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Épargne et retraite

23 avril 2014

Épargne : en route vers une retraite sereine...

Ann a de bonnes habitudes d’épargne et une situation financière enviable. Elle doit désormais optimiser la planification de sa retraite. Un expert lui recommande d'utiliser son CELI et de contracter une assurance maladies graves.

Ann a 41 ans, est célibataire et n'a pas d'enfant. Elle travaille depuis une quinzaine d’années pour le même employeur à un salaire d’environ 50 000 $, et est propriétaire d’un condo depuis six ans. Son bilan pourrait faire rêver bien des gens, avec une valeur nette de plus de 150 000 $. Mais cela n'a rien d’étonnant, parce qu'elle fuit l’endettement et épargne depuis longtemps.

« Je possède un petit condo de seulement 575 pieds carrés de superficie, et le solde hypothécaire est de 100 000 $ », dit Ann, qui adore son quartier, où elle peut se passer d'une voiture, puisqu'elle est à distance de marche de tous les services. C'est une économie appréciable, étant donné le prix élevé de l’essence. « Je pense qu'il faut apprendre à se satisfaire de ce dont on a réellement besoin », ajoute-t-elle. Elle songe parfois à déménager pour avoir un appartement plus grand, mais l'état actuel du marché immobilier l’incite à la patience, même si elle regarde parfois les condos à vendre, question de voir comment les choses évoluent.

Elle a donc déjà de bonnes habitudes d'épargne, mais elle se dit qu'elle pourrait commencer à penser un peu plus sérieusement à sa retraite. Bien sûr, elle n'a pas encore d'objectif précis, sauf que, comme elle apprécie beaucoup sa liberté, elle ne veut pas avoir à se serrer la ceinture quand elle cessera de travailler. Elle sait qu'elle aura au contraire envie de réaliser plein de projets!

Dettes et stress

« En fait, en matière de finances, je suis devenue plus raisonnable quand j'ai acheté mon condo, avoue-t-elle. Plus jeune, j'avais reçu un héritage… que j'ai dépensé, parce que je me suis payé des études dans des collèges privés et que j'ai beaucoup voyagé », explique-t-elle. Mais, pendant sa dernière année à l'université, elle a mieux compris la valeur de l’argent. Elle avait alors un travail à temps partiel, et elle a dû demander des prêts et bourses et une marge de crédit étudiante. « Il a fallu que j'apprenne à faire face à la réalité, à composer avec des périodes plus creuses, et à accepter de "remplir" ma carte de crédit de 2 500 $ à pleine capacité », se rappelle-t-elle.

Ann a alors compris que l’endettement était une source de stress pour elle : « Même mon solde hypothécaire me préoccupe un peu parfois », dit-elle en riant. Elle a bien sûr une carte de crédit, dont la limite est de 5 000 $, mais elle garde le solde à zéro. Idem pour sa marge de crédit, dont le plafond est fixé à 10 000 $, et qu'elle n'utilise pas.

L'épargne, mais aussi une bonne gestion

L’épargne systématique fait partie des habitudes financières d'Ann. Elle cotise au régime de retraite et aussi au régime d'acquisition de valeurs mobilières de son employeur, ce qui lui permet d’acheter des titres boursiers de l'entreprise, cotée en Bourse, en bénéficiant d’une contribution financière de l'employeur. Elle maximise ses cotisations au REER, tout en remboursant le Régime d’accession à la propriété (RAP) auquel elle a eu recours pour acheter son condo. Dans 7 ans, elle aura fini de rembourser ce qu'elle doit au programme, et elle pourra alors mettre 2 600 $ de plus dans son CELI, qu'elle a ouvert à l'été de 2013 dans l'objectif d'épargner davantage à l'abri de l'impôt.

Ann gère ses finances avec un système basé sur deux comptes bancaires. Elle fait déposer sa paie dans le premier, et transfère ensuite dans l'autre les sommes nécessaires au paiement de ses dépenses. « Le transfert d’un montant fixe se fait automatiquement du premier au deuxième compte à chaque paie. »

Cette discipline, Ann en profite quand elle souhaite faire un achat important. « Quand j'ai besoin ou envie de quelque chose de cher, j’attends d'avoir l'argent dans mon compte », dit-elle. Bien sûr, il lui arrive de succomber à la tentation et de se permettre un petit luxe : « Je le fais seulement quand je sais que ça va me faire vraiment plaisir et que ça ne me mettra pas dans une situation où je vais être plus stressée », explique-t-elle.

Et la retraite?

La capacité d’Ann à épargner à long terme ne fait donc aucun doute. Frédéric Désilets, conseiller en sécurité financière et représentant en épargne collective[i] , lui propose pour l'instant deux pistes à envisager dès maintenant en vue de sa retraite.

M. Désilets conseille à Ann d’évaluer la possibilité de mieux équilibrer ses cotisations à son REER et à son CELI : « Contrairement aux retraits d'un REER, les sommes retirées d'un CELI ne sont pas imposables, et elles ne viennent pas gonfler nos revenus annuels à la retraite, revenus qui déterminent notamment l’admissibilité à certaines prestations de retraite ou le montant auquel on a droit. Il peut donc être avantageux de décaisser des sommes du CELI au lieu du REER au moment de la retraite. »

Par ailleurs, il lui suggère de réserver une partie de l’argent qu’elle investit habituellement dans son REER pour se procurer une assurance maladies graves, avec remboursement de primes à l’âge de 65 ans. « Dans l’éventualité d’un diagnostic d’une des maladies couvertes, Ann obtiendrait le paiement d’une somme forfaitaire utile à son rétablissement sans avoir à piger dans ses économies », dit M. Désilets. Ce montant non imposable lui permettrait par exemple d’assumer des frais médicaux non couverts par son assurance collective, d’éliminer son solde hypothécaire, si elle le juge approprié, et de conserver son niveau d’épargne actuel, malgré les difficultés associées à un combat contre la maladie. En protégeant ainsi son patrimoine financier, Ann s'assure une retraite des plus paisibles.

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