Travailler ensemble pour la santé des femmes

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Dans l’ensemble, les besoins de santé non comblés peuvent contribuer à une mauvaise santé physique et mentale et nuire aux femmes dans tous les aspects de leur vie.

Nous savons que les nouveaux programmes et initiatives nécessitent des ressources – en temps, en argent, et en effectifs. La haute direction pourrait demander la réalisation d’une analyse pour faire progresser ces initiatives. Notre recherche fournit les données pour vous aider à analyser pourquoi il est important de soutenir les femmes au travail. Nous prodiguons des conseils sur les tendances en matière de société et de santé, présentons les points de vue des Canadiennes et mettons en lumière les efforts de sensibilisation de nos partenaires.

L’écart hommes-femmes en santé : ses effets sur les femmes au travail au Canada. Ce rapport de recherche dresse le portrait des femmes qui travaillent. Il cible les écarts préoccupants et leurs effets sur la santé des femmes.

Voici les principaux enjeux de santé des femmes selon notre sondage de 2024 :

18-29 ans

  • Santé mentale (30 %)
  • Anxiété (8 %)
  • Santé gynécologique
    (19 %)
  • Inégalité (18 %)
  • Santé reproductive
    (15 %)
  • Cancer (10 %)

30-39 ans

  • Santé mentale (32 %)
  • Santé reproductive (21 %)
  • Inégalité (19 %)
  • Santé gynécologique
    (13 %)
  • Cancer (8 %)

40-49 ans

  • Santé mentale (27 %)
  • Périménopause/
    ménopause, problèmes hormonaux (19 %)
  • Santé reproductive (14 %)
  • Santé gynécologique
    (13 %)
  • Inégalité (14 %)
  • Cancer (12 %)
  • Autres maladies
    chroniques (11 %)

50 ans et plus

  • Santé mentale (24 %)
  • Périménopause/ménopause, problèmes hormonaux (21 %)
  • Cancer (15 %); cancer du sein (11 %)
  • Inégalité (14 %)
  • Autres maladies chroniques (11 %)

Bien que la santé des femmes ne se limite pas seulement à la santé reproductive, cette dernière représente quand même un élément non négligeable de l’expérience féminine :

Chez la femme, l’âge de la reproduction s’étend de la puberté à la périménopause (généralement de la fin de l’adolescence à la fin de la quarantaine). Durant cette période, les problèmes physiologiques concernent souvent les problèmes liés aux règles.

On parle notamment du syndrome prémenstruel, de dysménorrhée, de ménorragie, de maladies utérines ou ovariennes (comme le cancer ou l’endométriose) et d’infertilité. Depuis les années 1980, les problèmes de fertilité ont doublé, touchant un couple sur six au Canada.

Au Canada10, on estime que 15 % des couples ont des problèmes de fertilité. De plus, de 15 à 25 % des grossesses se termineraient en fausse couche.

Les préjugés concernant les fausses couches peuvent accroître l’isolement.

Du soutien en santé mentale et physique peut aider les femmes et leurs familles à passer à travers ce deuil.

La grossesse est souvent une période merveilleuse, mais elle peut aussi être stressante et coûteuse. Les complications et les problèmes médicaux les plus graves liés à la grossesse sont couverts par le système de santé public.

Cependant, il existe d’autres mesures de soutien que les employeurs peuvent offrir. Ces mesures peuvent aller des services d’une doula aux oreillers de maternité.

La période qui suit l’accouchement est pleine de défis. On peut penser au processus de rétablissement physique, aux débalancements hormonaux, au manque de sommeil, à la courbe d’apprentissage, à l’isolement, etc.

Au Canada, 23 % des femmes ayant récemment accouché souffrent de dépression ou d’anxiété post-partum.

La ménopause survient lorsqu’une femme n’a pas de menstruations pendant 12 mois consécutifs. La ménopause s’inscrit dans un continuum de trois phases : la périménopause, la ménopause et la postménopause.

La périménopause arrive généralement à la mi-quarantaine (mais peut commencer plus tôt) et peut durer jusqu’à 10 ans. Durant cette période, la plupart des femmes ressentent des symptômes de la ménopause. Certains d’entre eux peuvent être sévères. Trois femmes sur quatre ressentent des symptômes qui ont une incidence sur leur vie quotidienne.

Les symptômes tendent à diminuer en sévérité et en fréquence à la postménopause. Toutefois, ils peuvent continuer d’affecter la vie des femmes.