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Épargne et retraite

16 janvier 2014

Devriez-vous envisager l’achat d’un REER de conjoint?

Cotiser au REER de votre conjoint peut l’aider à économiser en vue de la retraite et vous procurer plus tard un allègement fiscal.

Selon certaines études, être marié peut être bon pour votre santé et même vous permettre de vivre plus longtemps. Mais saviez-vous qu’un tel état matrimonial peut aussi vous procurer un allègement fiscal?

Cotiser au régime enregistré d’épargne-retraite (REER) de votre conjoint de fait ou de votre conjoint peut l’aider à se constituer de l’épargne en vue de la retraite. Concurremment, vous pouvez réduire le total des impôts que vous payez tous deux.

Un allègement fiscal tout de suite

Quand vous cotisez au nom de votre conjoint, c’est vous qui bénéficiez de la déduction d’impôt. Donc, si votre salaire est pas mal plus important que celui de votre conjoint, vous bénéficierez en cotisant à son REER d'une déduction d'impôt plus importante que celle dont il bénéficierait s’il contribuait à son propre REER. Que vous cotisiez à votre propre REER ou à un REER de conjoint, on tient compte de cette cotisation dans le calcul du maximum déductible au titre des REER, soit le montant maximum des cotisations à un ou des REER que vous pouvez déduire sur votre déclaration de revenus pour l’année en question. En outre, le plafond de cotisation de votre conjoint n’est pas affecté par vos cotisations au REER de conjoint.

Un allègement fiscal plus tard

Vous pourriez aussi bénéficier plus tard d’un allègement fiscal, à la retraite. Supposons encore ici que vous êtes le conjoint dont le revenu est de loin le plus important et, par exemple, que vous ayez décidé que vous devriez retirer 5 000 $ par mois, pour le couple, de vos REER. Grâce aux fonds additionnels que vous aviez cotisés, votre conjoint pourra retirer une part plus importante de ces 5 000 $ de son propre REER, ce qui vous permettra d’en retirer moins du vôtre. Voici comment ceci pourrait entraîner une réduction de l’impôt sur le revenu global de votre famille : 

    Total de l’impôt sur le revenu
Vous retirez l’ensemble des 5 000 $ par mois x 12 = 60 000 $, imposés à 26 % 15 600 $
Vous retirez 4 000 $ par mois x 12 = 48 000 $, imposés à 26 % Votre conjoint retire 1 000 $ par mois x 12 = 12 000 $, imposés à 15 % 12 480 $
+1 800 $
14 280 $*

* Il ne s’agit que d’un exemple; consultez un fiscaliste pour savoir comment cette tactique pourrait le mieux fonctionner pour vous.

Les REER de conjoint sont assujettis à un certain nombre de règles. Après que vous aurez cotisé à un REER de conjoint :

  • L’argent appartient à votre conjoint. Il contrôle le compte, et quand il retire de l’argent, celui-ci est considéré au titre de l’impôt comme son propre revenu pourvu que certaines conditions soient respectées.
  • On peut cotiser à un REER jusqu’à ce que son propriétaire ait atteint l’âge de 71 ans. Donc, si vous avez plus de 71 ans et ne pouvez plus cotiser à votre propre REER, mais que votre conjoint est plus jeune, vous pouvez encore en bénéficier tous les deux. Si vous avez touché un revenu et avez toujours des droits de cotisation à un REER, vous pouvez continuer à cotiser au REER de conjoint et reporter une partie de votre impôt pendant que l’épargne s’accumule dans le REER de conjoint, jusqu’à ce que celui-ci atteigne l’âge de 71 ans.

Les retraits anticipés d’un REER peuvent coûter cher

Il ne faut pas oublier que les REER de conjoint servent à épargner à long terme, en vue de la retraite, et non à se mettre momentanément à l’abri de l’impôt. C’est pourquoi le gouvernement applique une pénalité si vous retirez de l’argent dans les trois ans de votre cotisation à un REER de conjoint.

Ce calculateur vous permettra de comprendre l'incidence des cotisations et des retraits sur l'épargne dans un REER.

En règle générale, si votre conjoint retire de l’argent de son REER, cet argent est imposé à son propre taux. Mais s’il retire de l’argent dans les trois ans suivant une de vos cotisations, ce retrait sera considéré comme un revenu imposable pour vous, et non pour votre conjoint. Les cotisations doivent donc rester dans le REER de conjoint pour le reste de l’année et les deux années civiles suivantes pour qu’elles ne soient pas considérées comme un revenu du conjoint cotisant. Cette date est fixée en fonction des années civiles; il ne s’agit donc pas d’un calcul de trois ans, ou 36 mois, après la dernière cotisation du conjoint.

Par exemple, supposons que vous ayez cotisé 40 000 $ en tout dans le REER de conjoint, dont 5 000 $ au cours de l’année écoulée.

  • Si votre conjoint retire 9 000 $ cette année, 5 000 $ seront réputés faire partie de vos revenus et imposés comme tel puisque vous aviez cotisé ce montant au cours d’une des deux années précédant l’année du retrait.
  • Les 4 000 $ restants seront réputés faire partie du revenu de votre conjoint et imposés comme tel.

Si vous envisagez d’acheter un REER de conjoint, il est important de tenir compte de votre situation financière actuelle ainsi que de celle de votre conjoint et de projeter ce qu’elles seront à la retraite. Comme la situation financière de chacun est différente de celle de tous les autres, c’est toujours une bonne idée de consulter un professionnel en matière de finances.

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