Points saillants

  • L’économie mondiale a poursuivi son lent redémarrage au troisième trimestre*. Les affaires et l’emploi ont pris du mieux, mais la situation reste difficile.
  • La Bourse montrait un regain au début de la période, mais l’inquiétude quant à la pandémie a redonné un coup de frein aux marchés.
  • Les banques centrales du monde gardent leurs taux d’intérêt bas pour aider l’économie.

(* Un trimestre, c’est une période de trois mois. Le premier trimestre va de janvier à mars, le deuxième, d’avril à juin, le troisième, de juillet à septembre et le quatrième, d’octobre à décembre.)

La réaction mondiale à la pandémie

La pandémie de COVID-19 a secoué le monde au premier trimestre de 2020. Puis, il y a eu une période d’adaptation dans le trimestre qui a suivi. Au troisième trimestre, les questionnements se sont intensifiés. Les gens se demandaient ce qui allait arriver. Les marchés et l’économie de la planète ont suivi les conditions fluctuantes de chaque trimestre.

Voici ce qui s’est passé : les économies ont rouvert graduellement. Les affaires ont donc repris de la vigueur. La Chine a été parmi les premières nations à freiner la pandémie et à passer au déconfinement. Son économie a rebondi après une longue inactivité.

Les taux d’intérêt sont restés bas au troisième trimestre. Les banques centrales ont tenté de soutenir l’économie en ces temps difficiles.

La Réserve fédérale américaine a dit qu’elle laisserait l’inflation dépasser sa cible de 2 %. Elle espère que cette mesure aidera l’économie. Elle dit aussi que les taux d’intérêt pourraient rester bas encore un temps.

Le Royaume-Uni et l’Union européenne ont toujours du mal à s’entendre sur un accord commercial depuis le vote du Brexit. Les États-Unis et la Chine continuent leurs propres négociations commerciales.

Les marchés financiers se font le reflet d’une économie incertaine

Les actions ont gagné en valeur ces derniers temps dans la plupart des grands marchés. La reprise économique se poursuit, et les investisseurs reprennent espoir. Durant la pandémie, beaucoup de gens ont travaillé de la maison et magasiné en ligne. Et les grandes gagnantes sont les entreprises qui les ont aidés à le faire.

Les marchés financiers étaient vigoureux au troisième trimestre. Les conditions ont commencé à se stabiliser, alors les gens ont commencé à investir.

Les actions canadiennes ont connu une hausse. La demande a augmenté pour le pétrole et pour certains métaux comme l’or. Au début de l’année, les gens ont diminué leurs déplacements. Le prix de l’essence a baissé. Mais avec la reprise économique, la demande a remonté, et les prix aussi.

Le prix de l’or grimpe souvent lorsque les temps sont incertains. Même chose quand le dollar américain s’affaiblit par rapport aux autres monnaies. Dans plusieurs pays, le cours des obligations a monté tandis que les rendements ont baissé. Les marchés ont réagi au fait que l’inflation était moins forte que prévu.

Mais vers la fin de la période, les marchés ont cessé de faire des gains. Les investisseurs étaient plus inquiets de savoir comment le monde va se remettre de la pandémie. Ils craignaient aussi que le gouvernement américain réduise son aide économique. Les États-Unis sont l’un des pays qui ont présenté de vastes programmes de dépenses. Ces programmes avaient pour but de limiter les dommages de la pandémie pour l’économie.

L’économie canadienne est restée somme toute assez stable

L’économie du Canada a connu des coups durs au deuxième trimestre de 2020. Jamais les dépenses des ménages et l’investissement des entreprises n’avaient baissé aussi vite. L’activité commerciale a ralenti dans le monde entier. Beaucoup d’économies ont passé le gros du deuxième trimestre à l’arrêt.

Le Canada a continué de rouvrir des secteurs de son économie au troisième trimestre. La conjoncture s’est faite meilleure. La relance économique a revigoré l’industrie manufacturière. Les commerces de détail aussi, grâce à la hausse des ventes.

L’inflation au Canada est restée faible durant cette période. La Banque du Canada a tenu son taux directeur à 0,25 % pour un second trimestre de suite. Les taux d’intérêt au pays pourraient ne pas remonter avant que l’inflation le fasse aussi. Jusqu’ici, l’inflation est restée maîtrisée au Canada.

La hausse du prix de l’essence et des denrées a ralenti au troisième trimestre. La Banque du Canada a continué son rachat d’obligations pour aider les marchés à tourner. L’aide du gouvernement a été cruciale dans les efforts de relance post-pandémie.

Lors du même trimestre, le Canada a retrouvé beaucoup d’emplois perdus. La reprise économique a aidé le marché du travail. Toujours plus de gens retournent au travail à mesure que les entreprises rouvrent. Le chômage reste quand même pire qu’avant la pandémie.

Portrait économique du moment 

La pandémie menace toujours l’économie mondiale. Les cas se multiplient dans diverses régions du monde. Les gouvernements ont assoupli leurs mesures de confinement. Les gens se soucient moins de ne pas propager le virus. La possibilité d’une deuxième vague plonge donc les marchés mondiaux dans l’incertitude.

Le soutien des États et banques centrales du monde entier se poursuit. Le but est de donner confiance aux gens dans la reprise économique. Plusieurs craignent que ce soutien financier pousse les gouvernements à trop s’endetter. C’est en effet difficile pour eux d’encourager la reprise économique tout en limitant leurs dépenses.

À quels problèmes financiers le Canada doit-il s’attendre?

Le marché du travail canadien a pris du mieux, mais aura besoin que l’économie s’améliore encore pour redevenir vigoureux. Les prochains mois risquent aussi d’être durs pour les finances personnelles des Canadiens.

Le gouvernement compte réduire son soutien aux emprunteurs. Cette mesure apportera sans doute son lot de défis financiers. La réduction vise également les programmes de soutien aux sans-emploi. Là encore, la situation financière risque de se compliquer.

La Banque du Canada continuera possiblement de modérer ses taux d’intérêt au prochain trimestre. Elle vise 2 % d’inflation au pays. Les taux d’intérêt ont peu de chance de monter d’ici là. L’incertitude plane toujours sur l’économie. L’inflation pourrait prendre du temps à atteindre 2 %.

Le prix du pétrole pourrait encore fluctuer au prochain trimestre. Tout devrait dépendre en grande partie de la vigueur de la reprise économique. La demande pourrait baisser si cette reprise ne progresse pas comme prévu.

Enfin, si la pandémie se poursuit, certaines industries (transport aérien, hôtellerie, etc.) risquent d’en souffrir. Elles ont besoin de voir l’économie mondiale s’améliorer.

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