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Vie financière

17 novembre 2016

6 conseils pour repartir en affaires après un échec

Lorsqu’un premier projet d’affaires se solde par un échec, difficile de retrouver la confiance nécessaire pour se remettre en selle… Voici six conseils pour y parvenir.

1. Rebâtir sa crédibilité

Pour rebâtir sa crédibilité, en particulier auprès des prêteurs, rien de mieux que de présenter un solide plan d’affaires, incluant toutes les études de faisabilité nécessaires. «Affirmer qu’on sait où l’on s’en va et négliger le plan d’affaires ne nous aidera pas à redorer notre image, loin de là!», indique Nathalie Jacques, planificatrice financière.

Une bonne idée peut aussi être de suivre une formation en entrepreneuriat. «On y apprendra notamment comment démarrer une petite entreprise, ainsi que toutes les connaissances de base sur le modèle d’affaires, l’analyse de marché, le plan marketing, les prévisions financières sur trois ans, etc.», conseille Jean-Benoit Aubé, directeur des partenariats privés au SAJE accompagnateur d’entrepreneurs.

2. Se renseigner sur ceux qui ont réussi

La plupart des hommes et femmes d’affaires prospères ont d’abord connu des échecs. Connaître leur histoire peut nous aider à retrouver confiance en nous. Les biographies ne manquent pas sur le sujet – par exemple celle de Steve Jobs, qui a d’ailleurs été évincé de sa propre compagnie, Apple, en 1985 – et peuvent être inspirantes.

M. Aubé recommande de développer un réseau avec d’autres gens d’affaires qui ont de l’expérience. «On choisit de vrais entrepreneurs, pas des gérants d’estrade! Il est essentiel que ce soient des gens qui sont déjà passés par là et qui savent de quoi ils parlent.»

3. Savoir s’entourer

On peut être tenté de tout faire seul afin de limiter les dépenses. Même s’il est possible de s’occuper de certaines tâches soi-même, il est toutefois préférable de faire appel à des professionnels dans certains domaines. Comptables, avocats et spécialistes du marketing, de la mise en marché ou du commerce en ligne sont autant de personnes clés qui peuvent nous aider, mais également démontrer à un éventuel investisseur le sérieux de notre démarche. M. Aubé recommande aussi de songer à constituer un comité d’experts bénévoles. «Ce n’est pas un conseil d’administration, mais plutôt un comité consultatif qui aide à la prise de décisions», explique-t-il.

4. Faire un bilan de ses erreurs

Repartir du bon pied nécessite de faire un bilan de ses erreurs et d’en tirer des leçons. Par exemple, il arrive fréquemment que les débutants en affaires mettent toute leur énergie à bâtir le produit parfait sans consulter des clients potentiels. «Ensuite, ils ont beaucoup de difficulté à vendre un produit qui ne répond pas aux besoins des clients», explique M. Aubé.

Nathalie Jacques mentionne qu’un entrepreneur inexpérimenté peut aussi se laisser dépasser par les tâches administratives et ne pas avoir le temps nécessaire pour faire du développement d’affaires. «Si on n’a pas d’activités lucratives, l’entreprise ne peut évidemment pas survivre.»

En termes d’investissement, un débutant peut engloutir la totalité de ses économies dans le démarrage de son projet, et aller cogner à la porte des prêteurs lorsqu’il est sur la paille. «Or, la banque est susceptible de nous prêter davantage d’argent si on détient déjà des sommes permettant de faire un effet de levier. Il est préférable de faire son montage financier dès le départ», précise M. Aubé.

5. Ne pas brûler les étapes

Pour réussir en affaire, il ne faut pas brûler les étapes. La première consiste à se demander avec toute l’honnêteté possible si notre projet nous convient vraiment et si l’on a les compétences et le savoir-être requis pour le mener à bien. «J’ai connu une bibliothécaire qui a acheté un terrain de camping avec un petit héritage. Cela a été un échec, car elle n’était pas à l’aise d'être en contact avec la clientèle», cite Nathalie Jacques en exemple.

Ensuite, il faut vérifier qu’il existe bel et bien des clients potentiels pour notre produit. Attention à la pensée magique du type : mon produit est génial, c’est certain que ça va se vendre! À cet égard, faire une campagne de sociofinancement de prévente va fournir de précieuses informations. «Si beaucoup de gens sont prêts à acheter un produit, cela signifie qu’il y a un marché», dit M. Aubé.

Ensuite, on doit trouver les ressources nécessaires : repérer les fournisseurs, les distributeurs, un local, les ressources financières, etc. Rappelez-vous : le plan d’affaires constitue la colonne vertébrale de toute cette démarche et devrait être bâti dès le départ.

6. Qui peut nous aider?

De nombreux organismes peuvent nous prêter main-forte dans un démarrage ou redémarrage d’entreprise : par exemple, le Réseau des SADC et CAE, SAJE accompagnateur d’entrepreneurs, la Fondation de l’entrepreneurship, PME MTL, Futurpreneur, etc. Plusieurs universités ont aussi des centres d’entrepreneuriat. Internet est également une précieuse source d’information : Info entrepreneurs, Banque de développement du Canada, Réseau Entreprises Canada, Entreprises Québec.

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