Voici cinq règles à suivre pour bâtir un fonds d’urgence qui vous assurera une tranquillité d’esprit bien méritée.

1. Montez un budget

Quand vos revenus augmentent, le premier réflexe est souvent d’en profiter pour vous gâter. Or, c’est plutôt le moment parfait pour réévaluer votre budget et revoir votre plan d’épargne.

L’objectif n’est pas de vous restreindre maladivement, mais plutôt d’avoir l’heure juste, de repérer les fuites et de savoir quand vous pouvez vous permettre de petits écarts. Fixez-vous des cibles réalistes et atteignables à court terme pour ensuite viser plus loin.

2. Surveillez votre dossier de crédit

Réfléchissez bien avant d’accepter les augmentations de limites de crédit que vous offrent vos institutions financières. Idéalement, vous devriez conserver une limite égale à votre salaire mensuel net. Au moment d’effectuer vos paiements de cartes de crédit, priorisez ceux des prêts à haut taux d’intérêt. Si vous avez plusieurs comptes à rembourser, sachez qu’un prêt de consolidation pourrait faciliter la gestion de vos dettes.

3. Passez aux choses sérieuses

Lorsque votre situation financière est en bonne santé, c’est le moment de commencer à bâtir votre fonds d’urgence. Celui-ci devrait représenter 3 mois de salaire net. En cas de perte d’emploi, cela devrait vous donner la marge de manœuvre nécessaire pour vous remettre sur pied. Pour ce faire, il est préférable de planifier un virement automatique. En mettant de côté 10 % de votre paie mensuelle, vous devriez atteindre votre objectif en 2 ans et demi, tout au plus.

4. Faites des placements judicieux

Votre fonds d’urgence ne devrait pas être placé dans votre compte-chèques. Pour bâtir votre coussin, il est préférable d’opter pour un CELI afin que vos gains et revenus de placement restent à l’abri de l’impôt. Ce type de compte est flexible : il permet de retirer facilement en cas de pépins, mais prévient toutefois les dépenses plus impulsives. On suggère un CELI à faible risque pour le fonds d’urgence, tandis qu’un CELI plus risqué peut servir à amasser une somme pour un projet à plus long terme.

5. Demandez conseil à un professionnel

En fonction de votre situation et de vos considérations fiscales, votre conseiller financier pourrait vous aider à établir un plan optimal entre vos objectifs à court et long terme. Par exemple, investir dans votre REER pourrait vous offrir un crédit d’impôt à déposer ensuite dans votre CELI. Vous pourriez également étudier la possibilité d’emprunter à votre REER pour financer une mise de fonds ou un retour aux études. Il faut considérer chaque situation et chaque objectif pour planifier efficacement. 

Rappelez-vous que la formule magique n’existe pas. La recette ne requiert que deux ingrédients : la discipline et l’organisation. Et avec un fonds d’urgence en poche, vous serez à même de faire face à toute éventualité!