Comme le dit l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le handicap est un aspect de la condition humaine. Selon elle, presque tous les humains à un moment donné de leur vie souffriront d’un handicap (temporaire ou permanent), donc seront invalides. Aussi, nous savons que presque la moitié des gens frappés d’une invalidité auront de la difficulté à respecter leurs obligations financières1. Pourtant, nombreux sont ceux qui n’ont pas de plan pour faire face aux conséquences financières d’un problème de santé. Changeons tout cela.

Quelle est la définition de l’invalidité?

La définition la plus largement reconnue est celle de l’OMS, qui dit que le handicap, ce que nous appelons l’invalidité, regroupe à la fois :

  • les déficiences (problèmes fonctionnels ou structurels du corps);
  • les limitations d’activités (difficultés rencontrées par une personne dans l’exécution d’une tâche ou d’une action);
  • les restrictions de participation à la vie sociale (problèmes rencontrés par une personne dans des situations de sa vie).

Voici les causes les plus courantes d’une invalidité1 :

  • Maladies mentales : 31 %
  • Cancer : 16 %
  • Maladies cardiovasculaires : 12 %
  • Blessures : 8 %
  • Maladies musculosquelettiques : 5 %
  • Autres : 28 %

Quelle est la probabilité que soyez frappé d’une invalidité?

Elle est plus élevée que vous ne le croyez :

  • En moyenne, 1 personne sur 3 sera invalide pendant 90 jours ou plus au moins une fois avant l’âge de 65 ans2.
  • En 2022, près de 30 % des Canadiens avaient une invalidité qui limitait leurs activités quotidiennes. Et les experts s’attendent à ce que ce chiffre continue d’augmenter3.

Quelle est l’incidence de l’invalidité sur vos finances?

Une invalidité a un double impact financier : 

  1. Finances quotidiennes. Si votre invalidité vous empêche de travailler, vous n’aurez plus de revenu. Si vous n’avez pas de plan, vous aurez sûrement de la difficulté à payer vos dépenses courantes. Si vous pouvez travailler, vous pourriez quand même avoir plus à payer que la moyenne pour couvrir vos nouveaux besoins médicaux ou améliorer votre qualité de vie.
  2. Épargne pour l’avenir. Vous avez sûrement des objectifs pour l’avenir, comme acheter une maison ou payer les études de vos enfants et, un jour, prendre votre retraite. Toutefois, si vous devenez invalide, vous pourriez faire face à ces enjeux :
    • Utilisation de votre épargne pour payer vos frais de subsistance, vos factures médicales ou des aménagements à votre domicile.
    • Réduction, report ou interruption de l’épargne-retraite.

Quel est le coût moyen lié à une invalidité?

Le coût varie selon le type d’invalidité, sa gravité et la situation de la personne. Selon l’étude de 2023 menée par la Canadian Disability Alliance, le coût financier moyen à vie lié à une invalidité au Canada est d’environ 640 000 $. Ce montant estimatif tient compte notamment de ce qui suit :

  • Frais médicaux directs
  • Frais indirects liés à la perte de salaire ou de productivité
  • Autres frais pour les personnes qui vivent avec une invalidité permanente (p. ex., soins de santé, équipement spécialisé, aménagements du domicile/véhicule, assistance personnelle et perte potentielle de revenu)

Étant donné la hausse du coût de la vie et de l’inflation, nous pensons que ce montant est plus élevé aujourd’hui qu’au moment de l’étude.

Comment pouvez-vous vous préparer aux risques financiers liés à une invalidité?

La réponse courte est la suivante : grâce à un plan.

Une stratégie financière efficace tiendra compte des situations imprévues. Des situations qui pourraient limiter votre capacité à gagner de l’argent et à maintenir votre style de vie (p. ex., devenir invalide ou personne à charge, souffrir d’une maladie grave ou engager des dépenses médicales imprévues). Si vous avez un plan, vous serez certain d’être protégé.

Voici quelques éléments clés à inclure dans votre plan pour vous protéger contre tout problème de santé imprévu :

  • Assurance-invalidité. Cette assurance remplace une partie de votre revenu si vous ne pouvez plus travailler. Certains contrats d’assurance couvrent seulement les blessures, et d’autres les blessures et les maladies. Il est important d’avoir une couverture suffisante pour faire face à tous vos frais de subsistance.
  • Assurance maladies graves. Cette assurance prévoit le versement d’un montant unique en cas de diagnostic d’une des maladies couvertes par votre contrat. Vous pouvez utiliser cet argent pour payer vos frais médicaux, remplacer votre revenu ou payer d’autres dépenses.
  • Assurance de soins de longue durée. Cette assurance aide à couvrir les coûts suivants : résidence avec services; établissement de soins prolongés; services de santé à domicile – par exemple si vous avez besoin de soins de longue durée.
  • Garanties au travail. Si vous avez un emploi à temps plein, votre régime de garanties collectives peut comprendre une assurance-invalidité de courte ou de longue durée, ou les deux. En cas d’invalidité, de nombreux régimes d’employeur remplacent de 60 à 85 % de votre revenu mensuel après impôt, à concurrence d’un certain montant par mois.
    • Si votre employeur offre un compte Soins de santé (CSS), il vaut la peine d’y verser la cotisation maximale chaque année. Cela vous aidera à épargner de l’argent avant impôt pour payer vos frais médicaux, dont ceux liés à une invalidité.
  • Fonds d’urgence. Il est toujours bon d’avoir mis de côté un montant d’argent équivalent à 3 à 6 mois de frais de subsistance en cas de perte de revenu. Cela vous aidera à payer vos dépenses en attendant vos prestations d’assurance. Un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) est un excellent instrument d’épargne.
  • Assurance-vie. Protégez financièrement vos proches après votre décès. Envisagez d’acheter une assurance-vie qui vous aidera à rembourser vos dettes et qui procurera un revenu à vos bénéficiaires.
  • Procuration, directives médicales et/ou mandat de protection. Désignez une personne de confiance qui aura l’autorité légale pour gérer vos finances et vos soins de santé en cas d’inaptitude.
  • Testament et plan successoral. Assurez-vous de distribuer vos actifs selon vos souhaits en cas d’invalidité ou de décès.

Voici d’autres mesures que vous pouvez prendre :

  • Créer un budget et faire le suivi des dépenses.
  • Rembourser les dettes à intérêts élevés et éviter d’en contracter d’autres.
  • Investir dans votre bien-être et votre santé en mangeant bien, en faisant de l’exercice régulièrement et en gérant votre stress.
  • Passer en revue votre plan financier régulièrement et le modifier au besoin.

Êtes-vous prêt à vous préparer à ce risque?

Parlons-en. Prenez rendez-vous aujourd’hui.

Quelles sont vos options de planification en cas d’invalidité?

Voici des options qui vous aideront à gérer vos finances si vous ou un proche êtes frappé d’une invalidité :

  • Régime enregistré d’épargne-invalidité (REEI). Vous pouvez épargner sans nuire à vos prestations de l’État. Selon votre revenu, l’État pourrait verser une subvention ou un bon à votre régime. Vous pouvez utiliser cet argent pour des études, un logement, du transport et la retraite.
  • Fiducies. C’est un outil qui vous aide à gérer et à distribuer vos actifs tout en maintenant potentiellement vos prestations de l’État. Voici des exemples de fiducies : fiducie pleinement discrétionnaire (fiducie Henson), fiducie admissible pour personne handicapée et fiducie de prestation à vie.
  • Aide financière de l’État. Par exemple :
    • Crédit d’impôt pour personnes handicapées. Il s’agit d’un crédit d’impôt pour les personnes souffrant d’une invalidité prolongée, attestée par un professionnel de la santé. La personne qui en fait la demande pourrait être admissible à d’autres prestations ou aides financières pour personnes handicapées. Ainsi, le fait d’être admissible à ce crédit d’impôt ouvre la porte à d’autres occasions de planification.
    • Crédit d’impôt pour frais médicaux. Il aide à réduire le montant d’impôt payable en fonction de certains frais médicaux (p. ex., médicaments sur ordonnance, soins dentaires, appareils médicaux et soins à domicile).
    • Déduction pour produits et services de soutien aux personnes handicapées. Elle permet de demander le remboursement de frais liés à l’élimination d’obstacles (p. ex., appareils fonctionnels, services de langage des signes).
    • Prestations d’invalidité du Régime de rentes du Québec (RRQ)/Régime de pensions du Canada (RPC). Il s’agit de prestations mensuelles imposables versées aux personnes de moins de 65 ans qui ne peuvent pas travailler à long terme en raison d’une invalidité.
    • Prestation pour enfants handicapés. Il s’agit de prestations mensuelles qu’une famille peut recevoir pour l’aider à payer les frais liés aux soins d’un enfant handicapé de moins de 18 ans.
  • Testament à jour. Assurez-vous de distribuer vos actifs selon vos souhaits à votre décès. Vous pouvez aussi nommer un tuteur pour les personnes à votre charge. Envisagez de créer une fiducie testamentaire dans votre testament. Cela protège vos prestations de l’État en contrôlant la façon dont l’argent est distribué. Il est aussi judicieux de nommer des fiduciaires de confiance pour gérer vos actifs et vos soins de santé.
  • Procuration et directives médicales à jour. Désignez une personne de confiance qui aura l’autorité légale pour gérer vos finances et vos soins de santé en cas d’inaptitude, et si vous n’êtes pas en mesure de vous occuper de vos enfants.

Que devez-vous planifier si votre enfant devient invalide?

Être le parent d’un enfant invalide peut être difficile du point de vue financier. Votre plan doit tenir compte de potentiels soins à vie pour cet enfant. Nous travaillerons ensemble pour déterminer les meilleures solutions qui répondront à vos besoins actuels et futurs et à ceux de votre enfant :

  • Planification successorale. Cette étape est importante pour assurer un soutien et des soins continus à votre enfant après votre décès.
  • Assurance. Envisagez d’acheter une assurance maladies graves, une assurance-invalidité ou une assurance-vie pour protéger les finances de votre famille s’il vous arrivait quelque chose, en tant que proche aidant.
  • Plan financier et budget. Pensez à la façon dont vous couvrirez vos dépenses immédiates et à long terme, comme l’équipement spécialisé, les thérapies, les aménagements à votre domicile, le transport, etc. Nous pouvons vérifier à quels crédits d’impôt et prestations de l’État vous êtes admissible et qui vous aideront à payer certaines dépenses.

Si vous avez besoin d’aide pour prévenir ou gérer l’impact financier d’une invalidité, parlons-en

Se préparer aux risques financiers d’une invalidité est une partie importante de votre plan global. En suivant quelques étapes de manière proactive, vous protégerez votre style de vie et vos objectifs futurs contre les effets négatifs potentiels d’événements incontrôlables, comme devenir invalide ou une personne à charge, souffrir d’une maladie grave ou avoir des dépenses médicales imprévues.

Travaillons ensemble :

  • Passons en revue vos besoins précis et les risques.
  • Relevons les lacunes dans vos plans actuels, le cas échéant.
  • Préparons un plan tout veillant à maintenir votre sécurité financière et votre indépendance.

Communiquez avec nous dès aujourd’hui pour fixer un rendez-vous. 

Organisation mondiale de la santé (OMS) – Disease and injury country estimates, novembre 2013.

2 Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes – Guide sur l’assurance-invalidité, 2016.

Statistique Canada - Enquête canadienne sur l’incapacité, 2017-2022.