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Vos placements

13 mai 2020

Le point sur les marchés – T1 : Première phase de récession mondiale

Personne ne sera surpris d’apprendre qu’on prévoit maintenant une récession. Mais que se passera-t-il lorsque la courbe commencera à s’aplatir? Et que font actuellement les gouvernements pour stimuler la relance économique?

Dans sa publication trimestrielle, le Fonds monétaire international (FMI) prédisait une récession mondiale cette année avec la pandémie de COVID-19.

C’est un scénario que la plupart des économistes prévoyaient déjà. Et maintenant? On s’attend à ce que la croissance du produit intérieur brut (PIB)* mondial recule de 3 % cette année. L’une des pires baisses depuis les années 1930. Et c’est un revirement complet depuis son édition de janvier, où le FMI prévoyait une hausse de 3 %.

(* Le PIB est un indicateur qui permet de mesurer la santé économique d’un pays. Il correspond à la valeur marchande totale des biens et des services produits au cours d’une période donnée.)

Quelle incidence la COVID-19 a-t-elle sur le PIB?

Selon le FMI, on peut s’attendre à une croissance mondiale de près de 6 % l’année prochaine. Mais il nous avertit que d’éventuelles nouvelles vagues d’infection pourraient aussi nuire à la reprise en 2021.

La plupart des pays ont réagi en imposant des mesures de distanciation et la fermeture des entreprises non essentielles. Ces mesures ont eu des conséquences désastreuses sur les dépenses des consommateurs.

De grandes métropoles mondiales sont à l’arrêt. Les gouvernements et les entreprises ont envoyé les employés travailler de la maison. Mais le télétravail n’est pas toujours possible. C’est le cas du secteur des services, qui est en chute libre.

En Amérique du Nord, les effets du confinement sont dramatiques. Le Canada prévoit que son PIB perdra 6 % cette année, mais remontera de 4 % l’année prochaine. Les prévisions sont similaires de l’autre côté de la frontière.

La Chine encourage la relance, mais la demande mondiale peine à décoller

En Chine, on suit de près les signes de reprise économique. Mais à ce jour, les chiffres sont décevants. En février, l’indice PMI* du secteur manufacturier était plus bas que jamais. Et même si la situation s’est quelque peu améliorée en mars, le temps n’était pas à la fête. Les perspectives d’importation et d’exportation, en particulier, n’étaient pas réjouissantes.

(* Le PMI est un indicateur des tendances économiques dans le secteur manufacturier. Il repose sur un sondage mensuel mené auprès des responsables de chaîne d’approvisionnement de différents secteurs.)

Aujourd’hui, la Chine tente de remettre son économie sur les rails et de rétablir les chaînes d’approvisionnement mondiales. Mais la demande est en berne dans le reste du monde.

Pour l’heure, la nécessité de contrôler la crise sanitaire prend le pas sur la croissance économique. Dans un tel contexte, seule une poignée de pays peuvent fonctionner au maximum de leur capacité. Il faudra attendre que la situation s’améliore dans le reste du monde. La distanciation sociale aura donc aussi de lourdes conséquences sur la croissance au deuxième trimestre.

Que font les banques centrales et les gouvernements?

Les banques centrales se sont empressées de sabrer les taux. Elles ont aussi lancé des programmes d’achat d’obligations pour éviter que le système financier et les marchés du crédit s’effondrent. À l’échelle mondiale, les décideurs ont heureusement retenu les leçons de la grande crise financière et sont intervenus promptement.

Au cours du dernier mois, la Banque du Canada (BdC) et la Réserve fédérale (Fed) ont abaissé leurs taux à zéro. Elles s’attendent à les voir demeurer stables jusqu’à la fin 2021.

Aux États-Unis, la Fed a réinstauré son programme d’assouplissement quantitatif. La Fed prévoyait d’acheter pour 700 milliards de dollars de titres du Trésor et de titres adossés à des créances hypothécaires. Mais elle est rapidement passée à un programme d’achat illimité.

La Fed injecte également des liquidités* dans les marchés de financement essentiels, dont les suivants :

  • Opérations de pension
  • Papiers commerciaux
  • Titres des marchés monétaires
  • Obligations municipales et de sociétés

(* On entend par « liquidités » des actifs pouvant être rapidement convertis en argent liquide.)

Autres mesures prises par la BdC :

  • Achat d’obligations d’État
  • Soutien du marché des papiers commerciaux
  • Annonce récente du lancement d’un programme d’achat d’obligations provinciales et de sociétés

Si les banques centrales sont en mesure de protéger le système financier et de maintenir le flux du crédit, elles atteignent rapidement leurs limites. Ce qui nous donne du fil à retordre, c’est la virulence avec laquelle cette pandémie nous frappe. Et sans un soutien des gouvernements, des pans vulnérables de l’économie pourraient disparaître en quelques mois à peine.

Heureusement, les gouvernements interviennent. Tant les États-Unis que le Canada ont rapidement déployé des programmes d’aide fédéraux. Avec un budget allant de 11 % à 12 % du PIB, ces programmes comptent parmi les plus importants au monde. Leur but premier : aider les ménages et les entreprises à affronter le manque de liquidités jusqu’à la reprise de l’économie.

Quelle incidence la dégringolade des prix du pétrole a-t-elle sur le Canada?

Comparativement à ce qu’on voit aux États-Unis, cette dégringolade a des conséquences bien plus graves dans notre pays. L’Alberta, la Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador seront les plus durement touchées. En effet, une faible demande de pétrole et de gaz peut y provoquer des pertes d’emploi et le retrait d’investissements.

La Colombie-Britannique devrait connaître un meilleur sort grâce à plusieurs projets d’infrastructure essentiels dans la province. Les exportations de bois d’œuvre devraient aussi aller mieux avec la réduction des tarifs des États‑Unis en août dernier.

Les chiffres les plus inquiétants des dernières semaines en Amérique du Nord sont ceux des demandes d’assurance-chômage. Particulièrement touchés par cette crise, les employés de première ligne du secteur des services viennent gonfler le taux de chômage. La mise en œuvre rapide de mesures financières ciblées contribuera à limiter les dégâts de cette envolée du chômage.

Comment obtenir de l’aide financière et économiser dans le contexte du coronavirus (COVID‑19)?

Que se passera-t-il quand la courbe commencera à s’aplatir?

Les nouvelles sont mauvaises dans les marchés, où le prix des actions et des obligations dénote une grave récession. Cette situation devrait persister jusqu’à l’apparition des premiers signes de ralentissement des taux d’infection à l’échelle mondiale. Combinés à une perspective de reprise économique en Chine, ces signes commenceront à rétablir la confiance.

Les baisses du marché déstabilisent souvent par leur intensité, mais les reprises aussi se produisent souvent rapidement. Historiquement, le marché s’est remis des replis et a produit des gains. Et les gens qui ont conservé leurs placements ont réalisé ces gains sur le long terme.

  • Ensemble, la chute des marchés et la pandémie de COVID-19 font vivre beaucoup d’émotions. Cela dit, compte tenu de votre situation personnelle, il pourrait être plus sage de conserver vos placements. Voici pourquoi.

Les taux d’intérêt vont probablement rester bas pendant une bonne partie de la prochaine année. Les propriétaires et les entreprises pourront alors emprunter ou refinancer leur prêt à la reprise des activités. Les mesures de relance* monétaires et budgétaires mises en place à l’échelle mondiale devraient permettre une solide reprise économique.

(* Des « mesures de relance » sont des mesures gouvernementales visant à réduire l’impôt ou à augmenter les dépenses de l’État dans une optique de relance économique.)

   

Dec Mullarkey est directeur général de la stratégie de placement au sein de Gestion SLC. Il est également professeur associé au Boston College.

La marque Gestion SLC désigne les activités de gestion d’actifs institutionnels de la Financière Sun Life inc. Les produits et services qu’offre Gestion SLC sont réservés aux investisseurs institutionnels.

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