Les jeunes d’aujourd’hui risquent de vivre plus longtemps que leurs parents. Ce faisant, les futurs retraités profiteront de leurs années de repos sur une plus longue période que leurs prédécesseurs, augmentant au passage leur budget de retraite.

Êtes-vous bien renseigné sur vos potentiels besoins financiers à la retraite? Voici quelques mythes courants qu’il vous faudra déboulonner pour mieux saisir les rouages de ce projet de vie important. 

Mythe no 1 : Les dépenses diminuent

VRAI ET FAUX. La plupart des gens ont tendance à sous-estimer les coûts de leur train de vie de retraité. À la retraite, votre budget risque de changer pas mal. Généralement, le revenu annuel baisse de manière significative.

Heureusement, plusieurs dépenses disparaissent totalement, comme les cotisations aux régimes de retraite et les retenues salariales (assurance-emploi, assurance parentale, cotisations syndicales…). Pendant ce temps, d’autres diminuent considérablement : frais de transport, retenues d’impôt et frais d’hypothèque sont du nombre.

Or, certaines dépenses, elles, augmentent, comme les frais reliés aux activités sociales, aux voyages, aux projets financiers spéciaux (un REEE pour les petits-enfants, par exemple) et aux soins de santé. Et comme la retraite offre beaucoup de temps libres, tous ces projets finissent par meubler les journées, les semaines et les mois… et engendrer beaucoup de dépenses!

Mythe no 2 : Il faut amasser 1 million de $ pour avoir une retraite confortable

FAUX. En fait, il n’existe pas de formule ni de chiffre magique! L’objectif devrait être d’amasser suffisamment pour soutenir son rythme de vie actuel ou celui souhaité pour plus tard.

L’idée est d’établir un montant annuel avec lequel on sera à l’aise et de le multiplier par le nombre d’années de retraite prévues. Ainsi, on établit un montant basé sur son niveau de vie plutôt que sur celui du voisin. Et chaque rêve demande son bas de laine assorti! Voici quelques mises en situation pour y voir plus clair :

Petit budget – Pier-Olivier souhaite rester dans sa demeure centenaire du Lac-Saint-Jean pour lire et jardiner.

Moyen budget – Katia compte vendre son duplex, mais tient à dîner au restaurant tous les midis, à conserver son abonnement à un gym de luxe et à aller au salon de coiffure pour une mise en plis tous les mardis.

Grand budget – Catherine veut acheter un voilier pour faire le tour des Bahamas durant l’hiver et profiter de sa maison des Cantons-de-l’Est pendant l’été.

Mythe no 3 : Il faut économiser un montant fixe durant un nombre d’années déterminé

FAUX. Comme pour tout projet de vie important, la planification est la clé du succès. Idéalement, on commence le plus tôt possible. Faire affaire avec un conseiller financier peut aussi permettre d’établir un budget réaliste et de faire des placements judicieux qui feront croître ses actifs.

Un bon plan doit être révisé à intervalles réguliers et selon certains évènements de vie, comme l’achat d’une maison, la naissance d’un enfant, un mariage ou une révision salariale. Quand la vie change, on doit changer avec elle!

Même si les revenus fluctuent au fil des ans, on peut continuer à épargner, quitte à en modifier le montant. Le but, c’est de garder une certaine constance dans l’inconstance et de garder ses bonnes habitudes d’épargne.

Rembourser vos dettes ou épargner pour votre retraite? Voici comment bien préparer votre avenir.

Mythe no 4 : Le REER est le seul revenu de retraite

FAUX. Trois types de gains peuvent aider à assurer votre train de vie. Il suffit de se renseigner pour savoir lesquels s’appliquent à votre portrait financier :

  A) Aide gouvernementale

Ces revenus devraient couvrir les dépenses courantes (loyer, factures, nourriture…).

  B) Épargne

C’est ce qui devrait couvrir toute dépense liée aux loisirs et aux projets spéciaux. Gardez en tête qu’une fois retiré, cet argent deviendra un gain en capital imposable, et pourrait donc jouer sur le montant à payer en impôts chaque année.

  C) Revenus

Mythe no 5 : La retraite sonne la fin de la vie active

PAS NÉCESSAIREMENT. Ne soyez pas défaitiste! Oui, il est possible de cesser de travailler complètement à 65 ans, mais vous pouvez aussi profiter d’une retraite « semi-active », c’est-à-dire vous donner une période de transition (ou un revenu d’appoint) en travaillant à temps partiel pendant quelques années.

Nous sommes tous uniques, et nos besoins financiers pour la retraite reflètent cette différence. Il n’y a pas de règle universelle pour ce genre de projet! Ceci dit, il n’est jamais trop tôt ni trop tard pour commencer à épargner pour la retraite. Mieux vaut être préparé!

Sources

https://www.rrq.gouv.qc.ca/fr/planification/reflexions/Pages/reflexions.aspx  

https://www.aqdr.org/endettement-quebecois-de-plus-plus-de-retraites-difficulte/

https://www.journaldemontreal.com/2019/08/17/combien-depenserez-vous-lorsque-vous-serez-a-la-retraite   

https://www.journaldemontreal.com/2019/03/14/prendre-les-moyens-pour-prendre-sa-retraite-sans-dettes

https://lactualite.com/societe/la-semi-retraite-un-nouveau-standard/