Doutez-vous de vos capacités à planifier et à épargner en vue de la retraite, ou à gérer vos finances en général? Si vous êtes une femme, vous n’êtes pas la seule :

  • Presque une femme canadienne sur 10 (38 % des femmes) avoue qu’elle en connaît « très peu » sur les finances et les placements1.
  • Selon le sondage Le bien-être financier au Canada, 66 % des personnes dont la situation financière est « plutôt difficile » ou « très difficile » sont des femmes.

Et encore, ces données précèdent la pandémie de COVID-19 et la récession au féminin qui a suivi. Pendant cette période, plus de femmes que d’hommes ont quitté leur emploi pour s’occuper de leurs proches.

Les stéréotypes, les inégalités systémiques et les bas salaires impliquent que les femmes gagnent et économisent moins d’argent que les hommes. Elles sont aussi moins susceptibles d’investir pour faire fructifier leur argent.

Même si cela peut sembler décourageant, voici une bonne nouvelle. Les femmes sont bien placées pour acquérir plus d’autonomie et de confiance sur le plan financier. Pourquoi? Parce que, comparées aux hommes, les femmes sont généralement :

  • plus disciplinées avec leur épargne;
  • plus ouvertes à acquérir des compétences financières;
  • mieux équipées, au final, pour faire de bons choix en matière de planification financière.

Qu’est-ce que le féminisme financier?

Le féminisme financier consiste à réclamer l’inclusivité et l’égalité financière entre les hommes et les femmes. On ne parle pas seulement des salaires, mais aussi de constituer un patrimoine. Il s’agit de mobiliser, d’éduquer et d’encourager plus de femmes à prendre le contrôle de leurs finances.

Pourquoi la planification financière est-elle particulièrement importante pour les femmes?

La planification financière, et l’épargne en général, est importante pour tout le monde, mais surtout pour les femmes, et ce, pour deux raisons :

  1. Les femmes peuvent généralement s’attendre à avoir une plus longue retraite que les hommes. Elles ont donc besoin d’épargner plus.
    • Fait : Une femme canadienne de 65 ans peut s’attendre à vivre encore 21,7 ans en moyenne; pour un homme, c’est 18,7 ans2.
  2. Les femmes gagnent généralement moins d’argent que les hommes. Elles en ont donc moins à mettre de côté pour la retraite.
    • Fait : En 2019, les travailleuses canadiennes gagnaient en moyenne 76,8 sous pour chaque dollar gagné par un homme3.

Comment les femmes peuvent-elles améliorer leurs finances?

Voici sept manières d’embrasser le féminisme financier, de surmonter les défis liés à l’épargne et de devenir autonome financièrement.

1. Améliorer votre littératie financière

L’objectif de la littératie financière est de savoir comment :

  • gérer ses finances personnelles;
  • surveiller ses dépenses;
  • investir intelligemment.

Plus vous en savez sur les produits, les concepts et les pratiques en la matière, meilleures seront vos décisions.

Pour vous améliorer, commencez par vous informer sur les finances personnelles, même seulement pour quelques minutes ici et là. Vous gagnerez en assurance, ce qui vous aidera à mieux gérer votre argent.

2. Commencer à épargner immédiatement

Plus vous commencez à épargner tôt, plus vos placements pourront fructifier à long terme. Vous pourrez ainsi augmenter vos chances de constituer une épargne substantielle. Effectivement, une épargne précoce et régulière est la clé d’un plan financier réussi.

Vous voulez savoir comment atteindre vos objectifs?

Utilisez notre outil Brillant départ

Puis, trouvez un conseiller pour examiner ensemble vos résultats.

3. Établir un plan

Malheureusement, la plupart des Canadiens n’ont pas de plan financier. Mais ceux qui en ont un rapportent un niveau de bien-être plus élevé que ceux qui n’en ont pas.

Vous n’avez pas de plan financier? Aucun problème. Un conseiller peut vous aider :

  • à définir des objectifs d’épargne et de retraite;
  • à créer un plan adapté à vos objectifs;
  • à choisir des placements selon votre niveau de tolérance au risque.

4. Trouver un conseiller qui vous comprend

Il est important de trouver un conseiller qui vous convient. Après tout, vous devez travailler avec quelqu’un en qui vous avez confiance.

Pour trouver chaussure à votre pied, commencez par dresser la liste de vos besoins en matière de planification, en fonction de votre personnalité. Lorsque vous rencontrerez des conseillers, portez attention aux éléments suivants :

  • Le conseiller vous écoute-t-il?
  • Le conseiller comprend-il vos aspirations et vos projets pour l’avenir?
  • Le conseiller accorde-t-il autant d’importance à vos idées, à vos questions et à vos préoccupations qu’à celles de votre partenaire?

Si vous avez déjà un conseiller, mais que vous ne vous sentez pas à l’aise avec lui, sachez que vous pouvez aller voir ailleurs. Le rôle du conseiller est de vous guider. Le plan que vous construisez pour le présent et le futur doit donc être un projet commun.

5. Adhérer à un régime d’épargne avec prélèvements automatiques

Mettez en place un programme de prélèvements automatiques ou de retenues salariales afin de cotiser à un :

Ainsi, au lieu d’attendre la date limite annuelle pour cotiser à votre REER, vous donnez le temps à vos placements de fructifier. De plus, les fonds versés dans votre REER seront à l’abri de l’impôt jusqu’à leur retrait. Autrement dit, vous n’avez pas à payer d’impôt sur ces sommes tant que vous ne les retirez pas. Enfin, quand vous déciderez de les utiliser à votre retraite, votre revenu imposable sera normalement inférieur à celui de vos années actives.

6. Maximiser les cotisations à votre REER

Vous trouverez votre plafond de cotisation au REER dans l’Avis de cotisation que vous a fait parvenir l’Agence du revenu du Canada. Vos droits de cotisation inutilisés peuvent être reportés chaque année. Avez-vous versé autant que vous le pouviez au cours des dernières années? Si ce n’est pas le cas, il n’est pas trop tard.

Vous pouvez même envisager de demander un prêt qui vous aiderait à maximiser vos cotisations au REER. Mais vérifiez d’abord si vous serez capable de rembourser rapidement ce prêt. Utilisez notre calculateur de prêt REER pour voir si c’est faisable. Ensuite, parlez à un conseiller pour examiner vos options.

Comment vos cotisations au REER affectent-elles votre épargne-retraite?

Utilisez notre calculateur REER pour le savoir.

7. Économiser pour votre congé de maternité – et bien plus!

La décision d’avoir des enfants revêt une grande importance, tant sur le plan émotionnel que financier. C’est vrai pendant le congé maternité, comme pour les années suivantes.

Pendant la première année et le congé parental, vous pourriez avoir des difficultés financières. Bien qu’on profite de congés de maternité au Canada, l’assurance-emploi (AE) ne couvre pas tout. De plus, très peu d’employeurs comblent l’écart entre les prestations de l’AE et votre salaire habituel. Puisque les versements de l’AE sont limités à 55 % ou à 33 %* de votre salaire, il pourrait y avoir un important manque à gagner. Vous devrez donc piger dans votre épargne pour compléter les prestations d’AE.

Si vous prévoyez avoir un enfant toute seule, pensez que votre salaire sera réduit pendant un an ou plus. Un conseiller peut vous aider à calculer les coûts supplémentaires associés au fait d’avoir un enfant.

Si vous fondez une famille avec votre partenaire, ayez ensemble une conversation honnête sur la question des finances familiales. La décision de fonder une famille ne devrait pas forcément affecter plus les finances d’un parent que celles de l’autre. 

Un conseiller peut vous suggérer des tactiques pour compenser votre réduction salariale. Par exemple :

  • Votre partenaire pourrait cotiser à votre REER pendant la période où votre salaire est réduit. Vous pourriez aussi ouvrir un REER de conjoint, auquel le partenaire qui gagne le plus cotise pour celui qui gagne le moins. Voilà qui vous aidera à réduire vos impôts et à préparer l’avenir.
  • Vous pourriez vous ouvrir un compte d’épargne libre d’impôt (CELI), dans lequel vous pigerez si vous devez prendre un congé parental, par exemple. Si vous mettez de l’argent de côté, vous aurez moins besoin de puiser dans votre épargne-retraite. (Une décision qui vient avec des coûts cachés.)

En plus du congé parental de 12 à 18 mois, il faut penser aux coûts liés au fait d’élever un enfant. On estime qu’un enfant coûte environ 13 000 $ par an (pour les 18 premières années). Il s’agit là des frais de garde, d’habillement, de soins personnels, de nourriture, etc. Et c’est sans parler des frais de scolarité postsecondaire. Pour réussir à payer tout cela, songez à ouvrir un régime enregistré d’épargne études (REEE). Si vous le faites très tôt, dès la naissance du bébé par exemple, vous profiterez d’un des programmes gouvernementaux les plus généreux.

Un conseiller peut vous aider à trouver ce qui est le plus adapté à votre situation familiale. Trouvez un conseiller.

*(Selon la durée de votre congé et à concurrence d’un montant déterminé.)

 

Besoin d’aide pour y voir plus clair?

Un conseiller peut vous aider à bâtir un plan solide pour atteindre vos objectifs.

Cet article ne vise qu’à fournir des renseignements d’ordre général. La Sun Life du Canada, compagnie d’assurance-vie n’offre pas de conseils juridiques, comptables ou fiscaux ni d’autres conseils professionnels. Au besoin, veuillez consulter un professionnel spécialisé qui fera un examen approfondi de votre situation juridique, comptable et fiscale.

Sources :

1 FP Canada,  Financial Independence survey, 2018. ( anglais seulement)

2 Statistiques Canada, CANSIM Table 053-0003.

3 Fondation canadienne des femmes, L’écart salarial entre hommes et femmes au Canada : les faits, 2018.