L’Observatoire de la prévention de l’Institut de Cardiologie de Montréal (ICM) fait partie de la Direction de la prévention de l’ICM.

 

L’ICM est un centre hospitalier ultraspécialisé en cardiologie voué aux soins, à la recherche, à l’enseignement, à la prévention, à la réadaptation, ainsi qu’à l’évaluation des nouvelles technologies en cardiologie. Constamment à l’avant-garde, l’ICM est un leader dans son domaine et joue un rôle de premier plan au Québec, au Canada et dans le monde.

Pratiquée de façon régulière, l’activité physique est l’une des habitudes de vie parmi les plus efficaces pour augmenter l’espérance de vie. Un bonus de 6 années qui est à votre portée.

La liste de ses bienfaits est très longue :

  • baisser la pression artérielle et du rythme cardiaque au repos
  • améliorer la glycémie et du taux de lipide (quantité de gras) dans le sang
  • normaliser l’indice de masse corporelle
  • améliorer le sommeil et
  • réduire le stress.

L’exercice, c’est un médicament miracle qui ne coûte rien. On serait fou de s’en passer!

Liens entre exercices et santé cardiovasculaire

Une recherche récente a suivi, pendant huit ans, plus de 120 000 patients. Durant cette période, près de 14 000 patients sont morts. Et devinez quoi? Les personnes qui avaient une meilleure capacité cardio-respiratoire avaient un taux de mortalité plus bas que la moyenne.

La beauté de la chose, c’est qu’on sait que la capacité cardio-respiratoire ne se détermine pas à la naissance. Elle se modifie avec le temps, selon le niveau d’entraînement.

À vous de faire les efforts afin d’atteindre et de maintenir un niveau élevé de condition physique.

Vivre plus longtemps grâce à l’exercice

Plus on s’active, plus on réduit les risques de mortalité de toutes causes, dont la maladie coronarienne, conclut une étude danoise datant de 2017.

Les résultats sont éloquents. Comparativement aux participants sédentaires, les participants qui faisaient de l’activité physique d’intensité légère ont augmenté leur espérance de vie de 2,8 ans. Ceux qui faisaient de l’activité physique d’intensité modérée l’ont vue augmenter de 4,5 ans et ceux qui faisaient de l’activité physique à haute intensité de 5,5 ans.

De quoi vous motiver à bouger!

Est-ce que trop, c'est comme pas assez?

Le surentraînement peut-il vous tuer à petit feu? C’est une question qui fait l’objet de débats scientifiques. Des études antérieures semblaient prouver que oui.

Or, une méta-analyse (une recherche qui combine les résultats de plusieurs recherches), publiée en octobre 2019, met fin à l’incertitude à ce sujet.

S’entraîner huit fois plus que la quantité d’exercice recommandée par la santé publique (soit de 90 minutes par semaine d’exercice de modéré à intense) n’a pas d’impacts négatifs sur la longévité. Autrement dit : on ne meurt pas de surentraînement.

On a toujours avantage, selon cette étude, à faire du sport en très grande quantité qu’à ne pas en faire du tout.

Par contre, l’entraînement à gros volume ne rehausse pas l’espérance de vie. Oui, plus on bouge, plus on réduit le risque de mortalité. Il y a toutefois des limites. Au-delà de 2 heures de course (ou l’équivalent) par semaine, le risque de mortalité se stabilise et ne diminue pas davantage.

Deux heures par semaine, c’est un temps d’exercice qui est à la portée de tout le monde. Prêts à relever le défi?

Bouger, c’est dans notre ADN

De nos jours, les Nord-Américains restent assis en moyenne 10 heures par jour sur 16 heures d’éveil. C’est beaucoup.

Ce n’est pas une bonne nouvelle, car le corps humain est conditionné pour faire beaucoup d’activité physique.

Des recherches sur les tribus modernes le prouvent. Les Hadza, un peuple de chasseurs-cueilleurs vivant en Tanzanie, font 14 fois plus d’activité physique d’intensité légère à modérée que les Nord-Américains. Sans surprises, ils souffrent très peu de problèmes cardiovasculaires.

Même constat chez les Chimanes, un peuple aborigène d’Amazonie bolivienne, réputés pour leur excellente santé cardiaque. Les Chimanes marchent jusqu’à 18 km par jour et ne consacrent que 10 % des heures d’éveil aux activités sédentaires, comparativement à plus de 60 % en Amérique du Nord.

Pourquoi ne pas vous inspirer de ces peuples?