Comment gérer la détresse liée au diabète
Le diabète, c'est bien plus qu'une question de glycémie – ça peut affecter votre énergie, votre tranquillité d'esprit et même votre compte en banque. Rappelez-vous: il y a des gens et des ressources qui peuvent vous aider.
Plus de trois millions de Canadiens vivent avec le diabète. Si vous êtes du nombre, vous en connaissez les conséquences quotidiennes. Vous devez surveiller vos chiffres, planifier chaque repas, gérer vos médicaments, établir un budget pour les coûts non remboursés...
Ça fait beaucoup. En fait, les personnes diabétiques peuvent prendre jusqu'à 300 décisions par jour seulement pour gérer leur maladie. C'est épuisant – et le poids émotionnel est tout aussi réel. Beaucoup de gens se sentent dépassés ou jugés par les autres.
Voici ce qu'il faut retenir : vous n'êtes pas seul, ce que vous vivez est courant, et vous pouvez prendre des mesures concrètes pour vous sentir mieux.
Le poids émotionnel du diabète et comment l'alléger
« Au début, après un diagnostic, les gens sont en état de choc. Ils ont du mal à accepter la situation », explique Joy Sereda, psychothérapeute autorisée et conseillère principale, santé mentale et bien-être, Sun Life.
« Ils comprennent qu'ils sont atteints de cette maladie, et que ça touche toutes les sphères de leur vie. »
Ça peut entraîner de l'anxiété, du déni, ou les deux. Certaines personnes se lancent dans la recherche d'information et tombent dans un puits sans fond. D'autres évitent complètement le sujet, parce que c'est trop accablant. Dans tous les cas, le résultat est souvent le même : les gens se sentent effrayés, extrêmement critiques envers eux-mêmes et isolés.
Ensuite, à mesure que la réalité quotidienne s'installe, beaucoup de gens commencent à ressentir de la tension mentale et émotionnelle. Ça peut ressembler à la dépression – sentiment d'impuissance, retrait, évitement. Il existe un terme clinique pour décrire ça : la détresse liée au diabète. Elle touche plus de la moitié des personnes diabétiques.
Mais il y a une bonne nouvelle. « Si vous ressentez cela, c'est en raison de la tension émotionnelle et mentale associée au fait de vivre avec cette maladie », affirme Mme Sereda. « C'est ce qu'on appelle la détresse liée au diabète, et elle se soigne bien avec du soutien et des traitements. »
Vous pouvez agir dès maintenant pour commencer à vous sentir mieux.
Retrouver le calme et la confiance en vous
Le premier pas, c’est la conscience de soi: c’est l’action de prendre un pas de recul pour percevoir nos pensées et nos émotions.
Mme Sereda conseille de commencer par se poser ces questions: « Quelles pensées surgissent? Quelles croyances? Comment nous y réagissons? Nos pensées automatiques ne sont pas nécessairement exactes, et nos croyances parfois très spontanées ou bien ancrées, pas toujours aidantes. »
Soyez attentif à votre discours interne. Vous critiquez-vous? Prenez conscience de vos émotions ou réactions répétitives. Réfléchissez à la façon dont vous interprétez les mots ou les actions des autres. « Demandez-vous : S'agit-il d'un jugement ou d'un manque de compréhension? » ajoute la psychothérapeute.
La conscience de soi nous fait grandir. Elle peut vous aider à vous sentir plus solide et en maîtrise de la situation.
Vous pouvez commencer par quelques gestes simples et pratiques :
- Si vous sentez que vous perdez le contrôle, faites une pause et prenez quelques grandes respirations, lentement.
- Quand vous vous critiquez, ayez envers vous autant de bienveillance et de compassion qu'envers une personne que vous aimez.
- Quand vos pensées vous envahissent, faites une pause et demandez-vous : « Ces pensées sont-elles utiles maintenant? » Si la réponse est non, redirigez gentiment votre attention vers ce qui est important dans l'instant. Prenez une respiration lente ou remarquez quelque chose autour de vous pour créer un peu d'espace entre vous et ces pensées inutiles.
Prochaine étape: construisez votre réseau de soutien
Votre équipe de soutien pourrait inclure les professionnels et les personnes suivants:
- Un médecin ou autre membre de l’équipe soignante
- Un professionnel œuvrant en santé mentale
- Un ami ou membre de la famille en qui vous avez confiance
- Des groupes de soutien par les pairs ou des organismes communautaires comme la Diabète Québec, l'Association canadienne pour la santé mentale (ACSM), et le YMCA
À ce groupe, pensez à ajouter un membre clé : un professionnel des services financiers.
Selon des recherches récentes, une personne sur trois dit que vivre avec le diabète rend difficile l'épargne pour l'avenir. De plus, 28 % des personnes diabétiques ont reporté des objectifs de vie importants en raison de leur condition. Pire encore, seulement 10 % des personnes diabétiques connaissent les avantages fiscaux disponibles.
En fin de compte, dit Mme Sereda, votre santé physique, votre santé mentale et votre santé financière sont reliées.
« Parfois, on oublie qu'il faut s'occuper de la situation globale. Je suis là pour rappeler gentiment que lorsqu’on a un souci de santé physique ou mentale, on voit un professionnel de la santé. Alors, si votre santé financière vous inquiète, consulter un professionnel des services financiers, ça fait tout simplement du sens. »
Chaque pas que vous faites pour bâtir votre équipe de soutien est un pas vers votre mieux-être.
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Cet article ne vise qu’à fournir des renseignements d’ordre général. Il ne prétend pas être un avis médical ni remplacer les conseils d’un professionnel de la santé.