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Épargne et retraite

31 janvier 2017

Le REER fête ses 60 ans : bilan

Le vénérable régime enregistré d'épargne-retraite (REER) fête ses 60 ans en 2017. Comme tout sexagénaire, le REER a ses forces et ses faiblesses.

Joyeux anniversaire, REER!

Mis en place en 1957 (avant même le Régime de pensions du Canada), les régimes enregistrés d'épargne-retraite (REER) ont été conçus pour permettre aux Canadiens qui n'ont pas de régime de retraite à prestations déterminées d'épargner en vue de la retraite; ils ont le même rôle aujourd'hui. À l'origine, les contribuables pouvaient verser dans un REER des cotisations allant jusqu'à 2 500 $ ou 10 % de leur revenu annuel, selon le montant le moins élevé des deux.

Actuellement, on peut y verser jusqu'à 18 % de son revenu gagné de l'année précédente, jusqu'à un maximum de 25 370 $ pour 2016 et de 26 010 $ pour 2017. (Si l'on participe à un régime de retraite d'employeur, le plafond de cotisation à un REER est réduit.) Depuis 1991, on peut reporter les droits de cotisation inutilisés à des années d'imposition ultérieures.

En 1968, la première année pour laquelle des données sur le nombre de cotisants sont disponibles, seulement 172 000 personnes, soit 1 contribuable sur 50, ont déclaré cotiser. En 2014, l'année la plus récente pour laquelle la donnée est disponible, Statistique Canada déclare qu'environ 5,9 millions de Canadiens, soit 1 contribuable sur 4, ont cotisé à un REER.

Comme l'indique le nom du régime, l'épargne destinée à la retraite est la motivation la plus importante derrière les cotisations annuelles à un REER.Il y a aussi l'avantage immédiat d'une déduction d'impôt et potentiellement d'un remboursement d'impôt pour certains Canadiens. Mais en fait, l'impôt n'est que reporté jusqu'au moment du retrait de l'argent. Les REER ont été conçus dans l'idée que les fonds seraient retirés au moment de la retraite, lorsque les taux d'imposition sur le revenu du particulier seraient plus bas.

Comme pour tous les régimes d'épargne, ce que l'on verse dans un REER doit être adapté à sa situation personnelle et la stratégie doit être modulée en fonction de ses besoins individuels ou familiaux ou des besoins de son entreprise, explique Patrick Fitzgerald1, conseiller de la Financière Sun Life.

En plus de sa stratégie d'épargne, l'épargnant devra aussi régler plusieurs autres questions financières – comme la question de la réduction de la dette, de la gestion des flux de trésorerie et de la création d'un fonds d'urgence.

Les REER ne sont qu'une partie du tableau

«Il pourrait y avoir beaucoup d'autres produits dans lesquels on peut verser en priorité ses cotisations, en plus du REER. Lorsqu'on prépare son plan financier, il faut s'assurer que l'on répond à tous ces besoins en plus d'appliquer sa stratégie sur le REER», dit M. Fitzgerald.

Prenons l'exemple d'un couple dont les deux conjoints cotisent à un régime de retraite à prestations déterminées. Puisqu'ils connaissent le montant du revenu qu'ils toucheront au moment de leur retraite, ils devront examiner s'il est avantageux pour eux d'avoir aussi un REER. Les propriétaires d'entreprise ayant une société exploitante ou une société de portefeuille préféreront peut-être constituer leur patrimoine dans leur société plutôt que de cotiser à un REER, poursuit M. Fitzgerald.

Si vous commencez votre carrière et espérez un jour occuper un poste de gestionnaire ou de dirigeant dont le revenu pourrait augmenter de 50 à 100 % par rapport à votre revenu actuel, vous serez peut-être tenté de faire croître vos droits de cotisation REER pendant un moment. Mais cela signifie que vous vous vous privez d'années de croissance à l'abri de l'impôt en ce qui touche votre épargne. Vous pouvez plutôt commencer à verser des cotisations dès maintenant, mais reporter la déduction pour vous en servir lorsque vos économies d'impôt seront plus grandes. Vous pouvez utiliser l'Annexe 7 pour informer l'Agence du revenu du Canada (ARC) du fait que vous avez versé une cotisation, mais que vous avez choisi de ne pas vous prévaloir de la déduction pour l'année d'imposition en question. Cela permet à l'ARC de faire un suivi rigoureux de vos droits de cotisation inutilisés et de reporter le montant de la déduction.

«Il est important de travailler avec un conseiller pour faire ces calculs, explique Chris Poole2, conseiller de la Financière Sun Life.»

Les gens jumellent souvent leur épargne REER avec un compte d'épargne libre d'impôt (CELI), qui leur permet d'utiliser leur argent après impôt afin de constituer leur patrimoine sans payer d'impôt lorsqu'ils font des retraits.

«C'est fantastique de voir que les REER sont toujours là 60 ans plus tard, s'exclame M. Poole. Cela dit, ce régime n'est qu'une pièce du casse-tête qui permet aux gens d'épargner pour atteindre les objectifs qu'ils se sont fixés. Il est toujours important d'y réfléchir au cas par cas et d'en parler à son conseiller.»

1 Patrick Fitzgerald,B.A., CFP,® RHU, Lifelong Financial Solutions, Inc., conseiller Financière Sun Life

2 Chris Poole,B. Gest., CLU,® CWP Financial Services Inc., conseiller Financière Sun Life

Les fonds communs de placement sont offerts par Placements Financière Sun Life (Canada) inc.

La Sun Life du Canada, compagnie d'assurance-vie est membre du groupe Financière Sun Life.

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