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Épargne et retraite

30 janvier 2019

Vous ouvrez un REER pour la première fois? Voici ce que vous devez savoir

Le régime enregistré d’épargne-retraite est le meilleur ami du jeune épargnant. Ouvrir un REER est facile, et plus vous commencez tôt à y cotiser, mieux ce sera. Voici comment prendre un bon départ.

Peut-on être trop jeune pour cotiser à un régime enregistré d’épargne-retraite (REER)?

La réponse est non!

Si vous regardez la section Âge limite pour verser des cotisations à un REER du guide de l’Agence du revenu du Canada (ARC), vous ne verrez qu’un seul chiffre : 71 ans! C’est à la fin de l’année de vos 71 ans que vous devrez fermer votre REER et commencer à en retirer l’argent. Pour ce faire, vous pourrez ouvrir un fonds enregistré de revenu de retraite, souscrire une rente ou faire un retrait en espèces.

Cela veut dire que tous les gens de moins de 71 ans peuvent ouvrir un REER et y verser de l’argent, à condition d’avoir reçu un revenu lors de l’année d’imposition précédente et de l’avoir déclaré à l’ARC.

Comment fonctionne le REER

Le REER vous donne accès à une vaste gamme d’options de placement : actions, obligations, certificats de placement garanti (CPG), fonds communs de placement, fonds distincts et même des placements en espèces.

Cela ne veut pas dire que vous devez absolument planifier tous vos placements avant même d’ouvrir votre REER. Un conseiller Financière Sun Life peut vous aider à choisir les placements qui vous conviennent le mieux.

Une fois que vous avez choisi les placements dans votre REER, vous bénéficiez de 2 avantages importants qui pourront vous aider à atteindre vos objectifs d’épargne à court et à long terme :

  • Croissance à l’abri de l’impôt. L’argent placé dans votre REER fructifie sans être imposable jusqu’au moment où vous le retirez (idéalement à la retraite, lorsque vous êtes dans une tranche d’imposition moins élevée).
  • Réduction du revenu imposable. Au moment de faire votre déclaration d’impôt, vous pouvez déduire de votre revenu un certain montant de vos cotisations au REER (voir les limites annuelles). Pour l’année d’imposition 2018, vos cotisations ne peuvent pas dépasser 26 230 $ ou 18 % du revenu que vous avez gagné en 2017. Pour 2019, la limite sera de 26 500 $.

Ne vous inquiétez pas si vos cotisations n’atteignent pas le montant maximum chaque année. Vos droits de cotisations non utilisés sont reportés, depuis votre toute première déclaration de revenus.

Supposons que vous êtes aux études et que vous gagnez 5 000 $ l’été, cela vous fait 900 $ de droits de cotisation reportés, que vous pourrez utiliser plus tard pour cotiser et déduire plus, lorsque vos revenus seront plus élevés. (L’ARC indique le montant de vos droits de cotisation sur l’avis de cotisation que vous recevez après avoir soumis votre déclaration de revenus annuelle.)

N’oubliez pas que ce sont les revenus de l’année précédente qui déterminent le montant que vous pouvez verser au REER. De plus, vos cotisations annuelles au REER peuvent vous faire bénéficier d’un remboursement d’impôt que vous pouvez réinvestir dans votre REER, utiliser pour payer des dettes ou placer dans un autre régime à l’abri de l’impôt comme un compte d'épargne libre d'impôt (CELI).

Pourquoi c’est le temps maintenant d’ouvrir un REER

Lorsqu’on est un jeune épargnant, ouvrir un REER nous offre 2 autres avantages :

  • Le pouvoir de l’intérêt composé. Supposons que vous avez 26 ans et que vous ne pouvez verser que 1 000 $ au REER en 2019. En 2064, lorsque vous aurez 71 ans et que vous devrez transformer votre épargne en revenu : avec un taux de rendement annuel de 5 %, cette somme de 1 000 $ vaudra 8 985 $ (en supposant que l’intérêt est composé annuellement et que la période d’investissement est de 45 ans).
  • Une aide pour votre première maison. Dans le cadre du Régime d'accession à la propriété, vous pouvez retirer jusqu’à 25 000 $ de votre REER pour acheter ou construire votre première maison. Vous ne payez pas d’impôt sur le montant que vous retirez à condition de le reverser dans votre REER dans les 15 années qui suivent et de respecter les remboursements annuels minimum.

Choisir le bon REER

Avant d’aller signer les papiers, il est bon de choisir le type de REER que vous voulez ouvrir. Pour cela, il vous suffit de savoir si vous voulez investir seul ou avec d’autres.

Le REER collectif, offert par certains employeurs par exemple, vous permet parfois de profiter des cotisations complémentaires de l’employeur, des frais de gestion moins élevés pour les placements à l’intérieur du REER ou la possibilité de verser des cotisations prélevées directement sur votre paie.

Il existe aussi des REER de conjoint. Si vous êtes marié ou avez un conjoint de fait et que l’un de vous gagne beaucoup plus que l’autre, celui des deux qui gagne le plus peut cotiser pour l’autre dans un REER de conjoint et bénéficier ainsi d’une plus grande déduction fiscale. À la retraite, celui qui gagnait moins, et qui sera sans doute également dans une tranche d’imposition plus basse, pourra retirer l’argent au taux d’imposition le plus faible.

Établir votre REER

Supposons que vous avez choisi d’ouvrir un REER individuel. Il n’y a généralement aucun frais pour ouvrir ce type de régimes : il vous suffit de prendre rendez-vous avec un conseiller et de remplir les papiers.

Mais vous devrez payer des frais pour les placements individuels que vous choisissez dans le cadre de votre régime. Des frais de gestion s’appliquent aux fonds communs de placement par exemple. (Notez bien que ces frais sont prélevés directement sur le rendement des fonds, vous ne recevrez donc pas de facture pour ces frais.)

Si vous choisissez un REER autogéré pour lequel vous prenez vous-même les décisions d’achat et de vente plutôt que de faire appel à un gestionnaire de fonds, vous paierez des commissions sur chacune de vos transactions, comme pour les comptes de courtage non enregistrés.

Conclusion?

Avant d’effectuer une transaction, vérifiez bien les frais avec l’aide de votre conseiller.

Enfin, lorsque vous ouvrirez votre compte, votre conseiller vous demandera si vous voulez nommer un bénéficiaire pour votre REER.

Par contre, le fait de désigner une autre personne que le conjoint admissible peut avoir des répercussions fiscales importantes. Si vous désignez un autre adulte de la famille par exemple, la valeur totale de votre REER s’ajoutera à son revenu imposable de l’année de votre décès.

Votre conseiller peut vous aider à établir votre REER et à choisir les placements. Votre REER peut vous servir à atteindre des objectifs d’épargne à moyen et à long terme. Pour commencer, prenez contact avec un conseiller Financière Sun Life.

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