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Épargne et retraite

19 janvier 2012

Les régimes de retraite d’employeur : N’est-il jamais trop tôt ou trop tard pour y participer?

Il n'est jamais trop tard pour commencer à participer à un régime de retraite d'employeur, mais ce qui est le plus sage, c'est de commencer à verser des cotisations dès que vous avez un travail à temps plein.

Maintenant que je suis dans la jeune cinquantaine et que je suis responsable de vous faire connaître les avantages de participer au régime de son employeur, je m'oblige à faire un retour sur mon parcours pour déceler les occasions que j'ai ratées, même si je ne suis pas le genre de personne à dire «j'aurais donc dû» ou «et si j'avais fait ça ainsi». C'est comme ça, c'est tout. 

Avec le recul, il est toujours très facile de trouver les erreurs que nous avons faites, dans quels cas des décisions différentes auraient pu donner des résultats bien meilleurs, peu importe le moment de notre vie. Alors, si vous êtes comme moi, vous devriez peut-être penser aux «et si j'avais fait ça ainsi» avant de renoncer à possiblement des milliers de dollars «gratuits» que les employeurs vous donnent dans le cadre de leur programme de cotisations patronales complémentaires prévu par leur régime de retraite.

Que serait-il arrivé si j'avais adhéré à mon régime de retraite dès que j'ai eu mon premier vrai emploi? À quoi ressembleraient les chiffres aujourd'hui? 

Voici mon histoire : 

Dans la vingtaine : Tout ce qui comptait pour moi, c'était les voitures de sport, les vacances, les vêtements et les souliers. Je n'avais jamais assez d'argent! 

Dans la trentaine : J'étais aux anges parce que j'avais eu la chance d'obtenir quelques affectations internationales. J'ai voyagé à travers le monde pendant six ans et j'ai profité de chaque occasion pour explorer la planète. En Europe, j'ai acheté des meubles pour la maison que j'achèterais en rentrant au Canada. Durant cette période de ma vie, j'ai réussi à rembourser toutes les dettes que j'avais et j'ai économisé un bon montant d'argent qui servirait à acheter ma première maison une fois de retour au Canada. 

Dans la quarantaine : Tout ce qui comptait pour moi, c'était l'immobilier et les voitures de sport. J'ai acheté ma première maison, puis un peu plus vers la fin de la quarantaine, j'ai acheté mon loft de rêve à Toronto. J'avais retenu les services d'un architecte et conçu l'espace moi-même. Par la suite, la vente de mon loft m'a vraiment rapporté beaucoup! 

Dans la cinquantaine : Avec l'aide de mon mari, je me suis rangée un peu. Nous avons acheté notre maison de rêve (en pensant que sa valeur à la revente contribuera grandement à notre capital-retraite). Et, finalement, contre toute attente, j'ai adhéré au régime de retraite de mon employeur, 30 ans après avoir eu, pour la première fois, l'occasion de le faire. 

Aujourd'hui, j'ai environ 20 000 $ dans mon régime à cotisations déterminées (plus un certain montant que j'ai placé dans des REER). Et pour ce qui est de ce qu'aurait été mon épargne si j'avais fait les choses autrement, c'est renversant! 

Selon mon revenu moyen au cours des 30 années où je n'ai pas participé au programme de cotisations patronales complémentaires de mon régime de retraite, j'ai laissé passer ce qui suit* : 

Épargne provenant de mes cotisations : 125 000 $
Cotisations patronales complémentaires égales à 50 % (argent gratuit) : 62 500 $
Intérêts produits : 185 000 $
Valeur totale de mon régime de retraite à 50 ans  
si j'avais commencé à y cotiser lorsque j'avais 20 ans : 372 500 $

Morale de l'histoire : Il n'est jamais trop tard pour commencer à épargner, mais ce qui est vraiment le plus sage, c'est de commencer à verser des cotisations à son régime dès qu'on a un travail à temps plein. J'aurais vraiment dû le faire! 

*Hypothèses utilisées pour les calculs :

  • Horizon de placement : 30 ans, de 1980 à 2009
  • Intérêt calculé au taux offert pour les Bons du Trésor à 1 an, composé mensuellement.
  • Hypothèses sur le salaire moyen : années 80 : 40 000 $; années 90 : 85 000 $; années 2000 : 125 000 $.
  • Hypothèses concernant le RRCD :

Cotisations salariales facultatives égales à 5 % du revenu annuel.+ Cotisations patronales complémentaires représentant 50 % des cotisations salariales (à concurrence de 5 % du revenu annuel de l'employé).

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