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Voyage

05 juillet 2015

5 villes francophones hors Québec à visiter cet été

Pour sortir des sentiers battus tout en voyageant en français, visitez l’une de ces cinq communautés francophones nord-américaines. Elles méritent le détour!

En dehors du Québec, l’Amérique du Nord compte plusieurs villes où évoluent des communautés francophones bien implantées, du nord du Canada au sud des États-Unis. En voici cinq qui méritent toutes le détour.

Caraquet, Nouveau-Brunswick

Capitale de l’Acadie, Caraquet incarne fort bien l’esprit de son peuple, déporté par les Britanniques en 1755, avec ses 5000 âmes majoritairement francophones. 

Pour bien comprendre l’histoire acadienne, on peut d’abord visiter le Musée acadien, mais aussi assister aux représentations du Théâtre d’Acadie avant de mettre le cap sur le Village historique acadien. C’est là qu’on a reconstruit une soixantaine de bâtiments typiques où des figurants vêtus de costumes d’époque s’adonnent à des occupations d’autrefois ou font revivre les personnages d’Antonine Maillet, prix Goncourt et auteure de La Sagouine.

Une fois sur place, on en profite pour faire un saut au Carrefour de la mer, un complexe récréotouristique où se côtoient aires de spectacles, mini-golf, galeries d’art, restaurants, boutiques et même un sentier de marche donnant sur la mer. 

On peut aussi s’étendre sur l’une des plages des environs et profiter des eaux « les plus chaudes au nord de la Virginie », ou encore emprunter à pied ou à vélo la piste multifonctionnelle, qui compte 130 km de sentiers. Enfin, le 15 août marque la Fête nationale des Acadiens, point culminant du Festival acadien, qui se déroule du 1er au 15 août. 

Chéticamp, Nouvelle-Écosse 

C’est un minuscule village de pêcheurs planté sur le littoral de l’île du Cap-Breton, mais c’est surtout un étonnant exemple d’îlot francophone en pleine mer anglophone : Chéticamp, en Nouvelle-Écosse, est habité par des Acadiens et leurs descendants depuis 1782. 

Aujourd’hui, les trois quarts de sa population de 3000 âmes parlent français. Son architecture, sa gastronomie et son folklore en font un lieu unique. C’est notamment le cas l’hiver, en raison de la célébration de la Mi-Carême, une grande fête tout en musique et en costumes, qu’on soulignait déjà en France, au Moyen-Âge. 

Les week-ends de l’été, à l’incontournable taverne Doryman, des danseurs improvisés giguent au son des violoneux. Mais on vient aussi à Chéticamp flâner sur la plage Saint-Pierre ou faire une croisière d’observation des baleines. 

Escale incontournable de l’une des routes panoramiques les plus spectaculaires au monde, la Cabot Trail, Chéticamp est également l’une des portes d’entrée du parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton. Enfin, du 26 juillet au 2 août cette année, la 40e édition du Festival de l’Escaouette mettra une fois de plus en valeur la culture acadienne locale. 

Saint-Boniface, Manitoba

Aujourd’hui un quartier de Winnipeg – capitale du Manitoba –, Saint-Boniface forme le chef-lieu de la francophonie manitobaine : le tiers de ses 65 000 habitants parle français. 

Berceau de l’écrivaine Gabrielle Roy (dont on peut visiter la maison natale) et du chef métis Louis Riel, ce quartier abrite aussi le Cercle Molière, la plus ancienne troupe de théâtre au Canada, qui fêtera ses 90 ans en 2016. 

Au Centre culturel franco-manitobain, on présente diverses activités et spectacles, alors que la Maison des artistes visuels francophones expose des œuvres de créateurs d’expression française. Quant au Fort Gibraltar, il rappelle l’époque de la traite des fourrures qu’a vécue la ville. 

Parmi les incontournables du quartier figure enfin la cathédrale Saint-Boniface, œuvre de l’architecte Étienne Gaboury, qui signe également l’Esplanade Riel, seul pont piétonnier à haubans doté d’un restaurant en Amérique du Nord. Celui-ci offre de jolis panoramas sur la ville et permet de gagner le tout nouveau Musée canadien pour les droits de la personne

Saint-Pierre-et-Miquelon

Situé à 25 km au large de Terre-Neuve, l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon n’est pas seulement imprégné de la culture française : c’est la France.

Sur ce legs de Nouvelle-France, on croise des gendarmes portant le képi, des maisonnettes en bois colorées et bien des bateaux de pêcheurs, mais on a aussi accès à l’art de vivre à la française, des baguettes au foie gras en passant par le bon vin, les fromages et les pâtisseries fines, le tout dans un décor digne des Maritimes et sous le drapeau tricolore. 

La splendeur des décors naturels et la faune (baleines, oiseaux de mer, etc.) figurent aussi au nombre des bonnes raisons qui justifient un détour par ici, tout comme les Saint-Pierrais, qui ont la réputation d’être aussi chaleureux qu’hospitaliers.

Sur ce « Caillou » – surnom de l’archipel – de 242 km2 se succèdent plusieurs événements festifs : Fête des marins le 14 juin et Fête de la musique le 21, puis Fête de Saint-Pierre du 29 juin au 6 juillet, et bien sûr, la Fête nationale de la France le 14 juillet.

Le 2 août, place à la bonne chère au Festival des fruits de mer, alors que du 15 au 23 du même mois, c’est la Fête basque qui bat son plein, pour souligner les origines d’une partie des 6 000 habitants de l’archipel, dont plusieurs descendent aussi de Normands, de Bretons et d’Acadiens. 

Lafayette, Louisiane

Sur les 4,5 millions de Louisianais, 150 000 parlent français (ou ses variantes locales, comme le cajun), mais 150 000 autres le comprendraient, assure le CODOFIL, le Conseil pour le développement du français en Louisiane. 

Grâce à cet organisme sis à Lafayette, capitale des francophones louisianais et lieu de naissance de Zachary Richard, l’usage du français a cessé de régresser en Acadiane, pays des Cajuns (ou Cadiens), où vit l’essentiel des descendants des exilés acadiens de la Déportation de 1755. 

En ville, les panneaux de circulation sont bilingues, et le Centre culturel acadien permet de remonter aux sources du peuplement francophone de la région, tout comme le Village acadien et Vermilionville, deux villages reconstitués. 

Lafayette est également réputée pour son Festival international de Louisiane, qui réaffirme le caractère festif de cette ville aux nombreux bars et restos animés, et pour ses Festivals acadiens et créoles, qui donnent lieu à des spectacles de musique cajun et zydeco et à des « fais do do », des soirées dansantes, en octobre. Et pour vivre pleinement l’atmosphère des lieux, on peut aussi partager le toit d’une famille francophone, pendant quelques jours, dans l’un des gîtes de la ville.

Lafayette constitue enfin un bon point de départ pour explorer les villages des environs, comme Saint-Martinville, où vit une importante communauté francophone. On peut aisément y rencontrer des Cajuns au détour des rues, ou encore au Café de Paris, une institution locale. Dans tous les cas, et ce, peu importe la destination que vous choisirez, mettez en pratique l’adage louisianais : « laissez les bons temps rouler! », qui signifie « profitez de la vie ». 

Avant de partir, n’oubliez pas de vous doter d’une assurance voyage afin de vous protéger contre les frais médicaux surprise.

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