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Épargne et retraite

23 août 2019

Les femmes et l’argent : une histoire en transition

Les femmes ont-elles plus de mal que les hommes à gérer leur argent? On prend le pouls des finances au féminin.

Béatrice Bernard-Poulin parle aux femmes de finances sur son blogue, Blogue de Béatrice. Sa promesse? Prouver qu’on peut en faire bien plus que l’on croit avec son budget. Pourtant, elle n’est pas planificatrice, mais bien journaliste de formation. Elle le fait, entre autres, pour contrer la pensée trop courante que ‘C’est plate les finances!’. « C’est pas plate, les finances, mais c’est vrai qu’il y a des concepts compliqués. Et certains sites peuvent adopter un ton moralisateur. C’est pourquoi je fais autrement. Je parle au JE, j’expose mes propres apprentissages et mes propres vulnérabilités face à l’argent. On évolue ensemble, mes lectrices et moi » raconte la jeune trentenaire.

Les finances peuvent représenter un défi pour plusieurs Canadiennes. La thèse de Béatrice, c’est que s’occuper de ses finances, c’est de faire de l’argent une source de facilité et de liberté plutôt qu’une source de stress.

Et les femmes, qui vivent plus longtemps que jamais et plus longtemps que les hommes, doivent impérativement s’occuper de leurs finances.

L’enjeu particulier des femmes

Selon Statistiques Canada et les données de l’Enquête canadienne sur les capacités financières, les femmes affichent des scores en littératie financière plus faibles que ceux des hommes. Elles font également moins confiance aux compétences financières qu’elles possèdent déjà.

Cette confiance et compétence sont importantes pour la suite : plus on s’y connait en finances, plus on tend à prendre des bonnes décisions financières. Sans surprise, Statistique Canada dévoile que « les personnes ayant de plus grandes connaissances financières sont plus susceptibles de planifier leur retraite et d’accumuler (…) plus de richesse.À l’inverse, les personnes ayant des connaissances financières moindres tendent à emprunter davantage, déclarent souvent un niveau d’endettement excessif et empruntent sur leurs comptes de pension. »

S’intéresser aux finances est d’autant plus essentiel pour les femmes car elles vivent plus longtemps. En moyenne, une Canadienne peut s’attendre à vivre environ 4 ans de plus qu’un homme. Elle sera donc à la retraite plus longtemps. Et ses économies peuvent être amputées par le fait qu’elle ne serait pas toujours de façon continue sur le marché du travail. Et même lorsqu’elles travaillent, les femmes gagnent encore moins que les hommes. Le revenu personnel moyen des femmes était de 35 300$ en 2015, contre 51 400$ pour les hommes.

Établir un climat de confiance

Karine Leduc est conseillère en sécurité financière à la Sun Life. Sa clientèle à Granby compte une bonne proportion de femmes. Et la croyance populaire voulant que les femmes ne s’intéressent pas à leurs finances? Elle n’y croit pas. « Ce sont même plus souvent les femmes qui appellent pour prendre le premier rendez-vous. Elles s’occupent déjà de leur maisonnée et du budget. Souvent, elles ne s’y connaissent pas bien en finances. Mais elles veulent être bien conseillées. »

Et quand elle entend que les finances, c’est plate, Mme Leduc comprend. « Je leur réponds : ‘T’as raison! Moi aussi je trouvais ça plate avant.’ C’est vrai que ça peut être lourd quand on commence à lire là-dessus. C’est à ce moment que je réitère l’importance d’être bien conseillée, de soigner ses finances et les impacts à long terme de ne pas s’en occuper. »

Mme Leduc n’ajuste pas son discours pour les femmes; elle l’adapte à chaque client selon sa situation. « Mes clientes souhaitent un plan plus précis de leurs finances que les hommes. Ce plan gagne à être mis à jour régulièrement, une ou deux fois par année. Pour les femmes vivant seules, le lien de confiance que j’établis avec elles est encore plus important. »

Apprivoiser l’argent, une dépense à la fois

Mme Bernard-Poulin multiplie les initiatives sur son blogue pour démocratiser les finances. Ainsi, elle lançait en 2019 L’Année qui compte, un programme par abonnement de trois mois pour aider les Québécoises à mieux s’organiser financièrement. (Il sera possible de s’abonner en 2020). « Je parle aux femmes qui veulent reprendre le contrôle sur leurs finances, ou les apprivoiser si c’est quelque chose qui leur fait peur. Tout le monde veut vivre une vie remplie, qui lui ressemble. Et pour vivre la vie qu’on veut, c’est moins une question d’argent que d’une question de choix. Qu’est-ce qui te rend heureuse? Combien te coûte ta vie? De combien peux-tu réduire tes dépenses sans couper dans ton bonheur? », illustre la blogueuse. Parler d’argent en terme du bonheur qu’il peut offrir, c’est drôlement plus attirant.

Des conseils qui s’appliquent aux femmes de tout âge

  1. Commencez à épargner tout de suite. Plus tôt vous commencerez à épargner, plus vos placements pourront profiter d’une croissance à long terme, ce qui augmentera vos chances de vous constituer une épargne confortable.
  2. Établissez un programme d’épargne avec prélèvements automatiques. Ouvrez un compte d’épargne avec prélèvements automatiques ou adoptez un programme de retenues salariales en vue de cotiser à un régime de retraite d’employeur ou à un régime enregistré d’épargne-retraite (REER). Ainsi, plutôt que de ne cotiser que juste avant l’échéance annuelle, vous investirez votre argent plus tôt et bénéficierez de plus de temps pour faire croître cette épargne. En outre, les fonds détenus dans votre REER sont à l’abri de l’impôt; vous n’aurez pas à payer d’impôt jusqu’à ce que retiriez l’argent, vraisemblablement après que vous aurez pris votre retraite et que votre revenu imposable (et le pourcentage que vous payez en impôt sur le revenu) sera moins élevé qu’aujourd’hui.
  3. Maximisez votre REER. Notez le montant de vos droits de cotisation indiqué sur l’Avis de cotisation que l’Agence du revenu du Canada vous envoie après la production de votre déclaration de revenus. Les droits de cotisation inutilisés peuvent être reportés d'une année à l'autre. Utilisez-les donc pour maximiser vos cotisations. Vous pourriez aussi obtenir un prêt REER de rattrapage, mais n’empruntez qu’un montant que vous êtes certaine de rembourser en peu de temps, comme, par exemple, le montant de votre remboursement d’impôt prévu.
  4. Dressez un plan.Un conseiller peut vous aider à dresser un plan  qui vous aidera à atteindre vos objectifs en matière d’épargne-retraite. En outre, il peut vous aider à choisir des placements en fonction de votre degré de tolérance aux risques -- faible, moyen ou élevé -- ce qui vous permettra de constituer et de conserver un portefeuille qui correspond à votre profil.
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