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Auto et maison

Simplement brillant
28 mars 2017

Épargne : objectif maison!

Geneviève, une chef de famille monoparentale de 37 ans, souhaite devenir propriétaire. Elle épargne donc en conséquence, et son exemple pourra peut-être vous inspirer!

Geneviève, une chef de famille monoparentale de 37 ans – elle a une fille de 12 ans – veut s'acheter une propriété. Travailleuse autonome depuis 2011, elle redouble désormais d’effort pour se constituer une épargne suffisante pour atteindre son objectif. Certaines de ses habitudes pourraient vous inspirer!

Geneviève n'a pratiquement pas de dettes. Elle habite depuis quelques années chez ses parents, en attendant d’acheter la maison qu'elle convoite, évaluée à 169 000 $. « Je serai seule à assumer les frais associés à l’achat de la maison et à rembourser mon prêt hypothécaire, c'est donc une décision importante », dit-elle.

Les grandes lignes

  • Revenu annuel brut avant dépenses (2015) : 34 000 $
  • Dépenses annuelles d’entreprise : 4 000 $
  • CELI : 7 800 $
  • Compte d’épargne : 2 150 $

Un modèle de planification d’épargne

Geneviève est convaincue de l'importance d'épargner, et, pour elle, c'est devenu une habitude! Chaque semaine, elle transfère automatiquement 50 $ dans son CELI et 25 $ dans son compte d’épargne. « Je mets aussi ma monnaie et mes billets de 5 $ dans une tirelire pour me forcer à économiser davantage », explique-t-elle.

De plus, depuis peu, elle verse 10 $ par semaine dans un REER : sur une base annuelle, cela représente donc 520 $ de plus, et elle pourrait ainsi envisager de se prévaloir du Régime d’accession à la propriété (RAP) au moment de l’achat en question. « Je ne comprends pas encore bien ce que ça implique, avoue-t-elle. Et certains de mes proches me disent qu'un CELI est plus profitable qu'un REER. Je vais donc demander conseil là-dessus. ».

Un budget modeste

Pour le moment, ses dépenses ne sont pas très élevées. Elle bénéficie en effet d’un « tout inclus » chez ses parents pour un loyer mensuel de 500 $. Elle ne boit pas d’alcool… mais elle fume – « C'est une dépense budgétée! Et j'espère arrêter bientôt… » dit-elle. « Je pourrais aussi sûrement économiser en allant moins souvent chez la coiffeuse », ajoute-t-elle en riant. Par ailleurs, son statut de travailleuse autonome l’oblige à assumer elle-même le coût des journées non travaillées : « Alors, s'il le faut, je suis prête à mettre une croix sur mes prochaines vacances pour avoir une plus grande marge de manœuvre. »

Quand on l'interroge sur ses habitudes de magasinage (les achats impulsifs sont souvent l’un des principaux freins à l’épargne!), Geneviève ne se défile pas. « J’aime beaucoup acheter des vêtements, pour moi mais aussi pour ma fille. J'utilise parfois ma carte de crédit pour des dépenses plus ou moins nécessaires, mais je rembourse toujours le solde en entier quand je reçois mon compte », précise-t-elle.

Un plan d'action en trois points

« Je crois que Geneviève pourra acheter sa maison en septembre 2016 », affirme Maud Salomon, représentante de courtier en épargne collective chez Mica Capital. Mme Salomon lui a d'ailleurs proposé un plan d’action en trois points.

  1. Obtenir un prêt REER de 2 500 $ d’une durée de un an, au taux de 3,50 %. Geneviève aura donc un remboursement de 212 $ à faire chaque mois, mais cela correspondra grosso modo à son versement actuel hebdomadaire au CELI de 50 $.
  2. Transférer 1 500 $ du CELI au REER.
  3. Transférer dans son CELI la somme qui est actuellement dans son compte d’épargne.

« Le remboursement d’impôt associé aux cotisations REER sera d’environ 1 280 $ et devra être versé dans son CELI », explique Mme Salomon.

Geneviève a ainsi calculé, avec la conseillère consultée que, au moment d'acheter sa maison, elle disposera d’environ 14 700 $ en liquidités, dont 4 000 $ qui viendront de son REER, puisqu'elle profitera du RAP. Or, l'ensemble des frais estimés liés à l’achat de la maison, si l'on inclut la mise de fonds minimale requise de 5 %, totaliseront 12 250 $.

Une fois devenue propriétaire...

Donc, quand Geneviève achètera sa maison, il lui restera environ 2 500 $ : c'est important, parce que l’achat d’une maison entraîne souvent des dépenses imprévues. Fidèle à son habitude, elle devra être disciplinée. C’est le CELI qui lui servira de coussin financier en cas de besoin.

Pour les 12 prochains mois, Geneviève devra rembourser son emprunt REER au lieu de verser la somme habituelle dans son CELI. À partir de 2019, elle devra aussi rembourser la somme empruntée à son REER dans le cadre du RAP, à raison d’environ 267 $ par année, pendant 15 ans.

Mais Geneviève pense qu'avec un peu de gymnastique financière et en continuant d'être disciplinée, elle pourra maintenir certaines de ses habitudes d’épargne actuelles après l’achat de sa maison : « Dans mon budget, l'épargne, ce n'est pas un poste facultatif! », dit-elle. Pour faire croître son pécule, Maud Salomon lui suggère de maximiser ses contributions REER, et de verser autant que possible dans son CELI le remboursement d’impôt annuel auquel elle aura ainsi droit.

Enfin, pour ce qui est des 25 $ que Geneviève a l'habitude de déposer chaque semaine dans son compte d'épargne, Mme Salomon recommande d'investir plutôt cette somme dans un régime enregistré d'épargne-études (REEE) pour sa fille. En effet, on l'oublie parfois, mais le REEE  donne droit à différentes subventions gouvernementales; dans le cas de Geneviève, explique Maud Salomon, « cette somme de 1 300 $ par année lui permettra de toucher près de 30 % en subventions gouvernementales », ce qui n'est pas négligeable.

Il est aussi bon de savoir que l'assurance hypothèque permet protéger votre prêt hypothécaire et les finances de votre famille en cas de décès ou de maladie grave.

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