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Voyage

02 août 2013

Six conseils de voyage pour mon père, retraité migrateur

Vous prévoyez aller dans le Sud cet hiver? Que ce soit votre première fois ou que vous soyez un vétéran, voici quelques conseils filiaux utiles.

Mon père a travaillé avec acharnement toute sa vie, et c'est donc à la fois excitant et inquiétant de penser qu'il se lancera dans une nouvelle aventure en tant que retraité migrateur aux États-Unis. Il m'a tellement prodigué de conseils quand je voyageais ou essayais de nouvelles choses que j'ai pensé que ça pourrait être gentil de faire quelques recherches et de le conseiller à mon tour – ainsi que d'autres futurs retraités migrateurs canadiens.

1. N'abusez pas de l'hospitalité.

Mon père m'a toujours dit de ne pas abuser de l'hospitalité des amis que je visitais; la même règle s'applique si on visite les États-Unis. En règle générale, les Canadiens peuvent séjourner aux États-Unis jusqu'à six mois par période de douze mois. Cependant, la durée de votre séjour est en fait déterminée par le douanier au point d'entrée aux États-Unis, lequel se fonde sur votre déclaration quant à l'objet de votre voyage. N'oubliez pas de noter le nombre de jours que dure votre séjour et de vérifier auprès du gouvernement que tout est dans l'ordre!

L'assurance-maladie provinciale est une autre raison de ne pas abuser de l'hospitalité américaine. Les règles varient d'une province à l'autre, mais toutes les provinces ont fixé des limites : si vous restez trop longtemps à l'extérieur de la province, vous pourriez perdre votre droit à l'assurance-maladie.

  • Conseil de fille : Comme j'ai déjà entendu des histoires d'horreur à propos de gens qui ont été refoulés à la frontière américaine, je prendrai beaucoup de précautions et demanderai à mon père d'emporter quelques documents prouvant qu'il vit au Canada et qu'il n'essaie pas de rester indéfiniment aux États-Unis, comme un relevé bancaire récent, la copie d'un paiement récent de prêt hypothécaire ou un reçu de loyer, une déclaration de revenus et une facture récente d'un service public, et de les garder en lieu sûr. (Ou une photo de sa fille préférée, c'est-à-dire moi, mais ça n'aidera malheureusement pas à la frontière.)

2. Ne payez vos impôts qu'une seule fois.

J'ai raté une fois la date limite de dépôt de la déclaration de revenus et depuis, on ne cesse de me rappeler de la déposer à temps. J'ai donc un autre conseil à donner à mon père : ne paie que les impôts canadiens.

La limite de six mois dont j'ai parlé à mon père n'est qu'un règlement de l'immigration. Dans le cas de l'impôt sur le revenu, c'est un autre critère qui s'applique : celui de la présence importante. L'Internal Revenue Service (IRS) utilise des critères spéciaux pour calculer combien de temps vous pouvez rester aux États-Unis avant de devoir remplir une déclaration de revenus américaine. Il tient compte du temps que vous avez passé aux États-Unis cette année, du temps que vous y avez passé l'an dernier ainsi que l'année précédente. Ça donne environ 120 jours (quatre mois) par année sur une période de trois ans.

Si mon père reste là-bas plus longtemps que ça, mais que son séjour n'a pas encore duré six mois, il peut ne pas avoir à remplir une déclaration de revenus américaine s'il parvient à prouver à l'IRS qu'il a des liens manifestement plus étroits avec le Canada. À cette fin, il peut remplir un formulaire de l'IRS intitulé Closer Connection Exception Statement for Aliens.

Mais si mon père passe plus de six mois aux États-Unis, il pourrait être déporté et il devra remplir une déclaration de revenus américaine. Et, pour couronner le tout, il pourrait même perdre sa couverture au titre de l'assurance-maladie provinciale.

De temps à autre, on parle de la création d'un visa spécial pour les retraités migrateurs qui permettrait à des gens comme mon père de passer plus de temps (et de dépenser plus d'argent) aux États-Unis. Aucune de ces propositions n'est devenue loi, et aucune d'entre elles ne prévoyait quoi que ce soit à propos de la «présence importante» ou de l'assurance-maladie provinciale.

Même si je possède beaucoup d'expérience en recherches sur Google, j'ai trouvé ce sujet quelque peu obscur; voici donc un lien qui pourrait vous aider à en savoir plus :

Et voici un lien vers le site Web du département d'État américain pour obtenir de l'information du point de vue américain.

  • Substantial presence test (en anglais et autres langues, mais non en français). Ce site vous aide à évaluer l'importance de votre présence et explique quelques exceptions à la règle, y compris les critères de liens manifestement plus étroits.

À propos des règles de l'assurance-maladie provinciale : puisque mon père vit en Ontario, il doit se renseigner sur les absences temporaires et sur les absences prolongées. Pour faire une recherche dans Google s'il vivait dans une autre province ou dans un territoire, il n'aurait qu'à taper le nom de cette province ou de ce territoire et les mots «assurance-maladie admissibilité séjour».

3. Les pieux mensonges sont parfois acceptables, mais pas en ce qui concerne l'assurance voyage.

Mon père a déjà dit que, dans certaines circonstances, un petit mensonge pieux peut être acceptable. Je l'admets, j'en ai conté un ou deux dans le temps, pour éviter une mes tâches. Mais quand viendra le temps de souscrire une assurance voyage (ce qui est obligatoire pour voyager aux États-Unis), je lui demanderai de tout dire à son assureur, c'est-à-dire de lui parler de son hypertension artérielle et de la hernie qu'il a subie quand il pelletait de la neige il y a de cela quelques années. Il doit donner tous les détails.

Pourquoi? Si, par exemple, un nouveau problème de santé était diagnostiqué chez mon père et qu'il n'en parlait pas à sa compagnie d'assurance, il pourrait tout de même souscrire un contrat d'assurance voyage. Cependant, s'il devenait malade ou se blessait alors qu'il est à l'extérieur de la province (touchons du bois) et que son omission était découverte, son contrat serait annulé!

Bien que j'envisage de gagner des millions de dollars un jour, je ne peux pas aujourd'hui me permettre de payer les soins de santé dont aurait besoin mon père aux États-Unis – qui le pourrait? Je lui rappellerai donc de tout dire quand il fera une demande d'assurance voyage.

4. À cheval donné, on ne regarde pas la bride.

Mon père m'a toujours dit d'être reconnaissante quand on me donne quelque chose, de dire «merci». Surtout, de ne pas demander pourquoi on me le donne. Si quelqu'un lui propose un rabais pour gens de l'âge d'or alors qu'il est aux États-Unis, il devrait l'accepter. Je dis cela parce que mon père ne fait pas ses 60 ans, mais il a tout de même 60 ans (et ne lui dites surtout pas que je vous l'ai dit) et ça ne l'amuse jamais de se voir offrir un rabais pour gens de l'âge d'or.

Voici comment je vois la chose : quand j'étais petite, je bénéficiais du rabais pour enfants; quand j'étais étudiante, je bénéficiais du rabais pour étudiants; et un jour, quand je serai âgée, j'espère vraiment que j'obtiendrai des rabais pour personnes de l'âge d'or! Certains rabais sont même offerts à des gens de seulement 50 ans. Voici une liste de quelques restaurants, hôtels et autres établissements aux États-Unis où mon père pourrait fièrement demander un rabais pour personnes de l'âge d'or : Rabais aux États-Unis 2015.

5. Emportez-en plus.

Médicaments. Emportez-en toujours plus que ce dont vous aurez besoin. Puisque mon père prend des vitamines et certains médicaments, je lui conseillerai d'en emporter plus qu'il ne lui en faut. Il ne s'agit pas de compter exactement le nombre de comprimés dont vous aurez besoin pour votre voyage! Mais qu'arriverait-il si vous en échappiez accidentellement un dans le lavabo? Vous pourriez aussi vérifier si vous pourrez acheter vos médicaments près de l'endroit où vous séjournerez aux États-Unis. Rédigez aussi la liste de vos médicaments et de vos ordonnances, et laissez-en une copie à la maison et une autre, dans votre valise. Pour encore plus de sécurité, demandez à votre médecin de signer une lettre dans laquelle figure la liste des médicaments que vous prenez. Si vous prenez un médicament contrôlé, comme un analgésique narcotique, une lettre de votre médecin pourrait vous aider à traverser la frontière avec ce médicament. (Dans ce cas en particulier, bien que ce soit une bonne idée d'en apporter plus que nécessaire, vous ne devriez pas en apporter plus que vous pourriez en avoir raisonnablement besoin.) Lisez ce site Web du gouvernement canadien : Voyager avec des médicaments.

Lunettes. Ajoutez toujours à vos bagages une autre paire de lunettes de lecture dans un boîtier rigide. Sur combien de paires vous êtes-vous déjà assis? Voici ce que je dirai à mon père : «Mets-en une paire dans ton sac et une autre dans ton bagage de cabine.»

Cellulaire. Sauvegardez le contenu de votre téléphone, tout particulièrement vos contacts, au cas où vous le perdiez. (Ou demandez à votre fille préférée de le faire pour vous.) Faites aussi la liste de vos principaux contacts et gardez-en une copie dans votre valise et une autre, dans votre bagage de cabine. Si vous perdez votre téléphone, vous aurez la copie papier de vos numéros et, de retour à la maison, après avoir acheté un autre téléphone, vous pourrez utiliser cette liste pour y enregistrer vos contacts!

6. Assurez aussi vos arrières.

Vous devriez demander à quelqu'un de surveiller votre maison (ça, c’est moi). Pour ne pas perdre votre assurance habitation, vérifiez si votre contrat exige que quelqu'un surveille votre maison si vous la quittez pour de longues périodes. Pour lire quelques suggestions sur la sécurité de votre maison avant votre départ, ainsi que ce à quoi la personne qui la surveillera devra faire attention, lisez : Votre maison est-elle en sécurité lorsque vous partez en vacances?

Donner accès à votre maison à quelqu'un en qui vous avez confiance vous aidera aussi à obtenir quelque chose que vous auriez oublié! C'est pourquoi il est si important de garder à la maison une photocopie de documents importants, comme votre passeport, votre permis de conduire, votre acte de naissance, etc.

Et un dernier conseil filial de fille : Fais-toi de nouveaux amis, rapporte quelques beaux souvenirs à ta fille préférée et profite du soleil… en mettant plein d'écran solaire, bien sûr!

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