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Payer vos dettes ou épargner pour votre retraite, quoi prioriser?
Vaut-il mieux payer ses dettes ou épargner pour la retraite? C’est un dilemme auquel bien des gens au pays font face. Faisons la lumière sur cette question cruciale.
C’est une question difficile, mais importante, car payer ses dettes et épargner pour la retraite sont deux gestes qui contribuent au mieux-être financier. Selon un rapport récent (en anglais) :
- Près de 3 Canadiens sur 5 (59 %) âgés de 35 à 54 ans affirment que payer ses dettes est synonyme de mieux-être financier. C’est 55 % à l’échelle du pays.
- Plus des deux tiers (68 %) des Canadiens de 55 ans et plus, et 61 % de ceux âgés de 35 à 54 ans définissent leur mieux-être financier ainsi : une retraite confortable.
Prenons pour exemple Chantal Pelletier, 50 ans, qui a deux adolescentes, un gros prêt hypothécaire et quelques dépenses de consommation (indice : un voyage en Europe sur sa carte de crédit!). Derrière cet écran de dettes se cache aussi une retraite à venir.
« J’aime mon travail. Je n’ai pas encore envisagé le jour où je quitterai mon emploi. Mais je dois quand même préparer mes arrières. Je ne veux pas être dans l’obligation de travailler uniquement parce que j’ai mal planifié financièrement ma retraite. Je veux avoir la liberté de m’arrêter au moment de mon choix », dit cette professionnelle.
Quand elle scrute ses finances personnelles, elle ne sait pas toujours quoi prioriser. « Mon hypothèque constitue, de loin, ma dette la plus importante. Elle me coûte des milliers de dollars d’intérêt par année », témoigne-t-elle. D’un autre côté, elle ne veut pas consacrer l’entièreté de ses économies au paiement de sa maison. « La retraite approche à grands pas. Ne devrais-je pas plutôt cotiser au maximum à mon REER et à mes CELI? », se questionne-t-elle.
Rembourser ses dettes ou épargner pour la retraite : comment choisir?
Le véritable enjeu n’est pas de choisir entre le remboursement des dettes et l’épargne-retraite. C’est de trouver un équilibre entre les deux, car toutes les dettes n’ont pas le même poids. Il est important de bien les gérer dans le but de profiter, plus tard, d’une retraite confortable. Les deux sont indissociables.
Par exemple, Chantal Pelletier aimerait vivre dans une maison entièrement payée. « Imagine l’argent que je conserverais dans mes poches si je n’avais pas à faire de versements hypothécaires », dit-elle. Dans son cas, c’est un montant de presque 2 000 $ par mois qui serait libéré. Mais la véritable question à poser est : est-ce vraiment urgent d’accélérer le remboursement de cette dette?
Quelle dette rembourser en premier?
C’est tout à fait normal d’avoir des dettes. L’endettement couvre de nombreux besoins de base dont :
- Celui de se loger (prêt hypothécaire)
- De payer ses études (prêt étudiant)
- De se déplacer (prêt automobile)
Attention cependant à ne pas vous étouffer avec vos dettes. Si vous rencontrez des difficultés à les réduire, vous pouvez étudier la possibilité de consolider vos dettes.
La règle du pouce stipule qu’il faut toujours rembourser en priorité les dettes affichant un taux élevé d’intérêt. Ce sont habituellement les dettes des cartes de crédit, dont les taux d’intérêt avoisinent les 20 %. Ne pas les acquitter vous coûtera extrêmement cher en frais d’intérêt. Vous décidez par exemple de rembourser seulement le minimum requis (3,5 %) sur une dette de carte de crédit de 5 000 $. Vous payerez alors des frais d’intérêt de 3 992,03 $ sur une période de 187 mois, soit 15,6 années.
Pour les autres dettes, la priorisation de leur remboursement plus ou moins rapide dépend de leur taux d’intérêt. Le prêt hypothécaire de Chantal Pelletier, contracté il y a quatre ans, n’est que de 4 %. En maximisant son REER et ses CELI, elle peut probablement aller chercher, à moyen et long terme, un rendement supérieur à 4 % sur ses placements. Ce rendement sera également à l’abri de l’impôt. Il profitera de la magie des intérêts composés, qui sont les rendements faits sur les intérêts passés. Dans sa situation, Chantal a davantage intérêt à cotiser en vue de la retraite, dans des comptes enregistrés. Ce sera préférable au fait d’accélérer le paiement de son prêt hypothécaire.
Pourquoi établir un budget?
Ah le budget! C’est un peu ennuyant de le répéter, mais cet outil permet de dresser le portrait réel de vos finances. En calculant vos dépenses en les comparant à vos revenus, vous pouvez déterminer votre capacité d’épargne. Si vous dégagez un surplus de 2 000 $ par mois, hourra! Vous avez une marge de manœuvre pour payer vos dettes ou pour épargner.
Avec cet argent disponible, vous devez établir les dettes à rembourser en priorité. Si vous en avez peu, c’est le moment de considérer let accéléré de votre hypothèque? En payant davantage que le montant minimum, vous réduisez les intérêts et les années à payer. Une bonne affaire, car l’idéal à la retraite est de ne plus avoir d’hypothèque sur les bras. Mais avec les hausses des prix dans l’immobilier, conjuguer retraite et prêt hypothécaire est de plus en plus fréquent.
Par la suite, vous devez faire fructifier votre argent encore disponible en vue de votre retraite. Vous pouvez le faire en cotisant dans :
- Un Régime enregistré d’épargne-retraite (REER),
- Un compte d’épargne libre d’impôt (CELI), ou alors
- Dans votre régime de retraite collectif.
L’idéal, c’est de commencer par vous poser ces deux questions : « À combien s’élèvent mes revenus? » et « Où va mon argent? »
Utilisez notre calculateur de budget pour vous aider à trouver les réponses
Un conseiller ou une conseillère Sun Life pourra vous orienter dans la bonne direction.
Cet article ne vise qu’à fournir des renseignements d’ordre général. La Sun Life du Canada, compagnie d’assurance-vie n’offre pas de conseils juridiques, comptables ou fiscaux ni d’autres conseils professionnels. Au besoin, veuillez consulter un professionnel spécialisé qui fera un examen approfondi de votre situation juridique, comptable et fiscale.