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Vidéo : Joy Sereda – Comment soulager la détresse liée au diabète

Durée : 5 minutes 25 secondes

Sous-titres en français

Joy discute des effets émotionnels et psychologiques du diabète. Elle propose également des solutions simples et pratiques pour se sentir mieux.

Joy Sereda, MA, RCC-ACS, RSW, RP, est psychothérapeute autorisée et conseillère principale, santé mentale et bien-être, Sun Life.

TEXTE À L'ÉCRAN : Sun Life

TEXTE À L'ÉCRAN : Comment soulager la détresse liée au diabète

Xania : Quand quelqu’un reçoit un diagnostic de diabète de type 2, quel genre de réaction émotionnelle…

TEXTE À L'ÉCRAN : Xania Khan, animatrice, directrice, contenu et stratégie, Sun Life

Xania : … est le plus fréquent?

Joy : Au début, c’est un choc. Les gens ont du mal à accepter la situation.

TEXTE À L'ÉCRAN : Joy Sereda, conseillère principale, psychothérapeute autorisée, Sun Life

Joy : Ils réalisent qu’ils sont atteints de cette maladie, et que ça touche toutes les sphères de leur vie. Ça peut entraîner de l’anxiété et ça peut mener les gens dans deux directions différentes. Ils peuvent vouloir se renseigner le plus possible, le plus vite possible. Parfois, ils tombent dans un puits sans fond. Ou, à l’inverse, ils n’ont pas envie de se renseigner du tout.

Xania : Le déni.

Joy : Le déni. Il faut aussi penser à la stigmatisation. Les gens se sentent jugés. Et que ce soit vrai ou non, cette perception est internalisée. Ce sont les trois réactions que j’observe le plus souvent au début. Ça s’additionne, et on se retrouve avec une personne confrontée à une nouvelle maladie qui change sa vie. Les gens ont parfois peur. Ils sont extrêmement critiques envers eux-mêmes et se sentent isolés. Ils se sentent seuls pour gérer ça. Ça fait beaucoup.

Xania : Selon vous, quel est le point d’équilibre qui permet aux gens de reprendre le dessus et de penser aux prochaines étapes?

Joy : L’idée est de les inciter à prendre un pas de recul. Quelles pensées surgissent? Quelles croyances? Comment réagir? Nos pensées automatiques ne sont pas nécessairement exactes, et nos croyances – parfois très spontanées ou bien ancrées – n’aident pas toujours. Ensuite, il faut prendre conscience de ces réflexes et ralentir. Une fois qu’on en a conscience, on sait reconnaître les pensées et émotions qui font surface, et on peut prendre le contrôle de la situation et avancer.

Xania : On entend parler de la stigmatisation entourant le diabète de type 2. Comment aidez-vous les gens à normaliser la situation et à surmonter l’impression de jugement?

Joy : Cette impression de jugement : j’essaie de leur faire comprendre qu’une partie vient de nous-mêmes. On doit prendre connaissance du langage qu’on utilise quand on se parle – notre discours intérieur – et remettre en question le jugement perçu chez les autres. S’agit-il d’un jugement ou d’un manque de compréhension, de connaissances ou d’information? La personne ressent beaucoup d’anxiété, vit du stress, se sent isolée et doit se défendre et expliquer toutes sortes de choses pendant…

Xania : … qu’elle essaie elle-même de comprendre.

Joy : Oui. Selon des études, une personne diabétique peut prendre jusqu’à 300 décisions par jour seulement pour gérer sa maladie. Si on pense à ce fardeau supplémentaire, on peut comprendre qu’elles soient fatiguées. C’est ce qu’on appelle la « détresse diabétique ». C’est le résultat du fardeau psychologique et émotionnel associé à ces décisions. Ça entraîne un sentiment d’impuissance, de l’isolement, du retrait ou de l’évitement. Ça peut ressembler à la dépression. Mais c’est un symptôme du diabète. La bonne nouvelle, c’est que le soutien et les traitements sont très efficaces, et ça permet aux gens de surmonter cette épreuve en évitant l’épuisement.

Xania : C’est crucial de bien s’entourer et d’avoir une bonne équipe. Rappelons que nous avons une équipe médicale et une équipe de santé mentale qui travaillent ensemble, mais qu’on oublie souvent de faire appel à un professionnel des finances. Même avec un bon entourage, il faut s’assurer que ce volet-là est pris en charge. Notre santé financière, physique et mentale, et notre alimentation, ça va tout ensemble. Que dites-vous aux personnes qui sont dépassées et qui ne voient pas tout ça?

Joy : Vous avez raison. Elles en ont déjà beaucoup à gérer, et parfois, elles oublient qu’il faut s’occuper de la situation globale. Je leur rappelle gentiment que lorsqu’elles ont un souci de santé physique, elles voient un professionnel de la santé. Et quand on a des problèmes, genre, de santé mentale ou émotionnelle, on voit un professionnel de la santé mentale. Les gens vivent du stress, de l’anxiété et des préoccupations quant à leur santé financière. Ce serait tout à fait approprié de faire appel à un professionnel des finances.

TEXTE À L'ÉCRAN : Explorez d’autres formes de soutien offert aux diabétiques. sunlife.ca/fr/sante/diabete/

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Cette page ne vise qu’à fournir des renseignements d’ordre général. Il ne prétend pas être un avis médical ni remplacer les conseils d’un professionnel de la santé.