Passer à l'ouverture de session client Passer au contenu principal Passer au pied de page

Épargne et retraite

04 janvier 2017

5 choses que vous ne savez peut-être pas au sujet du CELI

Si vous n’avez jamais encore ouvert un CELI, vous pourriez y déposer jusqu’à 52 000 $ aujourd’hui.

Le compte d'épargne libre d'impôt (CELI) vous permet de mettre de l’argent de côté pour toutes sortes de raisons - de l'épargne pour vous constituer une petite réserve, une nouvelle maison ou encore la retraite - sans avoir à payer d'impôt sur le rendement des fonds déposés au compte ni sur les retraits. Depuis son apparition en 2009, environ la moitié des Canadiens en ont ouvert un. Voici 5 caractéristiques du CELI qui sont parfois incomprises..

1. Il porte le nom de compte d’épargne, mais c’est bien plus que ça

Lorsque nous étions enfants, un «compte d’épargne» était un endroit où étaient déposés nos sous lorsque nous les sortions de la tirelire. Ce nom évoque des dépôts, la sécurité et de faibles taux d’intérêt. Toutefois, presque tous les titres qui composent votre régime enregistré d’épargne-retraite (REER) peuvent aussi se retrouver dans votre CELI : obligations, actions, fonds communs de placement, fonds négociés en bourse, options, etc.

L’auteure et experte en finances personnelles Kelley Keehn fait partie des gens qui auraient souhaité que le gouvernement choisisse un nom différent pour le CELI. «De nombreuses banques et institutions financières annoncent un taux fixe pour les montants en espèces versés dans leurs CELI, qui est très bas» dit-elle. «Les Canadiens voient ce taux de 2 %, par exemple, et pensent que ce n’est pas très avantageux. En fait, le CELI est un moyen d’accumuler des économies à l’abri de l’impôt, comme un REER, et vous pouvez choisir le type de placement que vous souhaitez y faire.»

2. Vous pouvez y reverser le montant de vos retraits - mais pas avant l’année suivante

Dans les premières années, on a entendu beaucoup histoires de Canadiens qui avaient versé accidentellement trop d’argent dans leur CELI et à qui l’Agence du revenu du Canada (ARC) a imposé des pénalités. Ces problèmes découlent d’un malentendu.

Certaines personnes qui avaient ouvert un CELI lorsqu’il a été mis sur le marché l’utilisaient comme un compte d’épargne ordinaire, y effectuant de nombreux retraits et dépôts. Si le total de tous les dépôts dépassait la limite annuelle, on considérait qu’elles avaient versé trop d’argent sur leur compte.

En d’autres mots, chaque fois que vous déposez des fonds, cela est considéré comme une cotisation. Ainsi, si vous placez 2 000 $, puis que vous les retirez et que vous les déposez à nouveau dans la même année, on estime que vous avez déposé 4 000 $. Retirer le montant d’un CELI d’une institution financière pour le déposer dans un CELI d’une autre institution peut être considéré comme une cotisation excédentaire accidentelle. Effectuer un transfert permet d’éviter ce problème.

Jusqu’à maintenant, l’ARC s’est montrée indulgente et annule les pénalités si c’est accidentel et que vous promettez que cela ne se reproduira plus. Toutefois, rien ne garantit qu’elle continuera d’agir ainsi dans l’avenir.

L’ARC vous indique votre limite annuelle - comme c’est le cas pour le plafond de cotisation du REER - sur l’avis de cotisation qu’elle vous envoie après avoir traité votre déclaration de revenus. Le plafond de cotisation annuel totalise trois montants :
  • 5 500 $ (depuis 2016)
  • Tous les droits de cotisation inutilisés des années précédentes

3. Vous ne pouvez pas perdre vos droits de cotisation inutilisés

Si vous n’avez encore jamais ouvert un CELI, vous pourriez y déposer jusqu’à 52 000 $ aujourd’hui, soit 5 000 $ par an pour la période de 2009 à 2012, 5 500 $ par an pour 2013 et 2014, 10 000 $ pour 2015 et 5 500 $ par an pour 2016 et 2017. En outre, vous ne perdrez jamais vos droits de cotisation inutilisés, quel que soit votre âge (à moins que vous ne résidiez pas au Canada pendant toute l’année, auquel cas vous n’accumulerez pas de droits de cotisation durant cette année-là).

Vous n’avez peut-être pas d’argent aujourd’hui, mais un jour, comme bien des Canadiens, vous recevrez peut-être un héritage, vous achèterez une résidence moins grande ou bien vous toucherez une indemnité de départ ou le produit d’un contrat d’assurance. En déposant ces fonds dans un CELI (à condition qu’ils ne dépassent pas vos droits de cotisation), vous protégerez de l’impôt son rendement futur.

«Les droits de cotisation inutilisés peuvent être reportés, et les retraits donneront lieu à de nouveaux droits de cotisation», remarque Krystal Yee dans son blogue sur les finances personnelles Give Me Back My Five Bucks. Par exemple, si vous affectez votre CELI de 40 000 $ à un versement comptant pour une maison, vous pourrez verser au moins 45 500 $ dans votre CELI l’année suivante (les 40 000 $ que vous avez retirés et une cotisation de 5 500 $ pour 2017). «Cela peut nous sembler déroutant parce que nous n’avons jamais eu auparavant un produit d’épargne comme celui-ci.»

4. Les CELI s’adressent aussi aux petits épargnants

Vous pouvez utiliser un CELI pour votre épargne existante, même si elle est assez modeste. Tant que vous n’immobiliserez pas les fonds dans un placement non encaissable comme un certificat de placement garanti qui ne peut être encaissé qu’à l’échéance, vous aurez accès à votre argent en tout temps. Cela fait aussi du CELI un outil idéal pour se constituer un fonds d’urgence. Vous aurez la tranquillité d’esprit de savoir que votre argent sera disponible en cas de besoin.

5. Vous n’avez pas à choisir entre un CELI et un REER

Il existe de nombreuses façons de faire travailler ensemble le CELI et le REER pour vous enrichir. En règle générale, les REER sont un bon choix pour des objectifs à plus long terme alors que les CELI conviennent mieux à des objectifs plus immédiats, comme un versement comptant pour l’achat d’une maison.

 

Articles Connexes