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Garder la forme

30 mai 2019

Jardiner pour économiser et prendre soin de votre santé

Nul besoin d’être un pouce vert pour profiter des avantages du jardinage sur le plan de la santé physique, financière et collective.

De la mi-mai à la mi-octobre, de retour du travail, je dépose mon sac à la porte, j’enfile mes gants de jardinage et je file directement au jardin.

Pendant que j’arrose mes plates-bandes, mes pots et mes jardinières, le stress de la journée se dissipe. L’odeur des roses, des pivoines, de la lavande ou du magnolia calme mon rythme cardiaque. Couper quelques fleurs mortes, arracher des mauvaises herbes et la tension dans mes épaules disparaît. Après environ une demi-heure, je suis couverte de terre et de sueur, j’ai faim, mais je me sens aussi beaucoup plus détendue.

Le jardinage peut-il vous aider à économiser?

Le jardinage présente aussi des avantages financiers. Si vous avez l’espace nécessaire, planter des framboisiers, de la rhubarbe et d’autres fruits et légumes peut être plus rentable que de les acheter à l’épicerie. En prime, vous profiterez de la saveur et de la fraîcheur de votre récolte tout en sachant exactement quels produits chimiques ont été utilisés ou non.

Puisque ma cour est petite et que le sol est constitué d’argile recouverte de quelques centimètres de terre meuble, je cultive mes légumes en pots. J’ai réussi à faire pousser quelques petits légumes, comme des piments jalapeños et des tomates cerises (que j’ai mises dans des pots suspendus loin des insectes). C’est surtout du côté des fines herbes que je fais des économies. Je refuse de payer 2 $ ou 3 $ pour du basilic ou du thym dans un emballage plastique ou pour une botte complète de persil ou de coriandre, qui finira par pourrir dans le bac de mon réfrigérateur, alors que je n’ai besoin que de quelques feuilles. Je dépense donc environ 3 $ pour chaque plant de fines herbes qui me plaît : menthe, persil, basilic, romarin, ciboulette, aneth, etc. J’aligne tous mes pots dans un endroit ensoleillé de mon balcon et je coupe la quantité dont j’ai besoin, quand j’en ai besoin, tout au long de l’été. Si j’avais assez de rebords de fenêtre à l’intérieur, je pourrais rentrer quelques plants pendant l’hiver et économiser davantage. Les fines herbes sont si jolies et sentent si bon; je dois résister à l’envie d’en acheter plus que nécessaire!

Pour économiser à long terme, j’ai planté des vivaces de qualité dans mes quelques plates-bandes argileuses que j’ai réussi à aménager. Elles coûtent plus cher que les annuelles, mais elles résistent à l’hiver et vivent plusieurs années. (J’avoue que j’ai aussi planté des marguerites vivaces et qu’elles ont bien poussé, mais je les ai enlevées après une seule saison, car elles sentaient vraiment mauvais. Un conseil : renseignez-vous bien sur les vivaces avant de les planter.) Certaines annuelles, comme l’alyssum, le myosotis et les coréopsis, se propagent par auto-ensemencement. Laissez-les monter en graines vers la fin de l’été et ne touchez pas au feuillage pendant l’hiver. J’ai acheté des plants d’alyssum chaque printemps pendant des années avant de connaître le truc. De plus, si vous ne faites pas votre propre compost, vous pouvez vous en procurer pour presque rien auprès de votre municipalité. J’en mets un peu à la racine des plantes au printemps, j’en étends généreusement sur mes plates-bandes et je mélange le reste avec de l’eau pour arroser mes fines herbes. Vous pouvez aussi recueillir l’eau de pluie pour économiser. (Mettez l’argent que vous économisez dans un compte d’épargne libre d’impôt. Ainsi, vous ferez croître votre épargne en même temps que votre jardin!)

Que faire si vous n’avez pas l’espace requis pour aménager un jardin?

Vous pourriez vous tourner vers les jardins communautaires. Ces derniers sont aménagés sur des lots appartenant à la Ville, dans des parcs ou sur des terrains appartenant aux compagnies hydroélectriques. Le terrain est divisé en parcelles que vous et vos voisins pouvez cultiver pour faire pousser vos propres aliments et, dans certains cas, ceux qui serviront à approvisionner une banque alimentaire. Certains jardins demandent des frais annuels d’inscription pour couvrir certaines dépenses liées à l’eau et au compost. Vous pouvez aussi participer à l’entretien des sentiers et des autres installations communes. En contrepartie, vous obtiendrez des aliments frais et la chance de mieux connaître vos voisins et d’échanger des conseils de jardinage.

Le jardinage en bacs est aussi une solution populaire pour ceux qui ont de petits espaces, comme un balcon ou un patio, mais elle a ses limites :

  • Vous devez arroser vos plantes chaque jour (deux fois par jour en période de canicule).
  • Les plantes cultivées en bacs sont plus sensibles au froid et à la chaleur que celles dans les plates-bandes, car il y a moins de terre pour isoler leurs racines. Attendez la fin de la période de gel avant de les planter, ou rentrez-les à l’intérieur pendant la nuit.
  • Vous ne pouvez pas faire pousser de trop gros fruits ou légumes (comme des melons d’eau ou des citrouilles) ni en grande quantité.

Combien de calories brûle-t-on en jardinant?

En plus d’être une belle activité communautaire, le jardinage est aussi un bon exercice. Selon la Harvard Medical School, 30 minutes de désherbage permet à une personne de 125 lb (57 kg) de brûler 139 calories et à une personne de 185 lb (84 kg), 205 calories. C’est comme faire des exercices de gymnastique à une intensité modérée. Une personne de 125 lb qui passe la tondeuse électrique pendant une demi-heure brûle 135 calories, celle de 185 lb, 200 calories. Et pour une tondeuse manuelle (sans consommation d’essence ni d’électricité) : 165 et 244 calories, respectivement, ce qui équivaut à une demi-heure d’aérobie à faible impact.

La perte de poids n’est toutefois pas le seul bienfait du jardinage. Si vous la faites correctement, cette activité vous aidera à renforcer vos muscles abdominaux et ceux de vos bras et de vos jambes.

Étirez-vous d’abord avant de jardiner

Après avoir consulté quelques sites de jardinage, il est tentant de passer tout un week-end les mains dans la terre. La fête de la Reine marque habituellement le début de la saison de jardinage. Chaque année, lors de ce week-end, je me lance frénétiquement dans une séance de jardinage intense… et j’en paye le prix pendant plusieurs jours. Tout mon corps me fait souffrir : dos, mains et cuisses. Je vous conseille donc de bien vous étirer avant de commencer. Mieux encore, préparez-vous 1 ou 2 semaines à l’avance en prenant quelques minutes au travail chaque jour pour faire des exercices d’étirement pour jardinage. Arrêtez tout si vous ressentez de la douleur – même si vous n’avez pas encore planté vos annuelles.

Protégez votre dos

Même le fait d’aménager quelques bacs vous oblige à vous pencher, à lever de lourdes charges et à effectuer des torsions. Faites attention à votre dos quand vous levez un sac de terre. Pliez les genoux et serrez le sac contre vous, ou encore, demandez de l’aide. Au lieu de vous pencher pour remplir les pots au sol, asseyez-vous sur un banc ou mettez les pots sur une table. Vous pourrez ainsi travailler debout. Transportez-les ensuite prudemment jusqu’à l’endroit désiré. Ce truc m’a épargné bien des courbatures.

Installer des plates-bandes surélevées est un autre moyen d’éviter de trop se pencher ou s’accroupir. Néanmoins, faites toujours attention à vos mouvements. Si vous en faites trop, malgré vos bonnes intentions, renseignez-vous auprès de votre employeur pour savoir si votre régime d’assurance collective couvre les frais de massothérapie.

D’autres conseils pour votre santé et sécurité :

  • Portez un chapeau, appliquez suffisamment de crème solaire et évitez de jardiner sous le soleil de midi.
  • Buvez beaucoup d’eau.
  • Portez des gants pour vous protéger des outils rouillés et des microbes dans le sol et assurez-vous d’avoir reçu le vaccin du tétanos.
  • Évitez de vous lever trop vite, cela peut provoquer des vertiges ou des étourdissements.

Combien de temps faut-il pour faire un jardin?

Entretenir un jardin, c’est comme s’occuper d’un animal de compagnie. Vous ne pouvez pas commencer à l’aménager, puis ne plus vous en occuper pendant des jours ou des semaines, à moins d’avoir des voisins qui peuvent le faire en votre absence (et avec qui vous partagerez vos récoltes). Commencez petit, pour un premier animal de compagnie : vous aurez avantage à choisir un poisson rouge plutôt qu’un gros Labrador. Au jardin, c’est pareil. Installez d’abord quelques bacs, une balconnière ou aménagez une petite plate-bande. Si vous plantez trop de plantes ou de fleurs, vous vous épuiserez en essayant de vous en occuper, ou vous jetterez l’éponge et regretterez chaque jour votre lubie… jusqu’à ce que l’hiver vienne tout recouvrir.

Un jardin nécessite beaucoup d’entretien et de temps. Vous devez l’arroser et le nettoyer chaque jour (et récolter vos fruits et légumes le temps venu). Vous devez prévoir un ou deux week-ends complets pour préparer vos plates-bandes ou vos bacs, acheter les plantes et les planter avant la nuit (avant que les mouffettes ne sortent surtout, je l’ai vécu!). Vous devez aussi prévoir un week-end en automne pour butter le pied de vos plantes fragiles, comme les rosiers et les hydrangées, déterrer les bulbes et faire d’autres tâches saisonnières. N’oublions pas la tonte de la pelouse! Heureusement pour moi, c’est mon mari qui s’en occupe. Mais, chaque week-end jusqu’à ce que le gel se montre le bout du nez, vous me verrez à l’extérieur une heure ou deux en train d’arracher des pissenlits, de désherber et de chasser les insectes.

Les avantages que je retire de mon jardin valent chaque minute d’effort que j’y consacre; je préfère de loin travailler dans mon jardin que faire le ménage dans la maison.

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