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Épargne et retraite

28 octobre 2013

Au secours! J’ai oublié d’épargner pour ma retraite...

Quand nous commençons à penser à la retraite, vers la mi-cinquantaine, mais que nous n’avons pas mis d’argent de côté, pouvons-nous rattraper le temps perdu? Voici quelques conseils éclairés.

En l’espace de quelques décennies, l’espérance de vie dans les pays occidentaux a fortement augmenté : aujourd’hui, une femme a 1 chance sur 2 de dépasser l’âge de 90 ans, et un homme, 1 chance sur 3. Autant dire que le temps que l’on passe à la retraite s'est considérablement allongé!

D’où l’importance de bien se préparer, car, comme le souligne très justement Suzie Labbé, conseillère en sécurité financière, Pl. Fin. à la Financière Sun Life, «à la retraite, l’argent n’est pas renouvelable» : par conséquent, il faudra alors vivre sur nos acquis...

Première étape : faire un budget

Qu’arrive-t-il si l’on n’a pas été prévoyants et que l’on se ressaisit subitement dans la cinquantaine? Est-il trop tard? «Peu importe l’âge, la première chose à faire est de s’asseoir avec un planificateur financier et de préparer un budget, dit Mme Labbé. Il est donc encore temps de prendre les choses en main, mais, en revanche, il faudra se montrer réalistes par rapport à nos objectifs.» Autrement dit, à moins de gagner le gros lot de la 6/49 ou de recevoir une grosse somme d’argent inattendue, il faut oublier nos rêves de retraite dorée et avoir des ambitions un peu plus modestes!

Deuxième étape : se fixer des objectifs 

Une fois notre budget établi, on doit se donner pour objectif de réduire nos dettes tout en mettant de l’argent de côté chaque mois. Pourquoi réduire nos dettes? Tout simplement parce que, à la retraite, l’argent dont on dispose n’est pas élastique... Il est donc préférable que nos dépenses fixes, notamment l’hypothèque, soient réduites au maximum. Pour Mme Labbé, il faut s’efforcer, pendant que l'on travaille encore, de diminuer notre hypothèque le plus possible. «Il ne s’agit pas forcément de faire des paiements accélérés, mais par exemple d’investir dans un REER, et d'utiliser le remboursement d’impôt pour payer plus rapidement l’hypothèque», conseille la planificatrice financière.

Elle met aussi en garde contre une erreur courante : «Une fois à la retraite, bien des gens décident de réemprunter sur leur maison pour avoir davantage de liquidités. Mais, attention, c’est une arme à double tranchant, car si les taux d’intérêt augmentent, le remboursement hypothécaire prendra de plus en plus de place dans notre budget.»

Troisième étape : adopter une stratégie

Pour atteindre nos objectifs d’épargne, il nous faut une stratégie. Peut-être devra-t-on réduire un peu notre niveau de vie actuel et revoir nos priorités. Un peu moins de loisirs et un peu plus d’argent de côté, par exemple. «Il faut être disciplinés, s’en tenir à notre stratégie et ne pas toucher à l’argent mis de côté pour la retraite! En même temps, on ne doit pas voir ça comme une punition, mais plutôt comme une façon d’atteindre nos objectifs. Pour s’encourager, il faut reconnaître nos bons coups, comme les remboursements d’impôt obtenus grâce à un REER», indique Suzie Labbé.

Les gens font parfois une autre erreur, qui consiste à sortir de leur «zone de confort» et d’aller à l’encontre de leurs valeurs en termes de placements. «Quand on fait partie de ce qu'on appelle des investisseurs prudents, on ne se lance pas dans des placements audacieux et risqués pour tenter de rattraper le temps perdu, parce que ça ne fait qu'ajouter du stress inutile», conclut-elle.

Conseils pour les 30 — 40 ans

La trentaine, c’est le moment de prendre de bonnes habitudes! «On commence par faire un budget, c’est un excellent exercice qui permet de savoir où va notre argent», explique Suzie Labbé. Autre saine habitude à prendre : ne pas vivre au-dessus de nos moyens, et s’endetter le moins possible, afin d'équilibrer nos finances et d'épargner.

Le budget doit être évolutif, car il y a de bonnes chances que notre salaire augmente avec les années, au fur et à mesure que notre expérience sera reconnue sur le marché du travail. Dans la quarantaine, on peut donc penser à se donner des objectifs d’épargne plus élevés.

La trentaine et la quarantaine, c'est souvent l'âge où l'on a des enfants, et bien des gens sont alors tentés de verser de coquettes sommes dans un régime enregistré d’épargne-études (REEE). Or, les avantages fiscaux des REEE ne sont pas aussi intéressants que ceux des REER. Suzie Labbé conseille plutôt d’investir dans un REER et de verser ensuite le remboursement d’impôt dans un REEE. «On peut aussi demander aux grands-parents qui en ont les moyens d’ouvrir un régime d’épargne-études pour leurs petits-enfants», suggère-t-elle.

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