Est-il préférable de dépenser ou d’épargner son remboursement d’impôt lorsqu’on est à la retraite?

Vous attendez un remboursement d’impôt cette année? Avant de décider de le dépenser ou de l’épargner, réfléchissez à la manière dont vous pouvez concilier plaisir immédiat et objectifs financiers à long terme.

Si vous avez déjà soumis votre déclaration de revenus, vous attendez peut-être avec impatience un remboursement. Devriez-vous vous faire plaisir en vous offrant ce voyage tant attendu ou cette nouvelle voiture, ou serait-il plus judicieux de l’investir pour l’avenir? La solution pourrait résider dans un juste équilibre entre les deux.

En fait, vous n’avez pas à choisir entre profiter de votre remboursement maintenant et épargner pour vivre votre retraite idéale. Voici six façons brillantes d’épargner votre remboursement d’impôt, et pourquoi un équilibre entre dépenses et épargne pourrait être la meilleure approche.

1. Renforcez votre fonds d’urgence

Même à la retraite, pensez à conserver un fonds d’urgence. Essayez d’épargner pour couvrir de 3 à 6 mois de dépenses courantes. Cette stratégie prend tout son sens lorsque vous passez de votre revenu d’emploi habituel à votre épargne-retraite ainsi qu’à vos prestations.

Il est avantageux de placer une partie de votre argent dans un compte d’épargne à taux d’intérêt élevé ou dans un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) si vos droits de cotisation le permettent. Cette réserve vous permet d’éviter de puiser prématurément dans votre épargne-retraite, ce qui pourrait alourdir votre fardeau fiscal.

2. Maximisez vos cotisations REER

Si vous avez moins de 71 ans, envisagez de cotiser davantage à votre régime enregistré d’épargne-retraite (REER) pour optimiser votre épargne et réaliser des économies d’impôt.

Voici quelques points à garder à l’esprit :

  • Pour l’année d’imposition 2026, vous pouvez verser jusqu’à 18 % de votre revenu gagné de l’année précédente, sans dépasser 32 490 $.
  • Vous pouvez cotiser à votre REER jusqu’au 31 décembre de l’année de votre 71e anniversaire de naissance.
  • Même des cotisations modestes peuvent avoir une incidence importante sur votre épargne-retraite.
  • Il est possible d’épargner encore plus en prévoyant des cotisations automatiques. Ainsi, vous n’aurez plus besoin de penser à faire votre cotisation annuelle avant la date limite. Et les intérêts s’accumuleront tout au long de l’année.

3. Remboursez vos dettes à intérêt élevé

Prendre votre retraite sans dettes peut réduire considérablement votre stress financier.

Envisagez de rembourser en priorité vos dettes de carte de crédit à taux d’intérêt élevé. Rembourser vos dettes peut libérer une plus grande portion de votre revenu de retraite, vous permettant ainsi de le réinvestir ou de mieux profiter de ce chapitre de votre vie.

4. Réfléchissez à votre stratégie hypothécaire

Si vous devez encore rembourser un prêt hypothécaire, le faire avant la retraite peut non seulement vous offrir une grande tranquillité d’esprit, mais aussi réduire vos dépenses mensuelles pendant cette période. Cependant, évaluez cette option à la lumière de vos autres objectifs financiers, comme l’optimisation de votre épargne-retraite.

Consultez votre conseillère ou conseiller pour déterminer la stratégie la mieux adaptée à votre situation en tenant compte des taux d’intérêt actuels et de votre horizon de retraite.

5. Investissez dans un CELI

Le REER est depuis longtemps un choix populaire pour la planification de la retraite. Le CELI, l’autre option d’épargne canadienne, l’est moins. Pourtant, c’est un outil d’épargne-retraite intéressant. Si vous n’épargnez pas dans un CELI ou ne maximisez pas vos cotisations, songez à le faire. Surtout si vous êtes à la retraite ou sur le point de l’être. Voici pourquoi :

  • Contrairement aux REER, les CELI ne sont soumis à aucune limite d’âge en ce qui concerne les cotisations.
  • Les retraits sont exempts d’impôt, ce qui fait des CELI une excellente option pour compléter votre revenu de retraite.
  • Le plafond de cotisation annuel pour 2026 est de 7 000 $, et vous pouvez reporter vos droits inutilisés si vous n’avez pas cotisé le montant maximal les années précédentes.

Vous voulez ouvrir votre premier CELI? Si vous aviez 18 ans ou plus lorsque le gouvernement du Canada a instauré le programme (en 2009), vos droits de cotisations pourraient atteindre 109 000 $ en 2026. Vous devez avoir été résident ou résidente du Canada durant toute cette période.

6. Investissez dans une assurance-vie et une assurance contre les maladies graves

Vous avez atteint le maximum de vos droits de cotisation REER et CELI? Envisagez de vous protéger, vous et vos proches, en souscrivant une assurance-vie ou une assurance contre les maladies graves.

L’assurance-vie permanente offre un double avantage : elle vous permet de protéger vos proches tout en accumulant une valeur de rachat qui croît en franchise d’impôt. Vous pouvez utiliser votre remboursement d’impôt pour payer la totalité ou la majeure partie de vos primes en une seule fois, ce qui facilite l’obtention d’une couverture sans obligations mensuelles récurrentes.

L’assurance contre les maladies graves prévoit un paiement forfaitaire en cas de diagnostic d’une maladie grave couverte, comme un cancer, une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral. Ce versement exempt d’impôt peut aider à couvrir vos frais médicaux, la perte de votre revenu ou les ajustements nécessaires à votre mode de vie pendant votre convalescence. En utilisant votre remboursement d’impôt pour souscrire cette couverture, vous vous offrez une tranquillité d’esprit et une protection financière précieuses lorsque vous en avez le plus besoin.

Investir, dépenser, ou les deux?

Vous n’avez pas à choisir entre l’un ou l’autre. Envisagez d’investir une partie de votre remboursement d’impôt pour la faire fructifier au fil du temps, tout en dépensant une autre partie dès maintenant pour profiter des avantages immédiats de votre argent durement gagné.

Scénario

Point de départ

Après 5 ans

Après 10 ans

Après 15 ans

100 % investi

2 295 $

3 060 $

4 080 $

5 450 $

50 % investi

1 147 $

1 530 $

2 040 $

2 725 $

100 % dépensé

0 $

0 $

0 $

0 $

À titre indicatif seulement. La situation de chaque personne peut varier; consultez votre conseillère ou conseiller pour obtenir des conseils personnalisés. Basé sur un rendement annuel moyen de 6 % (taux de rendement composé annuel); l’inflation et l’incidence fiscale ne sont pas prises en compte.

Trouver l’équilibre

La décision de dépenser ou d’épargner votre remboursement d’impôt dépend de votre situation personnelle. Si vous n’avez aucune dette et que vous disposez d’un fonds d’urgence solide, pourquoi ne pas vous faire plaisir? En revanche, si vous êtes en train de bâtir vos bases financières, il pourrait être plus sage de privilégier l’épargne. Ou peut-être trouverez-vous qu’une approche équilibrée (combinant les deux) vous offre le meilleur des deux mondes.

Parlez à votre conseillère ou conseiller Sun Life

N’oubliez pas que votre situation financière et vos objectifs doivent déterminer la façon dont vous utilisez votre remboursement d’impôt. Discutez avec votre conseillère ou conseiller pour élaborer une stratégie qui correspond à vos plans de retraite et à l’étape de la vie où vous vous trouvez.

Cet article ne vise qu’à fournir des renseignements d’ordre général. La Sun Life du Canada, compagnie d’assurance-vie n’offre pas de conseils juridiques, comptables ou fiscaux ni d’autres conseils professionnels. Au besoin, veuillez consulter une ou un spécialiste qui fera un examen approfondi de votre situation juridique, comptable et fiscale.