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Épargne et retraite

16 avril 2019

Comment conserver une plus grande partie de votre revenu de retraite et payer moins d’impôt

Vous souhaitez obtenir un maximum de revenu de retraite à partir de votre épargne? Il vous faudra une stratégie qui tienne compte de l’impôt.

Félicitations! Vous avez consciencieusement planifié votre retraite et vous êtes en bonne voie de réaliser vos objectifs d’épargne. Cependant, la planification de l’épargne n’est qu’un des deux volets de la préparation de la retraite. L’autre volet consiste à planifier la somme dont vous disposerez pour vos dépenses. Autrement dit, vous devez élaborer une stratégie qui vous permettra de tirer le revenu de retraite le plus élevé possible de vos économies.

Comment? Notamment en tenant compte de l’impôt, c’est-à-dire en envisageant votre plan de revenu de retraite sous l’angle fiscal.

Tout d’abord, l’impôt fonctionne d’une manière un peu différente à la retraite. Tout comme le revenu d’emploi, la majorité des sources de revenu de retraite sont imposables. Ceci comprend les prestations du Régime de pensions du Canada (RPC)/Régime de rentes du Québec (RRQ), de la Sécurité de la vieillesse (SV) et du régime de retraite de votre employeur, ainsi que le revenu provenant des rentes et des fonds enregistrés de revenu de retraite (FERR) – mais pas les retraits de votre compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Cependant, si votre revenu de retraite dépasse un certain niveau, le gouvernement vous demandera de remettre une partie ou même – si votre revenu est suffisamment élevé – la totalité de vos prestations de la SV. Par ailleurs, en règle générale, après le 31 décembre de l’année de votre 71e anniversaire, vous ne pourrez plus réduire votre revenu imposable au moyen de cotisations à un régime enregistré d’épargne-retraite (REER).

La façon dont vous payez l’impôt change elle aussi à la retraite. Tant que vous travaillez, votre employeur retient probablement l’impôt «à la source» – directement de votre paie avant que celle-ci soit versée dans votre compte bancaire. Par contre, une fois que vous êtes à la retraite et ne recevez plus de paie, plusieurs options s’offrent à vous pour payer vos impôts :

  • Vous pouvez prendre des dispositions pour que l’impôt soit retenu à la source sur les sommes que vous recevez du régime de votre employeur, du RPC/RRQ et de la SV.
  • L’impôt sur vos revenus de placement, de location, de travail autonome ou certaines prestations de retraite peut être payé par acomptes périodiques.
  • Vous pouvez attendre de préparer vos déclarations de revenu pour savoir combien vous devez. Cependant, sachez que si vous devez plus de 3 000 $ d’impôt fédéral (1 800 $ pour les résidents du Québec), l’Agence du revenu du Canada (ARC) exigera que vous versiez des acomptes périodiques. Relativement à l’impôt provincial ou territorial, les seuils varient selon l’endroit où vous habitez.

Heureusement, vous pouvez tirer parti de stratégies de retrait et de déductions fiscales liées à la retraite pour garder la plus grande part possible de votre argent.

Stratégie no 1 : Retraits stratégiques

Comme bien des gens, vous aurez sans doute plusieurs sources de revenu de retraite. En plus du RPC/RRQ et de la SV, il peut s’agir notamment d’un régime de retraite d’employeur, de rentes, de FERR, d’un CELI, de biens locatifs ou de produits à intérêt garanti comme des CPG. Pour payer le moins d’impôt possible, vous pouvez planifier l’ordre dans lequel vous tirerez un revenu de ces sources et combien vous prendrez de chacune.

N’oubliez pas que votre situation est unique. Souvent, des conseils judicieux peuvent faire toute la différence. Un conseiller d’expérience peut faire les calculs selon différents scénarios pour déterminer la stratégie de retrait qui convient le mieux à votre cas. Par exemple, votre conseiller peut vous aider à décider quand commencer à recevoir un revenu du RPC/RRQ et des régimes de retraite privés et comment effectuer des retraits de vos placements imposables.

Si vous détenez de multiples placements imposables, des retraits proportionnels pourraient se révéler avantageux : vous pourriez retirer un montant déterminé de chaque source en fonction de sa part du total de vos économies. Souvent, cette stratégie permet d’étaler et de réduire l’impact fiscal des retraits, faisant ainsi durer votre épargne plus longtemps. Là encore, votre conseiller peut vous aider à faire un choix éclairé.

Stratégie no 2 : Fractionnement du revenu

Les couples peuvent fractionner jusqu’à 50 % de leur revenu de retraite admissible pourvu que le membre du couple qui transfère un revenu à l’autre ait au moins 65 ans durant l’année. Ceci peut entraîner une économie d’impôt significative si un des membres du couple a un revenu beaucoup plus élevé que l’autre. De plus, le pourcentage de fractionnement n’a pas à être le même chaque année. Ceci vous apporte une certaine souplesse. Pour vous assurer de fractionner votre revenu de la bonne façon, n’oubliez pas d’obtenir des conseils fiscaux indépendants.

Stratégie no 3 : Souscrire une rente

Si vous craignez que vos économies de retraite s’épuisent, songez à en utiliser une partie pour souscrire une rente. Une rente viagère vous procurera un revenu de retraite fiscalement avantageux pendant le reste de votre vie, tandis qu’une rente à «terme fixe» vous sera versée pendant une certaine période (30 ans, par exemple). L’une comme l’autre étale le revenu provenant de vos économies de retraite pour vous permettre de payer moins d’impôt chaque année. Si vous souscrivez une rente avec des fonds «non enregistrés» (provenant de placements hors REER ou d’un compte d’épargne, par exemple), seule une partie du revenu que vous en tirez est imposable (le montant imposable et le moment de l’imposition dépendent du traitement fiscal auquel la rente est admissible). Si vous souscrivez une rente avec des fonds provenant d’un REER ou d’une autre source enregistrée, le revenu que vous en tirez est entièrement imposable l’année où vous le recevez. Si les fonds proviennent d’un REER, la Loi de l’impôt sur le revenu prévoit aussi la durée du terme fixe d’une rente à terme fixe et la période de garantie d’une rente viagère.

Stratégie no 4 : Profiter des allégements fiscaux

De même que vous profitez sans doute de divers crédits et déductions d’impôt pendant que vous travaillez, vous devez veiller à tirer parti de ceux qui sont offerts aux retraités. Par exemple, vous pourriez avoir droit au crédit d’impôt pour revenu de pension si vous avez reçu des revenus de pension, de pension de retraite ou de rente admissibles autres que les prestations du RPC/RRQ et de la SV. Ce crédit peut vous faire économiser environ 300 $ d’impôt fédéral, et peut-être davantage en impôt provincial ou territorial selon votre province ou territoire de résidence. Selon votre situation, d’autres crédits pourraient réduire vos impôts :

  • Montant en raison de l’âge
  • Crédit d’impôt pour l’accessibilité domiciliaire
  • Crédit d’impôt pour frais médicaux
  • Crédit d’impôt pour personnes handicapées

Un comptable peut vous aider à vous y retrouver dans la longue liste des déductions et crédits d’impôt fédéraux admissibles et à trouver des façons de payer moins d’impôt provincial, comme la Subvention aux personnes âgées propriétaires pour l’impôt foncier de l’Ontario.

Une stratégie fiscale bien ficelée peut contribuer à faire durer votre argent aussi longtemps que vous en aurez besoin. Pour obtenir des conseils de gestion du revenu de retraite adaptés à vos ressources et à vos objectifs personnels, parlez à un conseiller.

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