Transfert des risques liés aux régimes de retraite au Canada : réfutons les mythes

28 mai 2025

Mythe n°1. Mon régime est trop petit ou trop grand : souscrire une rente collective n’est pas une option

Bonne nouvelle! En 2024, le marché canadien du transfert des risques de retraite a généré des transactions allant de 2 millions de dollars à plus de 1,4 milliard de dollars. Quelle que soit la taille de votre régime, vous pouvez profiter de cette option si vous vous appuyez sur une bonne communication et une bonne préparation.

Il est déjà arrivé que des sociétés de conseil guident des promoteurs de régime dans la souscription d’une rente collective pour seulement quatre rentiers. Pour les mégaententes, elles consultent à la fois les promoteurs et les assureurs sur la subdivision en tranches (c’est-à-dire la division de la transaction en petites parties).

Les consultants possèdent une expertise précieuse en matière de régimes de retraite et ont des équipes spécialisées dans les rentes collectives. Ils vous guideront dans votre démarche de réduction des risques et vous aideront à mettre en place un cadre de gouvernance solide. Leur expertise peut aider à obtenir un résultat favorable, car ils comprennent les préférences des assureurs et le moment opportun pour réaliser des transactions de diverses tailles. Nous vous recommandons de faire appel à eux dès le début du processus et de faire de même avec les assureurs.

Mythe n°2. Je ne peux inclure que des participants retraités dans une rente collective

Bien que les rentes collectives concernent le plus souvent les participants retraités, elles peuvent également inclure les participants avec rente différée et même des participants actifs. Les engagements relatifs aux participants avec rente différée peuvent souvent représenter jusqu’à 25 % de ceux du groupe, parfois plus. Nous avons mis au point des solutions novatrices pour les régimes qui comptent une proportion importante de participants avec rente différée. Nous pouvons généralement traiter les participants actifs qui cessent d’accumuler des droits comme des participants avec rente différée. S’ils accumulent encore des droits à retraite, nous travaillerons avec vous afin de bien apparier les responsabilités et les risques. L’entente conclue avec Husky Energy en 2017 (en anglais seulement) a été la première de sa catégorie à inclure des participants actifs.  

Mythe n°3. Le rendement d’une rente collective est trop faible pour que cette solution soit considérée comme une occasion de placement 

Les rendements des rentes collectives se sont considérablement améliorés ces dernières années. D’après le taux de rente approximatif publié par l’Institut canadien des actuaires, la Sun Life estime que le prix des rentes s’est amélioré de 4,1 % par rapport aux obligations de sociétés depuis janvier 2020.

Au 31 mars 2025, à duration équivalente, le rendement des rentes était supérieur à celui des portefeuilles d’obligations de sociétés à gestion passive, même sans rajustement en fonction des risques et des frais. Il ne faut pas oublier que les rentes collectives transfèrent le risque de placement et de longévité aux assureurs. Les rentes avec rachat des engagements couvrent aussi les frais de placement et les frais de gestion administrative futurs. Les portefeuilles d’obligations de sociétés, quant à eux, restent exposés à ces risques et à ces frais. Pour tenir compte de ces facteurs, nous réduisons donc le rendement des portefeuilles d’obligations de sociétés d’environ 1,00 %. 

Rendement des rentes1

4,59 % 

Rendement des portefeuilles d’obligations2

4,41 %

 

 

Rajustement tenant compte des risques et des frais3

(1,00 %)

 

 

 

3,41 %

Selon l’écart du taux de rente approximatif (duration moyenne) au 31 mars 2025, publié par l’Institut canadien des actuaires (ICA), et les rendements de la série V39062 du CANSIM au 31 mars 2025.
Selon une combinaison de l’Indice des obligations de toutes les sociétés FTSE Canada et de l’Indice des obligations de société à long terme FTSE Canada au 31 mars 2025 pour obtenir la même duration que celle du groupe utilisé pour déterminer le taux de rente approximatif (duration moyenne) de l’ICA.
Estimations de la Sun Life au 31 mars 2025.

Mythe n°4. Il n’y a pas de marché pour la souscription de rentes collectives avec des engagements indexés 

Le marché des rentes indexées sur l’inflation continue de connaître une croissance considérable. Après avoir atteint au moins 925 millions de dollars en 2023, les transactions du marché des rentes indexées sur l’inflation ont dépassé les 3 milliards de dollars au total en 2024. Cela comprend un achat de rente indexée sur l’indice des prix à la consommation (IPC) pour une valeur de 1,2 milliard de dollars, soit la plus importante transaction de rente collective jamais effectuée par un seul assureur au Canada. Nous avons été honorés de participer à cette entente sans précédent.

Les promoteurs de régime constatent qu’il existe de plus en plus d’options abordables pour transférer des engagements indexés sur l’inflation, en particulier dans le contexte d’ententes de petite ou moyenne envergure. Malgré la fin des émissions d’obligations à rendement réel (ORR) par le gouvernement du Canada il y a quelques années, le marché des rentes indexées sur l’inflation reste très dynamique, car les assureurs peuvent encore trouver des ORR sur le marché secondaire pour couvrir leurs engagements.

Les consultants ont constaté que les promoteurs s’intéressent de plus en plus à la réduction stratégique des risques et souhaitent entre autres atténuer leur exposition à l’inflation. Les assureurs continuent d’innover en élaborant des solutions synthétiques pour pallier l’absence d’ORR, et les prix des rentes indexées restent très concurrentiels à leurs yeux.

Mythe n°5. Le marché canadien des rentes collectives ne peut soutenir la croissance continue de la demande 

Les transactions sur le marché canadien du transfert des risques liés aux régimes de retraite ont dépassé les 11 milliards de dollars au total en 2024. Cela représente une augmentation de plus de 40 % par rapport à 2023!

Alors que de plus en plus de promoteurs cherchent à transférer les risques et à consacrer leur temps et leur énergie à leurs activités principales, le marché canadien des rentes collectives se développe pour répondre à la demande.

Nous sommes convaincus que le marché va continuer à innover et à élargir son offre pour répondre à la demande supplémentaire. Les assureurs ont été en mesure de s’adapter à la demande croissante au cours des dix dernières années et sont bien placés pour répondre aux nouveaux besoins, plus complexes et plus grands, des promoteurs.

Les sociétés de conseil ont également renforcé leurs équipes pour répondre à la demande et ont observé un intérêt croissant de la part de possibles nouveaux acteurs et partenaires de réassurance à l’échelle mondiale.

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