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Protection vie

05 mai 2020

Tirez le maximum de votre assurance-vie au travail

L'assurance-vie offerte par l'employeur est un avantage social important. Découvrez comment l'optimiser.

Vos avantages sociaux comprennent-ils un régime d'assurance-vie collective? Si oui, c'est un bon début pour donner à votre famille une plus grande tranquillité d'esprit, surtout par temps incertains.

Si vous avez déjà un régime d'assurance-vie collective au travail, vous pouvez faire un pas de plus soit :

  • en souscrivant une assurance-vie facultative dans le cadre de votre régime collectif (si cela vous est offert)
  • ou en vous procurant une assurance individuelle qui s'ajoutera à votre couverture collective.

Nous avons demandé à un expert de nous indiquer la marche à suivre. Nous lui avons aussi demandé comment tirer le maximum de l'assurance-vie individuelle et/ou collective.

Mais voyons d'abord les ressemblances et les différences entre assurance collective et individuelle.

Comment l'assurance-vie individuelle et collective vous aident-elles?

Dans les deux cas, l'assureur verse une somme non imposable (capital-décès) aux bénéficiaires au décès de la personne assurée.

L'assurance-vie collective est le plus souvent temporaire. Elle est valide pour la période pendant laquelle on est couvert par l'employeur. L'assurance individuelle temporaire est valide pendant la période couverte par le contrat, tant que le titulaire paie la prime. (* La prime correspond aux frais mensuels ou annuels.)

Il y a plusieurs grandes différences entre les assurances temporaires collective et individuelle. Voici ce que vous devez savoir :

Quel est le montant et la durée de votre assurance-vie collective?

Les régimes collectifs offrent un montant de base souvent payé par l'employeur. « Il s'agit habituellement d'une prestation qui peut varier entre 25 000 $ et 75 000 $. Mais c'est parfois plus, explique Brent McKay, conseiller Financière Sun Life à Simcoe, en Ontario. Il arrive aussi que l'employeur verse une somme correspondant au salaire annuel. »

La police prend fin quand le titulaire :

  • atteint l'âge de couverture maximal
  • quitte l'entreprise – une transformation en police individuelle peut alors être possible.

Par exemple, la Sun Life permet à ses employés qui quittent leur emploi de transformer jusqu'à 200 000 $ du montant d'assurance-vie collective – 400 000 $ au Québec – en un contrat d'assurance-vie individuelle temporaire ou permanente.

Si la transformation se fait dans les 31 jours suivant la fin de la couverture collective, aucun examen médical ni questionnaire n'est demandé. On parle alors souvent de produits de continuité. Certains donnent jusqu'à 60 jours pour s'inscrire, sauf que l'assuré doit alors répondre à des questions d'ordre médical.

Est-il possible de bonifier une assurance collective avec une assurance-vie facultative?

Il est possible d'ajouter une assurance-vie facultative au montant de base du régime collectif, jusqu'à concurrence d'un montant donné. C'est alors l'assuré et non l'employeur qui doit payer la prime (frais mensuels ou annuels). De plus, comme l'assurance facultative est renouvelable annuellement, la prime pourrait changer d'une année à l'autre.

La prime d'assurance-vie facultative peut être réduite lorsque jumelée à un régime collectif, selon la situation du titulaire. Mais ce n'est pas toujours le cas. L'idéal, si vous songez à bonifier votre protection, c'est de parler à un conseiller. Il pourra vous aider à trouver l'option qui vous convient le mieux.

Quels sont les avantages de l'assurance individuelle?

Les régimes individuels sont transférables. Ils ne sont pas liés à l'emploi occupé. L'assurance appartient toujours au titulaire de la police, même s'il change d'emploi ou d'employeur.

Il existe un complément abordable aux régimes collectifs : l'assurance-vie temporaire. Les polices ont une durée définie, telle que 10 ou 20 ans, pendant laquelle la prime ne change pas.

Qu'arrive-t-il quand la police prend fin? Elle se renouvelle pour la même durée, mais la prime augmente. L'assuré peut renouveler la police chaque fois, jusqu'à l'âge maximal. Autre option : transformer son assurance temporaire en assurance permanente, sans avoir à présenter de renseignements médicaux.

L'assurance-vie permanente dure toute la vie, sans âge maximal. Comme l'assurance temporaire, elle prévoit le versement d'un capital-décès non imposable aux bénéficiaires.

Certaines assurances permanentes, comme l'assurance-vie entière, sont assorties d'une valeur de rachat qui peut augmenter avec le temps. Selon le type de police, le titulaire peut accéder à la valeur de rachat au moyen d'une avance ou d'un retrait.

Maintenant que les différences sont montrées, voici cinq trucs d'expert pour tirer le maximum d'un régime d'assurance-vie.

1. Bonifiez votre assurance-vie

En général, c'est une bonne idée d'avoir une assurance individuelle en plus d'une assurance collective. Pourquoi? Parce que la plupart des régimes collectifs versent :

  • soit un montant de base allant de 25 000 $ à 75 000 $ (ou plus);
  • soit une somme ponctuelle équivalant au salaire annuel.

La majeure partie du temps, le montant sera insuffisant pour maintenir le revenu familial annuel.

De combien de plus pensez-vous avoir besoin?

« Certains diront 10 fois le revenu, mais c'est trop général, soulève Brent McKay. Dans le domaine de l'assurance-vie, les besoins individuels varient trop pour qu'il y ait une règle universelle. Pour déterminer la couverture nécessaire, il faut d'abord tenir compte du revenu. Mais il y a aussi d'autres facteurs : le niveau d'endettement et le nombre d'enfants, par exemple. » (Sans compter que l'employeur peut limiter le montant d'assurance facultative de l'employé.)

Il faut aussi penser à l'utilisation du montant d'assurance. « Supposons que vous voulez que votre assurance-vie serve à payer les études de vos enfants, poursuit le conseiller. Aimeriez-vous qu'elle couvre quatre ans d'études ou juste une partie de la première année? »

C'est ici qu'il est utile de consulter un conseiller. Les professionnels vous poseront des questions comme celle-ci, qui aideront à fixer la somme dont vous avez besoin. Ils peuvent aussi vous éclairer sur les meilleures façons d'utiliser cette somme.

2. Désignez un deuxième bénéficiaire

« En général, les titulaires se contentent de nommer leur conjoint [comme bénéficiaire de leur assurance individuelle ou collective], constate Brent McKay. Peu de gens savent qu'ils peuvent désigner un deuxième bénéficiaire, ou bénéficiaire en sous-ordre. »

Si vous mourez en même temps que votre conjoint, l'argent de l'assurance-vie ira au bénéficiaire en sous-ordre, et non à votre succession. Si vous n'avez pas désigné de bénéficiaire en sous-ordre, alors le montant ira à la succession.

Votre succession comprend la majeure partie de vos avoirs financiers. Elle regroupe tous vos biens, comme votre maison, votre voiture et vos placements. Tant qu'il y a un bénéficiaire, l'assurance-vie ne fait pas partie de la succession, mais va directement au bénéficiaire.

Le versement direct au bénéficiaire limite les frais d'homologation qui seraient associés à la succession. En Ontario, par exemple, ces frais représentent près de 1,5 % de la valeur de la succession. À quelle somme correspond ce pourcentage? Environ 7 500 $ sur un montant d'assurance de 500 000 $, seulement parce que l'assuré n'a pas nommé de bénéficiaire. (Notez que les frais d'homologation s'appliquent à toutes les provinces sauf le Québec.)

3. Protégez vos finances pour ceux qui suivront

Les dettes et les impôts ne disparaissent pas au décès. C'est la succession qui doit les acquitter (sauf si la personne est en faillite à sa mort). Vos finances peuvent donc devenir un fardeau pour votre famille et vos proches. Voilà une autre raison de nommer un bénéficiaire de confiance pour votre assurance-vie. Le montant d'assurance sera à l'abri de vos créanciers, qui peuvent réclamer une part de la succession. Comme l'assurance-vie n'en fait habituellement pas partie, le capital-décès ira directement aux bénéficiaires.

Supposons que vous avez nommé votre conjoint et vos enfants comme bénéficiaires. Si vous mourez, ils recevront la totalité du capital-décès. Il n'y aura pas d'impôt sur la succession ni de frais d'homologation à payer.

Les bénéficiaires disposeront donc de plus d'argent pour :

  • rembourser vos dettes;
  • acquitter une lourde facture d'impôts;
  • payer le loyer, l'hypothèque ou d'autres frais de logement;
  • payer leurs études;
  • couvrir d'autres frais de subsistance.

Plus le montant que votre famille doit payer est élevé, moins le montant qu'elle touchera après l'homologation sera important. Autrement dit, nommer un bénéficiaire pour votre assurance-vie et prévoir le bon montant d'assurance peut maximiser la somme disponible pour couvrir les sommes dues.

4. Protégez-vous en cas de maladie grave

Une maladie grave peut vous prendre au dépourvu. Heureusement, grâce aux progrès de la médecine, les rétablissements sont nombreux, mais ils peuvent néanmoins être stressants et coûteux. La planification vous permet de faire face aux imprévus, y compris une maladie grave. Vous vous soucierez moins de vos finances et pourrez prioriser ce qui compte le plus : votre rétablissement.

L'assurance maladies graves (AMG) vous permet de protéger votre situation financière si vous recevez un diagnostic de maladie grave comme un cancer, un accident vasculaire cérébral ou la sclérose en plaques. Elle vous aide à faire face à ce qui suit :

  • la perte de revenu liée à une absence prolongée du travail pour vous ou un membre de votre famille qui vous procure des soins;
  • les déplacements vers les centres de traitement;
  • les médicaments pour lesquels vous n'êtes pas déjà couvert;
  • les dépenses quotidiennes imprévues ou celles liées au ménage pendant le rétablissement.

Si vous devez vous absenter du travail parce que vous êtes gravement malade, l'assurance maladies graves peut vous aider à poursuivre le remboursement de votre prêt hypothécaire ou de vos autres dettes. Vous n'aurez donc pas nécessairement à piger dans votre épargne personnelle ou de retraite.

Votre régime d'assurance collective offre peut-être une assurance maladies graves. Sinon votre conseiller peut vous aider à trouver une solution adaptée à vos besoins.

5. Réévaluez régulièrement la protection nécessaire

Enfin, il est important de vérifier périodiquement que votre montant d'assurance répond toujours à vos besoins. À chaque renouvellement de vos garanties, pensez à vérifier que la protection fournie par votre assurance collective vous convient toujours.

« La période de renouvellement annuel de l'assurance-vie collective est un bon moment pour revoir le tout. Même chose quand vous franchissez une grande étape, comme un mariage, l'achat d'une maison ou l'arrivée d'un enfant. »

Enfin, discutez régulièrement avec votre conseiller pour faire le point sur votre situation et confirmer que vos plans financiers vont dans la bonne voie.

En savoir plus :

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