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Vos placements

21 février 2018

L'importance du contexte : comprendre le plus récent repli du marché boursier

Les dernières nouvelles du marché boursier vous empêchent de dormir? Essayez de garder à l'esprit l'image d'ensemble.

Le 5 février 2018, l'indice Dow Jones des valeurs industrielles a chuté de 1 175 points, soit la plus forte perte en une séance de son histoire. D'autres grands indices américains et canadiens ont aussi connu de lourds replis, ce qui a provoqué une tornade médiatique. «Il est toutefois essentiel de replacer cette volatilité dans son contexte», rappelle Sadiq Adatia, premier directeur des placements de Placements mondiaux Sun Life. «Il ne faut pas se laisser influencer par les rumeurs, dans un sens ou dans l'autre. Avec deux morceaux de casse-tête, on ne peut pas se faire d'idée précise; il faut attendre d'avoir d'autres morceaux pour obtenir une image. Il en va de même pour les placements et l'économie», indique-t-il.

Pourquoi le marché a-t-il chuté?

Selon M. Adatia, les événements récents signalent un repli plutôt qu'une correction du marché. Il est important de noter que le marché des actions américaines ne cesse de grimper depuis presque neuf ans. Les bénéfices élevés des entreprises, la forte croissance économique et la faiblesse de l'inflation ont contribué à propulser les indices à des sommets historiques en 2017. Par conséquent, les déclins survenus en 2018 semblent pires qu'ils ne sont, étant donné la vigueur du marché. Depuis les creux atteints pendant la récession mondiale en mars 2009, l'indice S&P 500 a regagné presque 300 %, et le Dow Jones, plus de 140 %.

«Il faut replacer les déclins dans le contexte de rendements par ailleurs substantiels», souligne M. Adatia.

Il est impossible de cerner la raison exacte pour laquelle les actions ont dégringolé à ce point plus tôt ce mois-ci, mais les spécialistes pensent que les craintes de hausse des taux d'intérêt et d'inflation et les valorisations élevées ont contribué à la récente volatilité.

L'effet de la hausse des taux d'intérêt

Aux États-Unis, la Réserve fédérale a laissé ses taux d'intérêt inchangés après sa dernière réunion en janvier, mais les observateurs s'attendent à trois tours de vis d'ici la fin de 2018. De son côté, la Banque du Canada a relevé son taux directeur de 1,00 % à 1,25 % en janvier. Les hausses de taux d'intérêt inquiètent les investisseurs, car elles influent sur la confiance des consommateurs quant à leur situation financière et à l'état de l'économie dans son ensemble.

«Nos deux plus gros problèmes au Canada sont l'endettement élevé des consommateurs et la surchauffe du marché immobilier, explique M. Adatia. La hausse des taux d'intérêt influe sur ces deux paramètres, qui eux-mêmes influent sur la confiance des consommateurs.» Or, c’est la confiance des consommateurs qui stimule les dépenses. Et lorsque les consommateurs sont plus endettés ou s'inquiètent pour l'économie, ils dépensent moins, ce qui réduit les bénéfices des entreprises.

Les actions sont-elles surévaluées?

Même si certains experts imputent le déclin du marché aux valorisations excessives, M. Adatia fait remarquer que les données fondamentales de nombreuses actions – soit les données que les analystes utilisent pour évaluer la santé financière d'une société, d'une action ou d'un autre titre, tels les revenus, la croissance ou le passif – sont pour la plupart encore saines. «Nous avons observé beaucoup de volatilité la semaine du 5 février, admet-il. Cependant, les bases sont encore relativement bonnes; il s'agit donc, selon moi, d'un repli plutôt que d'une correction.»

Et l'inflation?

L'inflation est relativement faible depuis très longtemps, et les investisseurs pensent qu'un changement sur ce plan se fait attendre. Un bond de l'inflation aurait des répercussions tant sur la confiance des consommateurs que sur les bénéfices des sociétés. Les prix à la consommation commenceront probablement à augmenter d'ici peu, dopés notamment par les bons chiffres de l'emploi aux États-Unis, mais M. Adatia pense qu'une hausse brutale est peu probable parce que la Fed envisage de la gérer en relevant les taux d'intérêt cette année.

Que faire? Rester calme et persévérer

Ne vous laissez pas submerger par les gros titres. Si le rendement de vos placements vous préoccupe, parlez-en plutôt à votre conseiller. «Si vous êtes inquiet, pourquoi ne pas consulter votre conseiller pour réévaluer votre tolérance au risque? En lui faisant part de vos inquiétudes, vous pourrez peut-être rééquilibrer votre portefeuille en fonction d'une répartition plus prudente», conseille M. Adatia. Et si vous n'avez pas de conseiller, le moment est bien choisi pour en trouver un. Un conseiller peut vous aider à définir vos objectifs de placement et répondre à vos questions en période de volatilité.

Il ne faut pas oublier que même si vos placements ont peut-être perdu de la valeur, il s'agit d'une perte théorique, qui ne deviendra réelle que si vous les vendez. C'est pourquoi la meilleure chose à faire est de laisser passer la tempête, puisque les cours des actions remonteront probablement. En fait, les principaux indices ont déjà commencé à rebondir par rapport à leur déclin de la semaine du 5 février.

Le marché boursier est volatil. La prochaine fois qu'il connaîtra un déclin important, ce qui arrivera inévitablement, le mieux sera de rester calme, de remettre les chiffres dans leur contexte et d'appeler votre conseiller si quelque chose vous préoccupe. Votre conseiller vous aidera à mieux comprendre comment les événements actuels peuvent influer sur vos objectifs à long terme et vous démontrera qu'il est préférable de privilégier une stratégie à long terme.

Pour investir au mieux :

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