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Le point sur les marchés – T4 2025 : Attentes accrues d’autres baisses des taux directeurs
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L’évolution de l’économie, du commerce et de l’intelligence artificielle s’est poursuivie au T4. D’ailleurs, les marchés boursiers canadiens et américains ont atteint de nouveaux records. Les banques centrales ont abaissé leurs taux directeurs et l’espoir que l’IA se développe et génère d’excellents rendements financiers a contribué à l’optimisme des investisseurs. De plus, les marchés boursiers sont en bonne position pour le T1 2026 malgré les enjeux commerciaux et géopolitiques.
Faits saillants
- Le marché du travail canadien se stabilise. Le nombre d’emplois créés au cours du trimestre a contribué à faire passer le taux de chômage à son niveau le plus bas depuis 2024. L’augmentation de la demande de main-d’œuvre et une meilleure compréhension des impacts des droits de douane ont contribué à l’amélioration du marché du travail au pays. En décembre, la Banque du Canada a opté pour le statu quo pour son taux directeur après l’avoir abaissé en octobre en raison de la vigueur du marché du travail.
- Le conseil d’administration de la Réserve fédérale américaine (Fed) a continué d’abaisser ses taux directeurs. La Fed a réduit ses taux directeurs de 0,50 % au cours du trimestre, ramenant sa fourchette cible entre 3,50 % et 3,75 %. L’activité économique américaine a ralenti, ce qui a pesé sur le marché du travail. Même si le taux d’inflation américain reste supérieur à la cible de 2 % de la Fed, celle-ci a estimé nécessaire d’abaisser ses taux directeurs pour soutenir le marché du travail. Les représentants de la Fed envisagent une seule baisse en 2026.
- Les États-Unis et la Chine ont conclu une trêve commerciale d’un an. En octobre, les États-Unis et la Chine ont convenu d’une trêve commerciale d’un an, dissipant certaines incertitudes concernant le commerce mondial. Les États-Unis ont accepté de réduire les droits de douane sur les produits chinois, tandis que la Chine supprimera les restrictions à l’exportation sur les terres rares. Les tensions entre les deux pays inquiétaient les investisseurs quant à la santé de l’économie mondiale.
Le commerce mondial demeure sous les projecteurs
Le monde des affaires a salué l’annonce faite en octobre d’une trêve commerciale d’un an entre les États-Unis et la Chine, réduisant considérablement l’incertitude des investisseurs. Les États-Unis ont accepté de réduire les droits de douane imposés à la Chine, tandis que cette dernière a accepté de supprimer ses restrictions à l’exportation sur les terres rares.
Le Canada était sur le point de conclure un accord commercial avant que le président américain, Donald Trump, ne mette fin aux pourparlers commerciaux. Le gouvernement de l’Ontario a financé une publicité qui parlait des inconvénients des droits de douane. Un accord commercial sectoriel a alors été écarté.
Le Canada a renforcé ses liens commerciaux avec plusieurs pays et régions, ce qui a contribué à améliorer les exportations au cours du T4. Il a également tenu des discussions avec la Chine et l’Inde, deux économies qui disposent de vastes marchés et qui profiteraient à l’industrie canadienne. Les droits de douane continuent d’avoir des répercussions sur certains secteurs, comme l’acier, l’automobile, le bois d’œuvre et l’aluminium et le gouvernement fédéral s’est engagé à les soutenir. La politique « Achetez canadien » pourrait aider ces derniers ainsi que le marché du travail.
Comment les grandes économies s’en sortent-elles?
- L’économie américaine a enregistré une hausse à un taux annualisé de 4,3% au T3 (comme annoncé au T4).
- L’économie chinoise a progressé de 4,8 % sur 12 mois.
- L’économie européenne a gagné 0,3 %.
- L’économie britannique a progressé de 0,1 %.
- L’économie japonaise s’est contractée de 2,3 % en rythme annualisé.
Source: Bloomberg Finance L.P.
Les marchés boursiers progressent
- Les marchés boursiers mondiaux ont gagné du terrain au cours du trimestre.
- Les marchés boursiers nord-américains ont fracassé de nouveaux records.
- Les actions du Canada, des États-Unis, de l’EAEO, des marchés émergents, de l’Europe, du Royaume-Uni, du Japon et de Chine ont enregistré des gains.
- Les cours des obligations mondiales ont légèrement augmenté parallèlement à l’augmentation des rendements obligataires. Les détenteurs d’obligations mondiales continuent de percevoir des revenus plus élevés qu’avant la pandémie de COVID-19.
- Les cours des obligations canadiennes ont fléchi parallèlement à l’augmentation des rendements obligataires.
- Le prix du pétrole a reculé. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP+) a déclaré qu’elle suspendrait les augmentations de production au T1 2026, en raison principalement d’inquiétudes concernant une pénurie d’approvisionnement.
- Les prix de l’or ont augmenté et ont atteint un nouveau record au cours du trimestre.
Source: Bloomberg Finance L.P.
Les banques centrales réduisent leurs taux directeurs
Plusieurs banques centrales ont abaissé leur taux au cours du trimestre afin de soutenir leur économie. La Fed américaine prévoit une seule réduction des taux en 2026. La Banque du Canada pourrait opter pour le statu quo si la conjoncture économique évolue comme prévu.
- La Banque du Canada a abaissé son taux directeur de 25 pb pour le fixer à 2,25 %.
- La Fed a réduit ses taux directeurs pour les situer dans une fourchette de 3,50 à 3,75 %.
- La Banque centrale européenne n’a pas apporté de changement à son taux.
- La Banque d’Angleterre a réduit son taux directeur de 25 pb.
- La Banque du Japon a augmenté son taux directeur pour le fixer à 0,75 %.
- La Banque populaire de Chine a opté pour le statu quo concernant ses taux préférentiels pour les prêts.
Source: Bloomberg Finance L.P.
Comment l’économie canadienne se porte-t-elle?
L’économie canadienne a progressé au T3 2025, tirant profit de l’augmentation des exportations et des dépenses en capital du gouvernement. Le premier ministre du Canada s’est engagé dans son budget à transformer l’économie canadienne et à la rendre moins dépendante des États-Unis. En collaboration avec son équipe, il a renforcé les liens commerciaux avec d’autres pays. Malgré tout, la consommation des ménages s’est repliée, affectée par les tensions commerciales et l’incertitude économique.
- L’économie canadienne a progressé de 2,6 % en rythme annualisé au T3.
- Les exportations ont augmenté de 0,2 % au cours du trimestre, malgré les tensions commerciales persistantes avec les États-Unis.
- L’économie a également profité de l’accroissement des dépenses publiques, particulièrement pour le secteur de la défense.
- À l’inverse, la consommation des ménages a légèrement reculé dans un contexte d’incertitude économique, commerciale et du marché du travail.
- Le gouvernement fédéral a déposé son budget dans lequel il promet de dépenser des milliards pour transformer et soutenir l’économie canadienne. Par conséquent, le budget prévoit également un déficit plus important que prévu.
- Le taux de chômage au Canada a reculé à 6,5 % en novembre, son niveau le plus bas depuis juillet 2024.
- Le taux d’inflation au Canada était de 2,2 % en novembre, tout près de la cible de 2 % de la Banque du Canada.
- Les actions canadiennes ont progressé et atteint un nouveau record. Les secteurs des matériaux et de la consommation discrétionnaire sont ceux ayant dégagé les meilleurs rendements contrairement au secteur immobilier qui a affiché le rendement le plus faible.
- Le taux de l’obligation du gouvernement du Canada à 10 ans a grimpé et terminé le quatrième trimestre à 3,43 %. Les obligations canadiennes continuent d’offrir des revenus relativement intéressants aux investisseurs.
Source: Bloomberg Finance L.P.
À quoi les investisseurs peuvent-ils s’attendre?
| Facteur | Perspectives |
|---|---|
Activité économique au Canada |
Les taux d’intérêt, la maîtrise de l’inflation, les dépenses prévues et le budget devraient tous contribuer à la croissance économique du Canada en 2026. L’économie est confrontée à des risques, mais a prouvé sa résilience malgré une relation fragile avec son plus grand partenaire commercial. |
Accord commercial canadien |
Le premier ministre du Canada a déclaré qu’un accord commercial sectoriel avec les États-Unis est peu probable à court terme. Les discussions seront probablement intégrées à l’Accord Canada-États-Unis-Mexique, qui fera l’objet d’une révision en 2026. Les efforts du Canada pour diversifier ses relations commerciales ont eu des effets positifs sur l’économie, comme en témoignent les exportations plus élevées vers d'autres pays du monde. |
Taux directeurs aux États-Unis |
La Fed a abaissé ses taux directeurs à 3 occasions vers la fin de 2025. Lors de sa dernière réunion de l’année, elle prévoyait une seule baisse de taux en 2026. Le mandat de son président, Jerome Powell, arrive à échéance en avril 2026. |
Dépenses en IA |
Plusieurs transactions massives dans le domaine de l’IA ont été conclues au T4 2025, et cette tendance pourrait se poursuivre en 2026, alors que la course pour devenir le leader en IA se poursuit. Les infrastructures et les puces à semi-conducteurs sont au cœur de la plupart des ententes. Cependant, certains craignent la formation d’une bulle de l’IA, incitant les investisseurs à la prudence. |
Dépenses intérieures en Chine |
Les dépenses des consommateurs en Chine ont ralenti, ce qui a suscité des appels à l’aide au gouvernement pour qu’il en fasse plus pour stimuler les dépenses de consommation. La production industrielle pourrait revenir à la normale grâce à la trêve commerciale avec les États-Unis. Une demande intérieure plus forte pourrait contribuer à stimuler la croissance économique. |
Prix du pétrole |
L’OPEP+ a déclaré qu’elle suspendrait toute augmentation de la production au T1 2026. La perspective d’une demande plus forte attribuable à de meilleures conditions économiques pourrait contribuer à faire grimper les prix du pétrole. |
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