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Épargne et retraite

05 mars 2014

10 % d’épargne, un objectif réaliste

Selon la Régie des rentes du Québec, épargner 10 % de notre revenu net permettrait d’éviter une chute du niveau de vie à la retraite. Et cela peut être plus simple à faire qu’on ne le croit…

Un sondage de Question Retraite révèle que 30 % des Québécois sont inquiets de ce que leur réserve leur retraite; même parmi ceux qui se disent confiants, environ la moitié admettent avoir certaines inquiétudes. Et la crainte de manquer d’argent vient au premier rang, bien avant la peur d’être malade. Or, selon la Régie des rentes du Québec, épargner 10 % de notre revenu net permettrait d’éviter une chute du niveau de vie à la retraite. Et cela peut être plus simple à faire qu’on ne le croit…

Bien des Québécois éprouvent de la difficulté à épargner, et ce n’est pas nécessairement par manque de volonté. « Parmi les gens qui viennent nous voir, plusieurs peinent à joindre les deux bouts à cause de leurs revenus faibles et de la hausse du coût de la vie », admet Dominique Bard, conseillère budgétaire à l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) du Grand Portage. Le sondage annuel de Question Retraite indique d’ailleurs que 47 % des gens qui n'ont pas cotisé à un REER en 2013 invoquaient le manque de fonds.

Procéder par étapes

« Quand des gens se présentent chez nous, on leur demande d’abord de remplir une grille de dépenses, explique Marie-France Gagnon, intervenante en consultation budgétaire aux Services budgétaires Lac-Saint-Jean. Or, ils oublient presque tous plusieurs dépenses ! »

Bien savoir où va notre argent est crucial pour réussir à épargner. « Les gens connaissent bien leurs dépenses fixes (comme le loyer ou l'hypothèque et l'électricité), mais ils n’ont pas toujours conscience des fortes sommes qu'ils consacrent à des dépenses comme le café du matin, les restaurants ou les vêtements », constate Olivier Carré, coordonnateur de Question Retraite.

Selon Statistique Canada, les ménages québécois ont dépensé en moyenne 1 980 $ en repas au resto en 2012, 3 128 $ en vêtements, 159 $ en jeux de hasard et 3 472 $ en dépenses courantes. Total : 8 739 $, soit l’équivalent de 10 % d’un revenu net de plus de 87 000 $ ! Les Québécois gaspilleraient aussi, en moyenne, 771 $ de nourriture par année.

« Il ne s’agit pas de se priver, mais d’éliminer certaines dépenses compressibles », poursuit Olivier Carré.

Rationaliser les dépenses fixes

On peut ensuite s’attaquer aux dépenses fixes. Pensons à l'intérêt qui s'accumule sur les dettes, par exemple. Les taux d’intérêt des cartes de crédit et des cartes de magasins sont très élevés. Si l’on reporte des soldes, on finit par payer des centaines de dollars en intérêt par année. « Le recours au crédit vient souvent d’une mauvaise planification, souligne Dominique Bard. Si vous mettez de côté de l’argent chaque mois, vous aurez moins besoin de cartes de crédit pour parer aux imprévus. »

La conseillère suggère aussi de renégocier, une fois par année, les contrats de téléphonie, de téléphonie cellulaire, de télévision et d'assurances. « Faites le tour des compagnies, puis rappelez la vôtre pour expliquer les réductions que vous pourriez obtenir ailleurs, propose-t-elle. Bien souvent, elle va égaler l’offre. Et ça peut permettre d'économiser des dizaines de dollars par mois. »

Transformer l’épargne en « dépense » fixe

Marie-France Gagnon croit qu’il est essentiel de donner un sens précis à notre épargne : « Il faut savoir pourquoi on épargne. Est-ce pour avoir une belle retraite? Pour acheter une maison? Pour payer les études des enfants? Pour faire un voyage? Si l’objectif est clair, c’est plus facile de se motiver. »

Dominique Bard explique que réussir à épargner d'une façon systématique peut prendre jusqu'à  un an. Les prélèvements automatiques sont un bon moyen de mettre toutes les chances de notre côté, selon elle. La banque peut virer, chaque mois, un certain montant de notre compte chèques vers un compte d’épargne; on peut aussi transférer un certain montant par paie directement à un REER.

Des outils précieux

Plusieurs spécialistes peuvent nous aider à établir un plan d’épargne. Les conseillers budgétaires de certains organismes, les conseillers en sécurité financière ou les comptables offrent des conseils judicieux.

Question Retraite a publié un guide très intéressant intitulé 99 trucs pour économiser sans trop se priver, où l'on trouve une multitude d’idées pour diminuer ses dépenses. De leur côté, les associations de consommateurs et les ACEF offrent des outils budgétaires en ligne qui aident à établir un budget mensuel.

De quoi permettre aux plus récalcitrants d’atteindre leurs objectifs !

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