un bilan approfondi de votre situation spécifique.

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