Points saillants

  • La confiance des investisseurs dans l’économie mondiale a augmenté à la fin de 2019 en raison de l’accord préliminaire conclu entre la Chine et les États-Unis.
  • Au Canada, les investissements des entreprises et les dépenses des ménages ont augmenté.
  • Les marchés financiers ont connu des hauts et des bas au T4 (d’octobre à décembre de l’an dernier). Mais la période s’est terminée sur une belle note.

La grande incidence des échanges commerciaux sur l’économie mondiale

Lors du troisième trimestre 2019 (de juillet à septembre), l’activité économique mondiale a été stable par rapport au trimestre précédent. (Les rapports portant sur le troisième trimestre ont été faits pendant le quatrième, ce qui est normal. Il y a un temps de flottement entre la collecte et l’analyse des données clés.)

  • Aux États-Unis, la croissance économique a été de 2,1 % au troisième trimestre.
  • En Europe, la croissance a été similaire à celle du trimestre précédent.
  • En Chine et au Japon, les rapports font état d’un ralentissement de la croissance.

Aux quatre coins du monde, l’inflation est demeurée faible en raison des prix de l’énergie, qui restent faibles.

Les conflits commerciaux internationaux – tels que les problèmes persistants entre les États-Unis et la Chine – ont eu un effet négatif sur le secteur manufacturier, plombé par le ralentissement de l’économie mondiale. Cela dit, au Canada et aux États-Unis, le secteur manufacturier a montré de bons signes, puisque l’économie de ces deux pays se porte mieux que celle d’autres pays.

Les retards du Brexit pèsent sur les marchés

Il y a eu des délais en fin d’année entourant les pourparlers du Brexit, soit le départ prévu du Royaume-Uni de l’Union européenne. Cette incertitude a eu un effet plutôt négatif sur les marchés économiques et financiers. Par ailleurs, des élections éclair ont eu lieu, remportées par le parti conservateur du premier ministre Boris Johnson. Au 31 janvier 2020, le Royaume-Uni a cessé d’être membre de l’Union européenne.

Le renforcement de l’économie canadienne

Nombre de pays faisaient face à la probabilité d’un ralentissement de la croissance économique au quatrième trimestre. En témoigne d’ailleurs la volonté de banques centrales partout dans le monde de diminuer les taux d’intérêt. En même temps, les banques centrales ont pris des mesures supplémentaires pour stimuler leur économie. Cependant, les perspectives de croissance économique au Canada sont demeurées plutôt stables pendant le trimestre.

Les investissements des entreprises et les dépenses des ménages ont augmenté pendant le troisième trimestre. Le marché immobilier, quant à lui, est toujours en bonne santé dans plusieurs régions du pays. Considérant la force relative de l’économie canadienne par rapport à d’autres pays, la Banque du Canada (la « BdC ») a maintenu son taux directeur à 1,75 % pendant le quatrième trimestre. Elle le jugeait en effet adapté à la situation : le taux d’inflation demeure près des cibles de la BdC, les prix des produits de base sont relativement stables et la croissance économique générale est satisfaisante.

La BdC continue de suivre l’évolution du commerce mondial et porte attention à la force de l’économie mondiale pour évaluer ses effets potentiels sur l’économie au pays. Après tout, tout n’était pas rose pour le Canada au quatrième trimestre. Le marché du travail a montré des signes de ralentissement : il y a eu 71 000 pertes d’emplois en novembre. Le taux de chômage a donc augmenté; il atteint maintenant 5,9 %. Les exportations se portent plutôt bien, mais ont néanmoins chuté au quatrième trimestre. Et la croissance du produit intérieur brut a ralenti au troisième trimestre (ce qui a été rapporté au trimestre suivant).

Les principaux marchés financiers toujours à la hausse malgré l’incertitude

Les tensions commerciales continues entre la Chine et les États-Unis, ainsi que d’autres problèmes liés à la politique internationale, ont eu pour conséquence un peu de volatilité ou d’incertitude sur les marchés. Cela dit, les principaux marchés boursiers sont à la hausse (certains de manière importante), notamment ceux des régions et des pays suivants :

  • Canada
  • États-Unis
  • Europe
  • Marchés émergents
  • Chine
  • Japon

Le marché boursier canadien a atteint des niveaux records pendant le trimestre. Des progrès importants ont été faits dans les négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine, ce qui est avantageux pour le Canada. La diminution des taux d’intérêt dans de nombreux pays a aussi eu un effet positif sur le rendement des marchés boursiers dans le monde.

Les prix du pétrole ont grimpé pendant le trimestre. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole s’est engagée à diminuer la production afin de stabiliser les prix. En raison de l’assouplissement des tensions sino-américaines, plusieurs prévoient une augmentation de la demande en pétrole.

Le cours de l’or a lui aussi augmenté pendant le trimestre, comme celui des autres métaux. Cela a eu un effet positif sur les marchés axés sur les ressources, comme celui du Canada.

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