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Épargne et retraite

21 février 2018

Qu'ont en commun un travailleur et un retraité canadiens sur 4?

D'après une nouvelle étude, 25 % des retraités canadiens sont endettés et 24 % des travailleurs canadiens puisent dans leur épargne-retraite. Y a-t-il un lien?

Au Canada, les retraités sont tout aussi susceptibles d'être endettés que les personnes qui reçoivent une paie toutes les deux semaines. L'attitude traditionnelle qui consiste à adopter un train de vie moins dépensier à la retraite semble de moins en moins en vogue.

Selon le Baromètre Financière Sun Life, une nouvelle étude qui analyse le point de vue des travailleurs et retraités canadiens sur diverses questions liées aux finances et à la santé, un quart (25 %) des retraités sont aux prises avec une dette non hypothécaire d'un mois à l'autre; 20 % font encore des paiements hypothécaires sur leur maison.

En comparaison, 32 % des travailleurs canadiens déclarent qu'ils ne remboursent pas leur dette non hypothécaire en totalité chaque mois. Un grand nombre (50 %) font encore des paiements hypothécaires. C'est toutefois logique, vu l'âge relativement jeune des répondants.

Traditionnellement, les Canadiens travaillaient fort pour rembourser leurs dettes avant la retraite. L'idée de prendre sa retraite avant d'avoir remboursé son emprunt hypothécaire ou de s'endetter pour acheter une voiture était presque impensable. Or, les retraités actuels, peu importe leur âge, sont en train de changer la donne.

L'endettement des retraités canadiens
Les retraités canadiens appartenant à ces groupes d'âge... 55 à 65 ans 66 à 69 ans 70 à 74 ans 75 à 80 ans
Continuent de faire des paiements hypothécaires sur leur maison
22%
16%
23%
17%
Ne remboursent pas leur dette non hypothécaire en totalité chaque mois 26% 23% 20% 28%

Mis à part leur prêt hypothécaire, les retraités ont d'autres dettes. D'un mois à l'autre, ils doivent rembourser :

  • le solde de diverses cartes de crédit (66 %);
  • un prêt automobile (26 %);
  • des frais liés à la santé (7 %);
  • des frais liés aux vacances ou à une résidence secondaire (7 %);
  • des frais liés à des rénovations (6 %).

Emprunter sur l'avenir

Bien sûr, les retraités ne sont pas les seuls à vivre au-dessus de leurs moyens. Selon Statistique Canada, à la fin du troisième trimestre de 2017, les Canadiens devaient en moyenne 1,71 $ par dollar de revenu net gagné. La première sous-gouverneure de la Banque du Canada, Carolyn Wilkins, a déclaré à la presse que l'endettement élevé des ménages représentait la principale vulnérabilité de l'économie canadienne.

Pourtant les travailleurs canadiens ne se contentent pas d'emprunter auprès des banques et des caisses d'épargne et de crédit. Ils empruntent aussi sur leur propre avenir financier.

Un quart (24 %) disent qu'ils ont déjà puisé dans leur épargne-retraite. Chez les membres des générations Y et X et les baby-boomers les plus jeunes, cette proportion atteint respectivement 22 %, 24 % et 28 %.

Dans quel but?

  • Pour répondre à leurs besoins, par exemple payer des frais médicaux, rembourser des dettes, etc. (63 %)
  • Dans le cadre du Programme d'accès à la propriété (24 %)
  • Pour acheter une voiture, prendre des vacances ou satisfaire d'autres désirs (13 %)

Le parallèle entre les 24 % de travailleurs canadiens qui puisent dans leur épargne-retraite et les 25 % de retraités qui ne peuvent rembourser leur dette non hypothécaire mensuelle est éloquent. Soit une bonne partie des gens n'ont pas de scrupules à payer leurs dépenses courantes avec de l'argent mis de côté pour l'avenir, soit leur situation économique les y oblige, que cela leur plaise ou non.

Il y a là deux messages à retenir. Le premier : si vous pouvez éviter de vous endetter, c'est la meilleure chose à faire. Et si vous devez emprunter, faites-le prudemment. Tant la Banque du Canada que la Réserve fédérale des États-Unis nous ont prévenus qu'il fallait s'attendre à des hausses de taux dans l'avenir. Les taux d'intérêt et le capital emprunté influent sur ce que nous remboursons à nos créanciers. Nos remboursements de dette courants augmenteront probablement plusieurs fois au cours des prochains mois.

L'autre message clair à retenir est que la planification financière ne s'arrête pas à l'âge de la retraite. Les conseils d'un professionnel sont aussi précieux à 65 ans qu'ils le sont à 25 ans.

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