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Vie financière

01 février 2019

Épargne : mettre de l’ordre dans la cabane!

Catherine et Yannick ont la trentaine, deux enfants, deux emplois, deux voitures, une maison en banlieue... et des finances personnelles ayant besoin d’un coup de main. Portrait et conseils.

Catherine a 35 ans et Yannick, 36 ans. Ils ont deux enfants d’âge scolaire, deux emplois, deux voitures et une maison en banlieue. Grâce au boom immobilier des dernières années, la valeur de leur maison dépasse de beaucoup l’ensemble de leurs dettes. Leur revenu familial brut avoisine les 110 000 $, ce qui, normalement, devrait leur permettre d’épargner assez facilement. Pour le moment, ils mettent conjointement 100 $ par mois dans un REEE et un total de 150 $ par mois dans leurs REER, pour une épargne annuelle totale de 3 000 $.

Le problème, c'est que Catherine et Yannick n'ont aucun coussin financier pour parer aux imprévus. De paie en paie, ils assument l’ensemble de leurs dépenses courantes. C’est la marge de crédit qui leur servirait de rempart dans l’éventualité où ils n'arriveraient pas à boucler leur budget. Ils devront d'ailleurs l'utiliser pour éponger le solde de 5 000 $ de leur carte de crédit principale… qui traîne depuis un certain temps.

« Je pense quand même qu'on pourrait faire davantage attention à nos dépenses », explique Catherine. « Mais on ne peut pas faire de miracle, ajoute Yannick.  Par exemple, on dépense près de 600 $ par mois juste en essence, pour se rendre tous les deux au travail. »

« C’est Yannick qui a les finances en main, ajoute Catherine, un peu gênée. C’est un domaine qui me rebute un peu. » Mais elle est bien consciente qu'il faut quand même calculer quelque part, pour continuer à profiter de leur maison et de leur mode de vie : « Surtout que j'aime faire des folies pour les enfants, comme magasiner des vêtements pour eux et organiser en grand leurs fêtes d’anniversaire », confie-t-elle.

Notre couple se demande par exemple si la répartition de leur épargne est adéquate, car planifier leur retraite et épargner en prévision des études des enfants sont deux priorités qui leur tiennent à cœur. Mais vaut-il mieux privilégier le REER ou le REEE? Ou tenter de cotiser un peu aux deux, comme c’est le cas actuellement? Chose certaine, malgré les modifications à faire, le couple a une situation financière enviable : le revenu familial est élevé, Catherine a un régime de retraite puisqu'elle travaille dans l'enseignement et la maison, achetée à bon prix, constitue maintenant un actif important.

Des conseils sur mesure

  • Le couple devrait d'abord tenter rapidement de se constituer un coussin pour éviter d’utiliser la marge de crédit hypothécaire pour boucler le budget à certains moments.
  • On devrait en théorie viser à épargner systématiquement environ 10 % de notre salaire net. Dans le cas de Catherine et Yannick, cela représente un minimum de 7 000 $ par année. Si cela semble trop ambitieux, ils peuvent s’inspirer de l’auteur à succès David Chilton (Un barbier riche) : économiser 4 % de leur salaire, et réduire leurs dépenses d'environ 6%. Pour s’aider, ils doivent limiter leur accès au crédit et prendre conscience de leurs dépenses en établissant clairement où va leur argent.
  • La priorité sera de revoir le budget familial. Cela pourrait se faire en notant de façon rigoureuse toutes leurs sorties d’argent dans une grille de calcul pendant un mois. Ils verront alors quelles sont leurs dépenses réelles. Catherine s’engage donc à mieux gérer les coûts de l’épicerie, en planifiant soigneusement les repas et en profitant des soldes. Yannick, un grand amateur de bières, devra limiter ses nouveaux achats le temps de redresser la barre. Le couple s’engage aussi à aller moins souvent au restaurant. Les sommes ainsi économisées seront dirigées vers un compte d’épargne à intérêt élevé, qui deviendra leur coussin budgétaire.
  • Catherine et Yannick devraient cotiser davantage à leurs REER respectifs, et utiliser le remboursement d’impôt ainsi obtenu pour garnir ensuite le REEE. Ce faisant, ils pourront récupérer plus de 500 $ par année du gouvernement. En investissant le 3000$ qu’ils épargnent déjà et en supposant un taux d'imposition de 42 %, ils auraient un remboursement d’impôt total d'environ 1 250 $, qui lui, serait déposé au REEE. Ce serait donc très avantageux : ils investiraient ainsi plus d'argent à la fois dans les REER et dans le REEE. »

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