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Épargne et retraite

24 juin 2011

À la retraite, plus que jamais, les finances comptent

Même à la retraite, vous devez bien comprendre vos finances pour pouvoir prendre de sages décisions.

J'ai pris ma retraite récemment et les premiers jours se sont plutôt bien déroulés. Il est certain que la retraite représente un changement important par rapport au rythme que je suivais et à la vie sociale que j'avais lorsque je travaillais. Cela n'étonnera personne. Toutefois, quelques-unes des expériences que j'ai vécues vous surprendront peut-être.

D'abord, un mot sur moi. Même lorsque je travaillais, j'en connaissais pas mal sur les questions touchant la retraite, les statistiques et les placements. J'ai travaillé presque toute ma carrière dans le domaine du marketing des services financiers, dont la principale activité concerne les projets relatifs à la retraite. Dernièrement, j'ai été directeur d'un service de recherche en matière de services financiers, donc j'ai passé beaucoup de temps à essayer de découvrir ce que les baby-boomers attendent de la vie. De plus, contrairement à bien des gens, j'ai toujours joué un rôle très actif en ce qui concerne mes placements.

Donc, quelles sont les surprises de mes premiers mois à la retraite?

1. Nous ne déménageons pas dans plus petit, mais dans plus grand.

Nous venons de vendre notre condo au centre-ville et nous allons déménager dans une nouvelle maison. Cela peut sembler étrange à notre âge, mais pour nous, c'est la chose à faire. Ma femme a le pouce vert et se passionne pour le jardinage. D'ailleurs, maintenant que j'ai plus de temps, je peux davantage lui servir de bête de somme. Donc, nous avons vendu le loft et nous emménagerons dans une maison où il reste beaucoup à faire côté jardinage. Nous aurons plus d'espace pour recevoir des amis et les enfants. Certains aspects de la vie de condo nous manqueront, mais pas assez pour demeurer dans un lieu aussi exigu.

2. J'ai ouvert mon tout premier REER le lendemain de mon départ à la retraite.

Eh oui, après! Dans ma vie active, j'ai toujours touché un salaire beaucoup plus élevé que celui de ma femme. Par conséquent, quand je cotisais au REER, je versais le maximum dans le REER de conjoint de ma femme afin que, lorsque viendrait le temps de la retraite, ses retraits soient imposés à un taux inférieur (elle n'avait pas de régime de retraite auprès de son employeur et les prestations qu'elle recevrait du régime de pensions du Canada seraient moins élevées que les miennes). Pour nous, le REER de conjoint était la solution la plus appropriée. Mes cotisations me permettraient d'obtenir une déduction d'impôt, mais l'actif du REER croîtrait au nom de ma femme. Toutefois, quand j'ai pris ma retraite, je me suis rendu compte qu'il y avait une possibilité qui ne se présenterait qu'une seule fois. Vu que mes revenus allaient dégringoler, cotiser à mon propre REER se justifiait désormais (parce que mon taux d'imposition était encore élevé) et je pourrais donc retirer de l'argent de mon REER l'année suivante, lorsque mes revenus seraient modestes et les retraits faits à mon nom ne seraient pas imposés. Étant donné ma situation, c'est un marché très intéressant (bien qu'il ne convienne pas à tous).

3. Ce n'est pas le temps de gérer passivement ses finances.

Je fais partie de ces chanceux dont la majorité des Canadiens n'entendent parler que dans les revues. Je bénéficie d'un régime de retraite à prestations déterminées traditionnel. Dans mon cas, les prestations ne sont pas élevées, donc elles ne constituent pas la base de mon épargne-retraite et l'essentiel de mon revenu de retraite viendra d'ailleurs. Quand j'ai reçu par la poste le relevé final de mes droits à retraite m'indiquant que je disposais de 90 jours pour choisir entre un versement unique et des versements mensuels, j'ai dû prendre une décision assez rapidement. J'ai choisi de convertir mes droits à retraite en revenu garanti la vie durant, ainsi je recevrais des versements mensuels jusqu'à la fin de mes jours. De plus, les versements seront périodiquement rajustés pour tenir compte de l'inflation. Et si ma femme me survit, elle recevra des versements jusqu'à la fin de ses jours. Nous trouvons tous deux rassurant que ces versements mensuels soient garantis et nous les utiliserons pour couvrir la majeure partie de nos dépenses courantes de base, comme le logement et la nourriture. Nous n'avons pas encore besoin de l'argent des prestations déterminées, nous avons donc choisi de retarder le moment où nous toucherons le revenu de retraite.

La morale de l'histoire est que peu importe les conseils financiers que vous recevez ou la solidité des sociétés financières avec lesquelles vous faites affaire, vous devez quand même comprendre vos finances assez bien pour prendre les meilleures décisions financières. Et ça me convient. En fait, ça me convient parce que c'est comme ça.

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