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Le point sur les marchés – T2: La pandémie a eu un effet déterminant sur l’économie mondiale

Les entreprises ont commencé à rouvrir et les marchés boursiers ont rebondi. Mais la COVID-19 représente-t-elle toujours un risque pour l’économie mondiale?

Faits saillants

  • La réouverture de l’économie a commencé au cours du dernier mois à l’échelle internationale. Toutefois, les entreprises et les emplois avaient déjà ressenti le contrecoup des bouleversements causés par les mesures de confinement.
  • Les actions en Bourse ont pour leur part, récemment joui d’une hausse.
  • Les taux d’intérêt autour du globe sont demeurés bas.

Composer avec une crise sans pareille

Au premier trimestre* de 2020, la COVID-19 a forcé les gouvernements à fermer leurs économies afin de protéger la santé de leurs citoyens. Parmi ces mesures, on retrouvait des « fermetures planifiées » de l’économie visant à contenir la propagation du virus.

Au deuxième trimestre, les gouvernements ont tenté de trouver un équilibre entre les mesures de confinement et la réouverture de l’économie mondiale.

(*Le premier trimestre fait référence aux mois de janvier, février et mars. Le deuxième trimestre fait référence aux mois d’avril, mai et juin.)

Après des semaines marquées par une activité économique restreinte et l’immobilisation de la population, invitée à demeurer cloîtrée, les gouvernements ont graduellement levé les restrictions mises en place. Toutefois, lorsque le nombre de cas de COVID-19 a recommencé à grimper dans certaines régions, ces restrictions ont dû être réinstituées.

Bien que la réouverture de l’économie ait suscité l’optimisme quant à une reprise des marchés financiers mondiaux, de nombreux défis se posaient toujours. Comme les économies s’étaient arrêtées, bon nombre d’entreprises ont perdu des affaires ou ont dû fermer au cours du trimestre. Cela a entraîné une hausse des chiffres du chômage dans le monde entier.

Pour répondre à cette conjoncture, les gouvernements ont apporté de l’aide financière aux entreprises et aux particuliers. Dans de nombreux pays, le ralentissement de l’activité économique et la faiblesse du marché pétrolier ont eu des répercussions négatives sur l’inflation (hausse du prix des biens et des services).

Redressement des marchés boursiers et rebond du prix du pétrole

Pendant cette période, les principaux marchés boursiers mondiaux ont affiché des gains, portés par l’espoir des investisseurs d’une reprise économique imminente. De l’avis de plusieurs, les mesures prises par les gouvernements et les banques centrales – y compris la baisse des taux d’intérêt – allaient encourager l’économie à reprendre du poil de la bête.

En d’avril, le prix du pétrole a dégringolé en raison de l’augmentation de l’offre et de la faible demande due aux arrêts de production. Toutefois, le prix du pétrole s’est remis sur pied quelque peu pour terminer le deuxième trimestre en meilleure forme, en raison de la réduction de la production venant de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Par ailleurs, la réouverture des économies a également alimenté la demande de pétrole. Le consensus voulait par ailleurs que les gens se montrent davantage prêts à reprendre le volant ou à voyager par avion.

Le secteur américain des technologies de l’information a progressé pendant le trimestre, un grand nombre d’entreprises ayant tiré parti du fait que les gens travaillaient de la maison.

Une dose d’optimisme pour l’économie canadienne?

L’économie du Canada a connu un ralentissement important au premier trimestre. L’activité économique, y compris l’investissement des entreprises, a ralenti en raison de la pandémie.  De plus, les dépenses des ménages ont rapidement diminué. Comme l’économie canadienne dépend fortement du secteur de l’énergie, la faiblesse du prix du pétrole n’a en rien arrangé la situation.

À la lumière de ce ralentissement économique, la Banque du Canada (BdC) a réduit son taux directeur, le faisant passer de 1,75 % à 0,25 %. Un taux qu’elle a maintenu tout au long du deuxième trimestre.

Lors de sa dernière rencontre du deuxième trimestre portant sur ses politiques monétaires, la BdC affichait cependant un certain penchant positif, laissant entendre que l’économie canadienne pourrait renouer avec la croissance au troisième trimestre* de 2020.

(*Le troisième trimestre fait référence aux mois de juillet, août et septembre.)

Le taux d’inflation au pays a fléchi au deuxième trimestre, conséquence du recul des prix à la consommation en avril alors que la majorité de la population confinée réduisait ses dépenses et que les entreprises fermaient leurs portes.

L’économie a perdu un grand nombre d’emplois à cause de la pandémie. Le taux de chômage a atteint son niveau le plus élevé depuis 1976. Notons toutefois qu’avec l’arrivée des mesures de réouverture en mai, le nombre d’emplois au Canada a légèrement augmenté.

Perspectives économiques : à quoi pourrait ressembler l’avenir?

Les économies rouvrent à nouveau leurs portes et les investisseurs semblent plus optimistes. Il n’en reste pas moins que la COVID-19 représente toujours un danger important pour l’économie mondiale.

Une deuxième vague de COVID-19. Une deuxième vague du virus mettrait fortement en péril tout redressement économique entamé. Une telle éventualité pourrait forcer les gouvernements à fermer de nouveau certains secteurs de leur économie. À la fin du deuxième trimestre, on observait une flambée de nouveaux cas dans certaines régions du monde.

Une dette élevée pourrait affecter la croissance économique. La faiblesse des taux d’intérêt et de l’inflation pourrait appuyer l’économie mondiale dans sa croissance. Mais on craint que le niveau d’endettement des consommateurs, des entreprises et des gouvernements soit trop élevé. Des niveaux d’endettement élevés pourraient nuire à la croissance économique à long terme.

Reprise de l’emploi. Si l’économie demeure anémique, la reprise de l’emploi pourrait tarder à se concrétiser. D’ailleurs, certains emplois pourraient bien ne jamais revenir, la survie de bon nombre d’entreprises et d’industries étant en jeu. Les faillites des particuliers et des entreprises pourraient également augmenter.

Désaccords commerciaux  entre les États-Unis et la Chine et Brexit. La persistance des désaccords commerciaux entre les États-Unis et la Chine risque de ralentir la croissance économique mondiale. Tous les regards seront rivés sur les élections américaines de novembre, dont les résultats auront des retombées certaines sur le commerce mondial. Les élections pourraient aussi avoir des conséquences néfastes sur la reprise économique américaine. Autre défi pour les marchés financiers mondiaux, notons le divorce du Royaume-Uni de l’Union européenne. Un Brexit à la dure pourrait avoir un impact négatif sur l’économie européenne.

À quoi ressemble l’avenir économique du Canada?

Au Canada, la faiblesse du marché de la main-d’œuvre pourrait freiner la croissance économique. Le niveau élevé de la dette des consommateurs et des gouvernements pourrait également ralentir l’économie.

Au troisième trimestre, nous croyons que la Banque du Canada maintiendra ses taux d’intérêt bas pour stimuler l’économie canadienne.

Selon nous, les prix du pétrole pourraient rester stables à mesure que la demande s’améliorera et que l’économie se rétablira. Les pays de l’OPEP semblent également décidés à maintenir la production pétrolière à des niveaux qui apporteront de la stabilité au marché du pétrole. Les investisseurs restent préoccupés par l’économie mondiale. Cette inquiétude pourrait causer de l’instabilité sur les marchés financiers, ce qui se révèle historiquement un avantage pour le prix de l’or.

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