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Épargne et retraite

04 juillet 2019

50 ans et peu d’épargne-retraite? Voici comment vous reprendre

Si la cinquantaine sonne et qu’on a négligé notre retraite, est-ce trop tard? Voici quelques conseils éclairés pour maximiser les années d’épargne restantes.

En l’espace de quelques décennies, l’espérance de vie dans les pays occidentaux a fortement augmenté. Aujourd’hui, une femme a 1 chance sur 2 de dépasser l’âge de 90 ans. Pour un homme, c’est 1 chance sur 3. Autant dire qu’on risque de passer pas mal de temps à la retraite!

D’où l’importance de bien s’y préparer. «À la retraite, l’argent n’est pas renouvelable», rappelle Suzie Labbé, conseillère en sécurité financière, Pl. Fin. à la Sun Life. Il faudra alors vivre sur nos acquis. Et si on a été un peu trop cigale et pas assez fourmi? Si on a négligé (trop) longtemps l’épargne pour la retraite? Suzie Labbé propose un plan en trois étapes :

1. Faire un budget

Qu’arrive-t-il si l’on n’a pas été prévoyant et que l’on se ressaisit subitement dans la cinquantaine? «Peu importe l’âge, la première chose à faire est de s’asseoir avec un planificateur financier et de préparer un budget, dit Mme Labbé. Il est donc encore temps de prendre les choses en main. En revanche, il faudra se montrer réalistes par rapport à nos objectifs.» On gagne à avoir des ambitions plus modestes que nos rêves de retraite dorée. À moins de gagner le gros lot à la loterie ou de recevoir une grosse somme d’argent inattendue!

2. Se fixer des objectifs

On se donne pour objectif de réduire nos dettes tout en mettant de l’argent de côté chaque mois. Pourquoi réduire nos dettes? À la retraite, l’argent dont on dispose n’est pas élastique... Il est donc préférable que nos dépenses fixes, notamment l’hypothèque, soient réduites au maximum. Pour Mme Labbé, il faut donc diminuer au maximum l’hypothèque pendant que l'on travaille encore. «On peut par exemple investir dans un REER, et utiliser le remboursement d’impôt pour payer plus rapidement l’hypothèque», conseille la planificatrice financière.

Elle met aussi en garde contre une erreur courante. «Bien des retraités décident de réemprunter sur leur maison pour avoir davantage de liquidités. Mais, attention : si les taux d’intérêt augmentent, le remboursement hypothécaire prendra de plus en plus de place dans notre budget.»

3. Adopter une stratégie

Pour atteindre nos objectifs d’épargne, il nous faut une stratégie. Peut-être devra-t-on réduire un peu notre niveau de vie actuel et revoir nos priorités. Un peu moins de loisirs et un peu plus d’argent de côté, par exemple. «Il faut être disciplinés, s’en tenir à notre stratégie et ne pas toucher à l’argent mis de côté pour la retraite! En même temps, on ne doit pas voir ça comme une punition, mais plutôt comme une façon d’atteindre nos objectifs. Pour s’encourager, il faut reconnaître nos bons coups, comme les remboursements d’impôt obtenus grâce à un REER», indique Suzie Labbé.

Les gens font parfois une autre erreur, qui consiste à sortir de leur «zone de confort» et d’aller à l’encontre de leurs valeurs en termes de placements. «Quand on s’identifie comme investisseur prudent, on ne se lance pas dans des placements audacieux et risqués pour tenter de rattraper le temps perdu. Ça ne fait qu'ajouter du stress inutile», conclut-elle.

Et si on a plus de temps?

La trentaine, c’est le moment de prendre de bonnes habitudes! «On commence par faire un budget, c’est un excellent exercice qui permet de savoir où va notre argent», explique Suzie Labbé. Autre saine habitude à prendre : ne pas vivre au-dessus de nos moyens, et s’endetter le moins possible, afin d'équilibrer nos finances et d'épargner.

Le budget doit être évolutif. Notre salaire risque d’augmenter avec les années, au fur et à mesure que notre expérience sera reconnue sur le marché du travail. Dans la quarantaine, on peut donc augmenter nos objectifs d’épargne.

La trentaine et la quarantaine, c'est souvent l'âge où l'on a des enfants. Bien des gens sont tentés de verser d’importantes sommes dans un régime enregistré d’épargne-études (REEE). Or, les avantages fiscaux des REEE ne sont pas aussi intéressants que ceux des REER. Suzie Labbé conseille plutôt d’investir dans un REER et de verser ensuite le remboursement d’impôt dans un REEE. «On peut aussi demander aux grands-parents qui en ont les moyens d’ouvrir un REEE pour leurs petits-enfants», suggère-t-elle.

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