Faits saillants

  • Les marchés boursiers mondiaux ont fait des gains modestes durant le trimestre.
  • La vaccination de masse peut présager un retour graduel à la normale.
    • Au 31 mars, environ 590 millions de doses de vaccin contre la COVID-19 avaient été administrées dans le monde.1
  • L’accroissement de l’activité économique suscite des craintes quant à l’inflation.

Comment s’en tire le Canada?

Voici quelques faits saillants de l’économie nationale au premier trimestre de 2021 :

  • Le ratio dette-revenu des ménages a atteint 175 % au quatrième trimestre de 2020, contre 171 % au précédent.2
  • Le taux de chômage a chuté à 8,2 % en février 2021 grâce à la création de 259 000 emplois. C’est le taux le plus bas depuis mars 2020.3
  • Quarante pour cent des petits entrepreneurs croient qu’il faudra attendre encore un an avant le retour à la rentabilité.4

L’économie a-t-elle commencé à se relever?

Le Canada a quelque peu progressé au premier trimestre de 2021 grâce à la vaccination contre la COVID-19. Cependant, la majeure partie de l’économie est restée fermée durant cette période. Ainsi, l’activité économique était au ralenti un peu partout au pays. Mais dans certains secteurs, la propagation du virus s’est atténuée, et on a commencé à relâcher les restrictions.

D’autres pays ont rapporté une économie solide au quatrième trimestre de 2020.

  • Au Japon et en Chine, l’économie se portait très bien.
  • L’économie américaine a aussi progressé.
  • En Europe, elle était plus fragile.

Le gouvernement américain a instauré un soutien financier d’environ 1,9 billion de dollars américains au premier trimestre de 2021. Cela comprenait un versement direct de 1 400 $ US aux citoyens admissibles.

La plupart des banques centrales n’ont pas touché aux taux d’intérêt. Pourquoi? Elles ne croyaient pas que le rythme de croissance économique mènerait à une inflation plus élevée à court terme. Par contre, elles ont fait savoir qu’elles étaient prêtes à intervenir si l’inflation venait à poser problème.

Progression des marchés financiers

Dans le monde, les marchés boursiers ont affiché une légère progression:

  • Les trois principaux marchés boursiers américains ont connu une progression record.
  • Le marché des actions canadien a aussi progressé. C’est en partie grâce à la force des secteurs de la santé et de l’énergie.
  • Enfin, les marchés ont progressé dans la majeure partie de l’Asie et de l’Europe.

Le prix du pétrole a augmenté en raison de la réduction des stocks. Ces derniers ont diminué parce que la demande a augmenté, alors que la production demeurait sensiblement la même.

Le prix de l’or a diminué au cours du trimestre, étant donné la chute de la demande.

On semblait croire que l’économie était prête à se rétablir et que l’inflation remonterait aussi. Le rendement* des obligations d’État dans le monde a augmenté. Cette hausse a rendu les marchés boursiers un peu plus volatils.

(* Le « rendement », c’est ce que rapporte une obligation. Il dépend du taux d’intérêt de l’obligation et du prix d’achat.)

L’économie canadienne est plus forte

L’économie du pays a progressé depuis la dernière période mesurée au quatrième trimestre de 2020. Cette croissance n’était pas aussi grande qu’à la période précédente. Toutefois, elle demeurait meilleure que ce qu’avaient prédit la plupart des économistes.

Voici quelques faits saillants :

  • Immobilier. La hausse de l’investissement en immobilier et dans les entreprises a contribué à la croissance économique du Canada. L’activité dans ces domaines a été importante malgré les nouvelles mesures de confinement dans la majeure partie du pays.
  • Taux de chômage. Le taux de chômage du Canada a atteint son point le plus bas depuis mars 2020, car beaucoup d’emplois ont été créés.
  • Petites entreprises. Les petites entreprises ont encore de la difficulté, et beaucoup d’entrepreneurs ne croient pas retrouver la rentabilité avant 2022.
  • Taux d’intérêt. La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 0,25 %. Elle a aussi continué d’acheter des obligations pour soutenir l’économie. Vers la fin de la période, la Banque du Canada a annoncé qu’elle ralentirait peut-être bientôt l’achat d’obligations. Elle considère que l’économie n’a plus autant besoin de ce soutien qu’au début de la pandémie.
  • Taux d’inflation. Le taux d’inflation a crû au pays durant le trimestre. Cela est largement dû à la hausse du prix du pétrole. La demande chez les consommateurs canadiens a également augmenté. Le ratio entre la dette des ménages et leur revenu est donc légèrement plus élevé.
  • Rendement des obligations à long terme. Le rendement des obligations à long terme émises par le gouvernement du Canada a connu une hausse. Dans les marchés, on semble penser que l’économie se remettra rapidement. On semble s’attendre aussi à une inflation plus importante. Durant la période, le prix des obligations a donc diminué.

Quelles sont les perspectives économiques actuelles?

À quoi les investisseurs peuvent-ils s’attendre? Voici les principaux facteurs qui touchent l’économie mondiale et canadienne.

Vaccination Comme le nombre de personnes vaccinées augmentera en 2021, l’activité économique mondiale pourrait reprendre des forces.
Marché du travail Le marché du travail risque aussi de s’améliorer avec le renforcement de l’économie.
Pandémie La pandémie continue de représenter un risque pour l’économie mondiale. La propagation de nouvelles souches virales est préoccupante.
Inflation La plupart des gouvernements et banques centrales continuent de soutenir l’économie, mais guettent les signes d’une croissance de l’inflation. En effet, ce n’est généralement pas bénéfique pour la croissance économique.
Dépenses de consommation Beaucoup d’économistes s’attendent à une augmentation des dépenses de consommation si la propagation du virus ralentit. Étant donné que la pandémie a entraîné la fermeture d’une bonne partie de l’économie, beaucoup de gens ont épargné. Avec le rétablissement économique, on peut s’attendre à ce que les consommateurs dépensent une partie de cette épargne. La hausse des dépenses de consommation devrait contribuer à la santé économique.
Taux d’intérêt

Les taux d’intérêt au pays demeurent très bas. La Banque du Canada ne haussera probablement pas son taux directeur en 2021. Elle ne considère pas que l’économie canadienne gagnera en force très vite. Elle croit également qu’une hausse des taux d’intérêt pourrait nuire à l’économie.

Aux États-Unis, tout indique que la Réserve fédérale maintiendra un taux directeur proche de zéro pour un certain temps. Elle continue de surveiller de près l’inflation et l’emploi. Elle attend que les chiffres soient plus proches de ses cibles avant d’augmenter le taux directeur. La Réserve fédérale entend aussi donner plus de temps à l’économie pour se remettre des répercussions de la pandémie.

Dette à la consommation La dette à la consommation au Canada demeure élevée. La Banque du Canada juge cela préoccupant.
Prix du pétrole La hausse de la demande mondiale pourrait rester suffisante pour maintenir le prix du pétrole au prochain trimestre. Durant cette période, la production risque de rester au même niveau ou presque.
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1 Bloomberg (Anglais seulement)
2 Statistique Canada
3 Bloomberg (Anglais seulement)
4 Fédération canadienne de l’entreprise indépendante [FCEI] (Anglais seulement)

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