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Épargne et retraite

26 novembre 2019

6 choses que vous ignorez peut-être au sujet de votre REER

Un REER constitue un excellent moyen de diminuer vos impôts et d’épargner en vue de la retraite, mais il existe d’autres utilisations d’un REER qui vous aideraient à atteindre vos objectifs de vie financière.

Pour la plupart des gens, un REER est un outil pour épargner en vue de la retraite et payer moins d'impôt. C'est vrai, mais il y a d'autres façons très avantageuses d'utiliser votre REER pour atteindre vos objectifs financiers. En voici quelques-unes :

1. Acheter votre première propriété grâce au Régime d'accession à la propriété (RAP)

Un des grands avantages des REER, c'est qu'ils permettent de coordonner une stratégie d'épargne avec l'achat d'une première propriété. Le RAP permet à chaque conjoint d'emprunter jusqu'à 25 000 $ de son REER pour acheter une première propriété. Prenons comme exemple Mélissa, qui aimerait acheter une maison dans cinq ans. Elle prévoit mettre de côté 300 $ par mois afin d'amasser environ 20 000 $ pour la mise de fonds.

Si Mélissa dépose ce 300 $ par mois (3 600 $ par an) dans un REER (supposons que cela respecte son plafond de cotisations), elle obtiendra 36 % d'épargne fiscale selon son taux marginal d'imposition. Cela équivaut à un remboursement d'impôt de 1 296 $ par année. Dans cinq ans, Mélissa aura non seulement 20 000 $ dans son REER pour l'achat de sa première maison, mais aussi 6 500 $ supplémentaires grâce à l'épargne fiscale.

Vous avez 15 ans pour rembourser l'argent emprunté dans votre REER dans le cadre du Régime d'accession à la propriété. Dans le cas de Mélissa, il faudrait rembourser 1 333,33 $ par année pendant 15 ans. Si elle omet un paiement, elle devra payer de l'impôt sur celui-ci. Elle passera également à côté de la croissance à l'abri de l'impôt de ses 20 000 $ pendant 15 ans.

Visitez le site du Régime d'accession à la propriété pour en savoir plus.

2. Utiliser le Régime d'encouragement à l'éducation permanente (REEP) pour retourner sur les bancs d'école

Non seulement le REER peut être utilisé pour l'épargne-retraite et un premier achat immobilier, il peut aussi servir à financer votre éducation ou celle de votre conjoint(e). Un peu comme pour le RAP, tout retrait fait dans le cadre d'un REEP est libre d'impôt, à condition que vous utilisiez le formulaire du gouvernement RC96.

Zoé a pris un congé de six mois pour se perfectionner. Pour financer ce projet, elle a retiré de son REER le maximum annuel de 10 000 $ pour deux ans, soit un total de 20 000 $. Elle a 10 ans pour rembourser son REER (2 000 $ par an). Si elle omet un paiement, ce montant sera ajouté à son revenu annuel et sera donc imposé à son taux marginal. Elle passera également à côté de la croissance à l'abri de l'impôt qu'elle aurait eue si elle avait laissé son 20 000 $ dans son REER.

Visitez le site du Régime d'encouragement à l'éducation permanente pour en savoir plus.

3. Diminuer votre revenu imposable grâce à un REER conjoint

Partager son revenu avec son conjoint est une excellente manière de payer moins d'impôt. Il y a deux manières de le faire au moyen d'un REER.

D'abord, vous pouvez cotiser à un REER conjoint. Le plafond de cotisations annuelles de Jules pour son REER est de 10 000 $. Ses cotisations peuvent être faites dans son propre REER ou dans celui de son épouse, Marie (dont le revenu est beaucoup plus faible). S'il cotise au régime de celle-ci, la déduction fiscale sera plus élevée que si Marie avait cotisé seule. Au moment de leur retraite, ils pourront chacun retirer des sommes de leur propre REER. Ils devront ainsi payer moins d'impôts au total que si Jules réclamait le montant total, qui serait imposé à un taux plus élevé.

L'autre manière de partager son revenu de REER ne peut être utilisée qu'à partir de l'âge de 65 ans. Disons que Marc a 72 ans et commence à retirer des revenus de son REER au moyen d'un fonds enregistré de revenu de retraite (FERR). Pour les gens âgés de 65 ans et plus, les revenus provenant d'un FERR sont traités comme des revenus de pension aux fins de l'impôt. Si la conjointe de Marc est dans une classe de revenus inférieure, Marc peut diminuer son impôt en lui transférant jusqu'à la moitié de ses revenus (mais pas le FERR lui-même).

4. Réduire les retenues d'impôts à la source

Beaucoup de gens qui cotisent à un REER, soit toute l'année ou juste avant la date limite, attendent de remplir leur déclaration de revenus pour réclamer la déduction fiscale et se faire rembourser.

Si le moment du remboursement est jouissif, il n'en reste pas moins qu'en réalité, c'est comme si vous faisiez un prêt sans intérêt au gouvernement avec votre argent durement gagné. Quelle générosité!

Pour éviter cela, vous pouvez faire des cotisations par retenue à la source à un régime au travail (si votre employeur en offre un). Les ajustements fiscaux nécessaires seront faits à la source. Par exemple, Sara a un REER qui n'est pas offert par l'intermédiaire de son employeur. Par conséquent, elle demande à l'Agence du revenu du Canada de faire en sorte que son employeur déduise moins d'impôt sur sa paie. Dans les deux cas, la réduction fiscale est répartie sur toute l'année; les sommes sont ainsi disponibles plus tôt – pour être réinvesties, par exemple!

5. Verser des cotisations en nature à votre REER

La plupart des cotisations faites aux REER sont en argent, mais ce n'est pas une obligation. Parfois, plutôt que d'utiliser de l'argent ou de liquider des investissements pour cotiser à son REER, Jacob préfère y transférer des obligations, des fonds communs de placement ou des actions de son compte de placement non enregistré. C'est la manière de procéder pour les cotisations en nature. (Vérifiez les règlements de votre REER; certains régimes ne permettent pas ce genre de transferts.)

Surtout, il ne faut pas oublier que les produits d'investissements transférés, comme des actions ou des obligations, sont considérés comme des dispositions imposables. Vous aurez donc peut-être à payer de l'impôt sur les gains en capital si la valeur de votre investissement a augmenté. Si au contraire elle a diminué, sachez qu'il n'est pas possible de déduire une perte en capital dans le cas d'une cotisation en nature à un régime enregistré.

6. Verser dans votre REER des cotisations excédentaires jusqu'au plafond permis

En 1995, le gouvernement a réduit la limite pour les cotisations excédentaires ponctuelles de 8 000 $ à 2 000 $. La raison d'être de cette limite est de servir de coussin au cas où vous feriez une erreur dans le calcul de vos cotisations à un REER.

Cela dit, certaines personnes dépassent volontairement la limite pour prendre les devants et profiter de la capitalisation et de la croissance à l'abri de l'impôt de leur REER. Cependant, à l'approche de votre retraite, donc du moment où vous devrez retirer de l'argent de votre régime, vous devrez compter ce 2 000 $ dans la limite de cotisation afin d'éviter la double imposition. De plus, sachez que si vous dépassez le coussin de 2 000 $, vous aurez une pénalité mensuelle de 1 % jusqu'au retrait du montant excédentaire.

Que vous utilisiez votre REER de l'une ou l'autre de ces façons ou simplement pour votre épargne-retraite, la clé du succès est de commencer dès maintenant afin de prendre l'habitude d'épargner.

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