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Épargne et retraite

14 janvier 2013

Le procrastinateur qui a pris sa retraite de bonne heure

Comment un procrastinateur invétéré comme moi a-t-il réussi à prendre sa retraite de bonne heure? Tout simplement en suivant ces trois règles fondamentales.

Bonjour, je m’appelle Dave. Je suis un procrastinateur invétéré, du moins pour certaines choses. D'aussi loin que je me souvienne, mon instinct m’a conduit à me laisser porter par les événements, tout en remettant au lendemain les tâches plus complexes, qui s’ajoutent à ma pile de bonnes intentions. Pour moi, les objectifs sont de vagues desseins, dissimulés par les distractions qui captent sur le moment mon attention.

Ma mère a essayé de corriger cette mauvaise habitude pendant plus de 20 ans avant de passer le flambeau à ma femme puis à une succession de patrons, dans l’espoir qu’ils aient plus d’influence sur moi. Ils n’ont guère réussi à me réformer, je le crains.

Dans un cas sans espoir comme le mien, comment peut-on songer à prendre un jour sa retraite, surtout de bonne heure à 55 ans?

Après tout, la retraite est un de ces objectifs lointains et imprécis qui semblent difficilement à la portée des procrastinateurs. Même les gens qui ont le sens de l’organisation et de la planification ont du mal à se concentrer sur ce qu’ils devraient faire maintenant pour atteindre un objectif à long terme comme la retraite.

Mon moment de vérité

Il y a des années, je me trouvais à ma succursale bancaire, à la date limite de cotisation aux REER. Il y avait foule. Comme tous ceux qui faisaient la queue, j’avais attendu la dernière minute pour cotiser à mon REER. Je savais que ce n’était pas très intelligent et que je ne pourrais pas m’attendre à des conseils avisés sur les placements ou sur la planification de la retraite en remettant ainsi mon argent au dernier moment contre un reçu d’impôt.

En rentrant chez moi en voiture, il faisait nuit et la route n’était pas éclairée. J’ai allumé mes feux de route (mes «hautes», quoi!). À ce moment-là, j’ai vu au loin un cerf et j’ai vite freiné pour éviter une collision. Je me suis rendu compte qu’en allumant mes hautes, j’avais probablement sauvé la vie du cerf, et peut-être la mienne.

C’est là que tout s’est éclairé. Figurativement parlant, je n’avais jamais fait la lumière sur mes finances et sur ce qui m’empêchait de voir les possibilités et les risques lointains. Je ne m’occupais que de nos affaires financières immédiates, sans me soucier d’objectifs à plus long terme, comme ma retraite.

Ce moment de vérité a déclenché chez moi de bonnes habitudes de planification financière. Heureusement, il est arrivé suffisamment tôt pour avoir un profond impact sur notre vie. Je ne sais pas comment nous aurions pu prendre notre retraite de bonne heure si nous n’avions pas pris périodiquement le temps de pour planifier notre avenir.

Comment notre situation financière a-t-elle changé à partir de ce moment-là? Plusieurs choses importantes se sont produites (c’est sûr que cela ne concerne que nous; donc, ne nous copiez pas, d’accord?) Blagues à part :

  • Nous avons trouvé un conseiller chevronné qui a examiné notre situation.
  • Ce conseiller a calculé combien d’argent il nous faudrait pour prendre notre retraite à 55 ans, à 58 ans ou à 60 ans.
  • Nous avons déterminé le risque de placement que nous étions prêts à accepter (et donc, le risque lié au revenu).
  • Ensemble, nous avons établi un plan qui nous permettrait de cotiser périodiquement et automatiquement à nos REER.
  • Ensemble, nous avons vu comment nous pourrions ajuster nos dépenses et notre épargne, et nous nous sommes entendus sur un ensemble de comptes et de placements choisis en fonction de nos objectifs.

Trois règles fondamentales pour la gestion de ses finances personnelles

Dans bien des domaines, je continue de procrastiner, ce qui rend ma femme complètement dingue. Mais, au moins, j’ai découvert de bonne heure que la planification financière familiale est une chose qu’il ne faut pas laisser traîner. Il y a bien des avantages à agir vite, et bien des inconvénients à remettre cette planification à plus tard.

Plus particulièrement, je respecte toujours les trois règles suivantes :

  1. Ne pas différer la préparation d’un plan financier. Il n’est pas nécessaire que ce plan soit tout de suite parfait.
  2. Ne pas différer la mise en œuvre de son plan financier. Il peut arriver, au départ ou de temps en temps, que vous n’ayez pas suffisamment d’argent pour appliquer idéalement votre plan.
  3. Ne pas différer l’acquisition de connaissances financières. Vous devriez vous y mettre maintenant, mais soyez conscient qu’il s’agit d’une démarche permanente.

Je n’aurais pas pu prendre ma retraite à 55 ans si je n’avais pas suivi ces trois règles. J’espère qu’elles vous aideront.

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