Les fonds équilibrés représentent environ 43 % de l’actif total des fonds communs de placement2, ce qui en fait le type de fonds commun de placement le plus populaire au Canada. Ils combinent les actions et les obligations au sein d’un fonds unique, ce qui peut offrir un point d’entrée plus simple aux épargnants et épargnantes qui recherchent à la fois la croissance et le potentiel de stabilité.
Comment investir dans des fonds communs de placement
Au Canada, les fonds communs de placement sont l’une des façons les plus courantes d’investir. Apprenez comment ils fonctionnent, comment en choisir un et comment vous lancer en toute confiance.
Au Canada, les fonds communs de placement sont l’une des options de placement les plus pour des objectifs à long terme comme la retraite, l’achat ou la rénovation d’une maison, ou les études d’un enfant. Environ 4,9 millions de ménages au pays investissent dans des fonds communs de placement1.
Pour vous lancer, vous avez deux décisions clés à prendre : sélectionner un fonds et choisir le bon compte. Le choix du compte – qu’il soit enregistré ou non enregistré – importe autant que le choix du fonds lui-même. Cet article explique ce que sont les fonds communs de placement, comment en choisir un qui convient à vos objectifs et comment choisir le bon compte dans lequel le détenir.
Points importants à retenir
- Un fonds commun de placement met en commun votre argent et celui d’autres investisseurs et le place dans une combinaison d’actions, d’obligations et d’autres titres.
- Le bon fonds dépend de vos objectifs, de votre horizon de placement et de votre tolérance au risque. Le compte dans lequel vous le détenez (qu’il soit enregistré ou non enregistré) peut être tout aussi important que le fonds choisi.
- En comprenant ce que vous achetez et ce qu’il vous en coûte, en particulier le ratio des frais de gestion (RFG), vous serez plus à même de faire un choix éclairé qui convient à vos objectifs.
Qu’est-ce qu’un fonds commun de placement ?
Un fonds commun de placement vous permet de mettre votre argent en commun avec celui de nombreux autres épargnants partageant les mêmes objectifs de placement. L’argent est investi dans une combinaison d’actions, d’obligations ou d’autres placements, tout dépendant de la stratégie du fonds. Votre part des gains ou des pertes du fonds dépend des sommes que vous avez investies.
Les fonds communs de placement sont gérés soit activement, soit passivement. Dans un fonds géré activement, une équipe de gestionnaires professionnels prend les décisions de placement, de sorte que vous n’avez pas à gérer les placements vous-même. Un fonds géré passivement suit un indice de référence tel qu’un indice de marché. Au lieu de prendre des décisions activement, il vise à dégager un rendement semblable à celui de l’indice. En investissant dans un fonds commun de placement, vous achetez donc des parts du fonds. Vous ne détenez pas directement les actions ou les obligations sous-jacentes.
En quoi cela diffère-t-il de l’achat d’actions individuelles ?
Lorsque vous achetez une action directement, vous possédez un intérêt dans la société qui l’a émise. Les actions individuelles ne comportent pas de frais de gestion, mais vous devez faire toute la recherche et assumer tous les risques : si la valeur de la société chute, celle de votre placement aussi.
En revanche, un fonds commun de placement met en commun l’argent de nombreux investisseurs pour acheter divers titres. Ils comportent des frais, parce qu’ils offrent deux grands avantages que les actions individuelles n’offrent pas :
- Gestion professionnelle : Cela comprend la recherche, la sélection et le suivi des actifs sous-jacents.
- Diversification intégrée : L’argent est réparti entre une vaste gamme de placements. Cela réduit le risque lorsqu’un placement particulier enregistre un mauvais rendement.
Quels sont les principaux types de fonds communs de placement au Canada ?
Il existe différents types de fonds communs de placement au Canada, chacun possédant son propre objectif et niveau de risque :
- Les fonds d’actions investissent dans des actions. Ils visent la croissance à long terme, mais peuvent connaître des hausses et des baisses à court terme.
- Les fonds de titres à revenu fixe investissent dans des obligations et d’autres placements portant intérêt. Ils visent à procurer des rendements stables et un revenu régulier.
- Les fonds équilibrés combinent les actions et les obligations. Ils constituent un bon point de départ pour les épargnants et épargnantes qui recherchent la diversification au sein d’un même fonds.
- Les fonds du marché monétaire investissent dans des titres à court terme et peu risqués. Ils visent la préservation du capital.
Les fonds communs de placement sont souvent classés en fonction du résultat souhaité – croissance, revenu ou une combinaison des deux – plutôt que par type. Ces deux visions peuvent vous aider à différents moments lorsque vous lisez la description d’un fonds ou son aperçu. La vision basée sur les résultats vous aide à choisir un fonds qui correspond à vos objectifs. La vision basée sur le type vous aide à comprendre le genre de placements que détient un fonds. Toutes deux peuvent faciliter le choix du fonds qui vous convient.
Quel est le type de fonds le plus courant au Canada ?
Qu’est-ce qui distingue la gestion active de la gestion passive ?
La principale différence entre un fonds à gestion active et un fonds à gestion passive est la façon dont les placements sont gérés au sein du fonds.
- Gestion active : Une équipe de professionnels analyse les placements, gère le risque et prend les décisions en vue d’atteindre les objectifs du fonds. Les frais de gestion tiennent compte du coût de la recherche, de l’analyse et de la prise des décisions courantes.
- Gestion passive : Le fonds suit un indice de marché sans chercher à le surclasser. De ce fait, il comporte habituellement des frais de gestion moins élevés.
Cela vaut-il la peine de détenir à la fois des fonds à gestion active et des fonds à gestion passive ?
Cela peut valoir la peine quand différentes composantes de votre portefeuille tirent profit de différentes approches.
Par exemple, quelqu’un qui investit dans son compte d’épargne libre d’impôt (CELI) pourrait détenir un fonds indiciel canadien à gestion passive pour obtenir une exposition au marché boursier canadien. Les fonds à gestion passive dégagent généralement de bons rendements sur les marchés très suivis et largement étudiés, où des frais moins élevés importent davantage que la sélection de titres gagnants.
Sur les marchés internationaux, où la recherche et la sélection effectuées par une équipe de professionnels peuvent ajouter davantage de valeur, la même personne pourrait choisir un fonds d’actions mondiales à gestion active.
N’oubliez pas qu’une autre personne ayant des objectifs différents pourrait choisir une combinaison différente de fonds à gestion active ou passive. La combinaison idéale dépend de vos objectifs, de votre tolérance au risque et du degré d’implication que vous voulez.
Devez-vous détenir vos fonds communs dans un compte enregistré (par exemple un REER, un CELI ou un CELIAPP) ou non enregistré ?
Une fois que vous avez choisi un fonds, vous devez décider dans quel compte vous allez le détenir.
Le choix du compte peut être aussi important que celui du fonds. Le traitement fiscal varie d’un compte à l’autre, et chacun est conçu en fonction d’un objectif particulier.
La décision se résume habituellement à deux questions :
- À quoi doit servir cet argent?
- Quand en aurez-vous besoin?
Voici un bref récapitulatif :
- Un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) est conçu pour la retraite. Les cotisations peuvent réduire votre revenu imposable de l’année et vos fonds fructifient à l’abri de l’impôt jusqu’à leur retrait.
- Un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) est souple. Vous pouvez l’utiliser à n’importe quelle fin. Les cotisations ne sont pas déductibles du revenu imposable, mais les gains réalisés et les retraits ne sont généralement pas imposables.
- Un compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP) est conçu pour aider les gens à épargner en vue de l’achat d’une première habitation admissible. Les cotisations sont déductibles du revenu imposable et les retraits admissibles ne sont pas imposables.
- Un compte non enregistré ne comporte aucun plafond de cotisation. Vous payez de l’impôt sur le revenu de placement gagné et sur tout profit réalisé lors de la vente de vos placements.
| Objectif | Moment où vous aurez besoin de votre argent | Comptes pouvant vous convenir |
|---|---|---|
| Retraite | Dans 5 ans ou plus | REER, CELI, compte non enregistré |
| Achat d’une première maison | Dans 1 à 15 ans | CELIAPP, CELI ou REER (dans le cadre du Régime d’accession à la propriété) |
| Dépense importante (voiture, mariage, rénovations) | Dans 1 à 15 ans | CELI, compte non enregistré |
| Épargne générale à long terme | Flexible | CELI, compte non enregistré |
| Épargner au-delà du plafond applicable aux régimes enregistrés | N’importe quand | Compte non enregistré |
Le compte qui convient à votre situation dépend de vos besoins et objectifs. Un conseiller ou une conseillère peut vous aider à prendre votre décision. Si vous n’en avez pas, n’hésitez pas à faire appel à l’équipe de conseillers et conseillères de la Sun Life.
Comprendre les frais liés aux fonds communs de placement
Comme la gestion et la diversification par des professionnels ont un coût, les fonds communs de placement prélèvent des frais qui réduisent le rendement de vos placements au fil du temps. Il peut s’agir de frais d’exploitation (comme le ratio des frais de gestion, ou RFG), de commissions de suivi et de frais de souscription.
Un conseiller ou une conseillère peut vous aider à passer en revue ces coûts et vous expliquer leur incidence sur vos objectifs de placement globaux. Vous trouverez aussi la ventilation détaillée de ces frais dans le document Aperçu du fonds. Il s’agit d’un résumé de deux pages en langage clair qui doit être produit pour chaque fonds commun de placement canadien et que votre conseiller ou conseillère doit vous remettre avant l’achat.
Par où commencer pour investir dans des fonds communs de placement ?
Voici comment vous lancer.
Étape 1 : Précisez votre objectif et votre horizon de placement. Comptez-vous prendre votre retraite dans 30 ans ? Acheter une maison dans 5 ans ? Payer les études de vos enfants dans 15 ans ? Votre réponse vous aidera à choisir un fonds et le compte dans lequel vous le détiendrez.
Étape 2 : Évaluez votre degré de tolérance au risque. En règle générale, les épargnants et épargnantes essaient de concilier leur bien-être émotionnel (tolérance au risque) et leur capacité financière à faire face aux pertes (capacité à assumer le risque).
Pour déterminer votre zone de confort, imaginez que votre placement de 1 000 $ chute à 900 $ en un mois. Comment réagissez-vous ?
- Vous paniquez (ou vous aurez bientôt besoin de cet argent) : Les fonds communs stables ou à faible risque pourraient mieux vous convenir. Même si vous avez les reins solides, un horizon court implique que vous ne pouvez vous permettre de perdre de l’argent.
- Cela vous inquiète, mais vous pouvez attendre : Vous pourriez opter pour des fonds communs équilibrés à risque modéré. Vous pouvez tolérer de légères fluctuations, car vous n’avez pas besoin de votre argent immédiatement.
- Cela ne vous fait rien et vous vous sentez en sécurité financièrement : Vous avez de nombreuses années devant vous et avez mis assez d’argent de côté. Vous vous sentez peut-être à l’aise de choisir des fonds communs plus risqués, car vous êtes assez solide émotionnellement et financièrement pour tolérer les hauts et les bas du marché.
Une fois que vous connaissez votre style de risque, deux vérifications de sécurité standard permettent de vous assurer que vos placements conviennent à votre situation :
- Bien connaître son client (BCC) : Profil (identité et objectifs) que chaque épargnant et épargnante doit remplir. Les conseillers et conseillères utilisent ce profil pour recommander des fonds. Si vous achetez vous-même en ligne, utilisez-le comme guide personnel.
- Bien connaître son produit (BCP) : Vérifiez les détails du fonds lui-même (comme les frais et les risques). Un conseiller ou une conseillère peut vous y aider, mais si vous êtes un investisseur autonome, vous pouvez aussi vous renseigner vous-même en lisant l’aperçu du fonds avant d’acheter.
Étape 3 : Choisissez le bon compte. Votre objectif et votre horizon de placement peuvent vous aider à déterminer s’il vaut mieux détenir le fonds dans un REER, un CELI, un CELIAPP ou un compte non enregistré. Relisez la section sur les comptes si vous avez besoin de vous rafraîchir la mémoire.
Étape 4 : Lisez l’aperçu du fonds. Ce document doit être produit pour chaque fonds commun de placement vendu au public au Canada. Il vous renseigne sur l’objectif, le niveau de risque, le RFG, le rendement passé et les principaux placements du fonds.
Vous remarquerez qu’un même nom de fonds peut être suivi de différentes lettres (A, F ou O par exemple). Ces « séries » ou « catégories » sont conçues pour offrir différents coûts et caractéristiques aux épargnants et épargnantes, ou différentes modalités de rémunération aux conseillers et conseillères qui les vendent.
Voici celles que vous êtes le plus susceptible de rencontrer :
- Série A – habituellement conçue pour les épargnants et épargnantes qui achètent par l’intermédiaire d’un conseiller ou d’une conseillère; le coût des conseils est intégré dans les frais liés au fonds.
- Série F – habituellement conçue pour les épargnants et épargnantes qui ont conclu une entente à honoraires avec leur conseiller ou conseillère; vous payez séparément votre conseiller ou conseillère pour obtenir des conseils.
- Série O – habituellement conçue pour les gros investisseurs ou les investisseurs institutionnels; ils comportent souvent une structure de frais différente.
Les lettres désignant les séries ne sont pas normalisées : la même lettre peut avoir une signification légèrement différente selon l’émetteur du fonds. Pour savoir à quoi correspond une série précise, le mieux est de consulter sa description dans l’aperçu du fonds ou de demander à votre conseiller ou conseillère de vous expliquer les différentes options.
En savoir plus : Les descriptions des séries de fonds communs de placement expliquées (site Web de Placements mondiaux Sun Life)
Étape 5 : Décidez comment vous voulez acheter. Vous pouvez investir dans des fonds communs de placement par l’intermédiaire d’un représentant de courtier, d’une succursale d’une institution financière ou d’une plateforme autogérée. Chaque canal donne accès à des fonds différents, mais non à la gamme complète. Les fonds communs de placement de la Sun Life sont vendus par de nombreuses entités, notamment par les conseillers et conseillères Sun Life.
Étape 6 : Établissez un prélèvement bancaire (PB) pour vos cotisations. Un PB transfère automatiquement de l’argent de votre compte chèques à votre compte de placement pour acheter des parts de fonds communs selon le calendrier que vous avez établi. Cela vous permet d’investir à intervalles réguliers et élimine la nécessité d’anticiper le marché.
Étape 7 : Examinez vos placements une fois par an ou après un changement de situation important. Vérifiez si vos placements correspondent toujours à vos objectifs. Les changements de situation importants (changement d’emploi, mariage, achat d’une maison, naissance d’un enfant, départ à la retraite, etc.) sont l’occasion idéale pour procéder à cet examen.
Les fonds communs de placement vous conviennent-ils ?
Il existe d’autres façons d’investir que les fonds communs de placement. Voici une manière rapide de déterminer s’ils répondent à vos besoins.
Les fonds communs de placement pourraient être une bonne option si :
- Vous aimez l’idée qu’une équipe de professionnels prenne les décisions de placement courantes pour vous.
- Vous voulez cotiser régulièrement et automatiquement, sans vous soucier d’anticiper le marché.
- Vous aimez qu’un conseiller ou une conseillère vous aide à faire vos choix.
- Vous investissez en vue d’objectifs à long terme et voulez le faire régulièrement sans trop réfléchir.
- Vous commencez par investir de petites sommes et recherchez une diversification intégrée.
Ils pourraient moins vous convenir si :
- Vous préférez choisir vos placements et gérer vous-même votre portefeuille.
- Vous voulez acheter et vendre durant une séance de bourse.
- Vous recherchez une exposition à une catégorie d’actif très précise qui n’est pas offerte sous forme de fonds.
- Vous préférez obtenir un rendement garanti, par exemple en achetant un certificat de placement garanti (CPG), plutôt que d’être exposé aux aléas du marché.
Foire aux questions
Cela dépend de vos objectifs de placement.
Objectifs à long terme (comme la retraite) : Beaucoup de gens conservent leurs fonds pendant 5 ans ou plus pour en exploiter le potentiel de croissance et atténuer les effets des fluctuations du marché.
Objectifs à court terme (1 à 3 ans) : Certaines personnes peuvent opter pour des fonds communs de placement plus prudents.
Besoin d’aide supplémentaire? Un conseiller ou une conseillère peut vous aider à évaluer votre horizon de placement, votre tolérance au risque et vos objectifs pour déterminer combien de temps vous devriez conserver un fonds commun de placement et quel fonds convient à votre portefeuille.
La plupart des fonds communs de placement sont des fonds à capital variable. Autrement dit, vous pouvez vendre vos parts en tout temps. N’oubliez toutefois pas qu’en vendant en période de baisse, vous risquez de subir une perte. Certains fonds peuvent aussi facturer des frais d’opération à court terme si vous vendez avant l’expiration d’un certain délai.
Une fois par an est une fréquence par défaut raisonnable. Vous voudrez peut-être aussi passer vos placements en revue après un changement de situation important, comme un changement d’emploi, un mariage, l’achat d’une maison, la naissance d’un enfant ou un départ à la retraite. Un conseiller ou une conseillère pourra vous aider à déterminer si des ajustements s’imposent.
Un conseiller ou une conseillère Sun Life peut vous aider
Depuis plus de 160 ans, la Sun Life aide ses Clients et Clientes à prendre des décisions comme celles-ci en connaissance de cause. Un conseiller ou une conseillère Sun Life peut vous aider à :
- trouver un fonds qui correspond à votre objectif et à l’étape de la vie où vous vous trouvez
- comprendre les compromis à faire entre les comptes et les types de fonds;
- passer en revue vos placements existants et votre régime au travail, si vous en avez un;
- faire le lien avec votre situation financière globale, y compris la planification de la retraite et des assurances ainsi que la planification successorale.
Entrez votre code postal pour trouver un conseiller ou une conseillère à proximité.
Déjà avec la Sun Life ?
Si vous faites déjà affaire avec un conseiller ou une conseillère Sun Life, c’est la meilleure personne avec qui parler de fonds communs de placement. Elle connaît votre situation et peut s’inspirer de ce que vous avez déjà mis en place.
Cet article ne vise qu’à fournir des renseignements d’ordre général. La Sun Life du Canada, compagnie d’assurance-vie n’offre pas de conseils juridiques, comptables ou fiscaux ni d’autres conseils professionnels. Au besoin, veuillez consulter un professionnel spécialisé qui fera un examen approfondi de votre situation juridique, comptable et fiscale.