Éducaloi est un organisme de bienfaisance qui explique, dans les mots de tous les jours, les droits, les obligations et divers aspects juridiques qui touchent le quotidien des Québécois. La Sun Life est fière de collaborer avec Éducaloi, car en matière de droit tout comme pour la gestion de ses finances personnelles, Savoir, c’est pouvoir!

Malgré la pandémie et avec la reprise progressive des activités économiques, votre ado pourrait trouver un emploi pour l’été. Commis d’épicerie, travailleur agricole, livreur, animateur de camp de jour… Quel que soit son poste, des conditions minimales de travail sont prévues par la loi. Voici quelques rappels pour vous assurer que ces conditions sont respectées.

1. Comprendre les différents salaires minimums

Le salaire minimum au Québec est de 13,10 $ l’heure. Pour les salariés à pourboire, il est de 10,45 $ l’heure. En cette période où les bars et les salles à manger de restaurants sont fermés, un ado pourrait tout de même avoir un emploi à pourboire – par exemple s’il travaille en cuisine ou fait des livraisons.

Si votre ado est embauché pour cueillir des petits fruits, il sera rémunéré au rendement. Depuis le 1er mai 2020, le salaire est de 3,89 $/kg pour les framboises et de 1,04 $/kg pour les fraises.

Attention : si votre enfant effectue un stage dans le cadre d’une formation reconnue par un établissement scolaire, son employeur n’est pas tenu de lui payer le salaire minimum.

Le temps de formation, c’est du temps payé!

Le temps consacré à apprendre le métier, c’est du temps de travail. Il doit donc être payé comme les heures normales de travail. C’est valable, que la formation ou la période d’essai se passe en milieu de travail ou à distance.

2. COVID-19 et bonification des salaires

Plusieurs mesures ont été prises en réponse à la crise sanitaire, notamment pour bonifier les salaires des employés de secteurs essentiels. Si votre ado travaille par exemple dans une épicerie ou une pharmacie, il peut demander une prime de 100 $ par semaine si son salaire hebdomadaire est de 550 $ ou moins. Cette prime est versée par Revenu Québec pour un maximum de 16 semaines, que votre ado travaille à temps plein ou à temps partiel.

Une aide de 100 $ par semaine est aussi prévue pour les travailleurs agricoles qui travaillent 25 heures ou plus par semaine. Pour que votre enfant en bénéficie, informez-vous auprès du centre d’emploi agricole de votre région.

3. Qui doit payer l’uniforme de l’employé?

Il est possible qu’un employeur demande à ses salariés de porter une tenue particulière. Par exemple, il pourrait demander que tous ses employés portent des pantalons et des souliers noirs. Si votre ado est payé au salaire minimum, c’est l’employeur qui doit fournir gratuitement les vêtements exigés. S’il est payé au-delà du salaire minimum, son employeur peut retenir un montant sur son salaire pour acheter le vêtement. Mais le montant retenu ne doit pas réduire son salaire sous le salaire minimum. Pour les salariés à pourboire, c’est le taux horaire général de 13,10 $ l’heure qui doit être pris en compte pour faire ce calcul.

Certains employeurs imposent un uniforme avec, par exemple, le nom ou le logo de l’entreprise dessus. Dans ce cas, l’employeur doit toujours fournir gratuitement ce genre d’uniforme. 

4. Qui paye pour les erreurs de l’employé?

Au travail, personne n’est à l’abri d’une erreur. Que l’on pense à une erreur de caisse, ou encore de la vaisselle brisée. Cela fait partie du fonctionnement normal d’une entreprise, et ces dépenses doivent être prévues par l’employeur. Il ne peut donc pas retenir ces montants sur le salaire de ses employés.

Attention si les erreurs se multiplient ou que votre ado est particulièrement négligeant. Dans un tel cas, alors oui, l’employeur pourrait lui demander de le rembourser pour les erreurs commises!

5. Si votre ado ne trouve pas d’emploi ou a perdu celui qu’il avait

La fermeture des bars et des salles de restaurant partout au Québec peut créer une exceptionnelle pénurie d’emplois estivaux. Il est donc possible que votre ado ne trouve pas d’emploi. Pour y répondre, le gouvernement fédéral a mis en place la Prestation d’urgence canadienne pour les étudiants (PCUE). Rendez-vous sur le site web de l’Agence du revenu du Canada pour connaître les conditions d’admissibilité à cette prestation.

Votre ado pourrait aussi être admissible à la Prestation canadienne d’urgence (PCU) s’il était salarié à temps partiel et qu’il a perdu son emploi en raison de la COVID-19. Cette prestation s’élève à 2 000 $ par mois.

On peut demander ces deux prestations sur le site de l’Agence du revenu du Canada.