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Vos placements

29 mars 2017

Que ferez-vous de votre REER quand vous aurez 71 ans?

Vous planifiez votre retraite? Vous connaissez probablement la date à laquelle vous devrez mettre fin à votre REER. Mais savez-vous ce que vous ferez alors de votre argent?

Peut-être cotisez-vous à votre régime enregistré d'épargne-retraite (REER) depuis des décennies ou n'avez-vous commencé à le faire que récemment, une fois votre prêt hypothécaire remboursé et les enfants partis de la maison. Qu’importe votre situation, vous aurez un jour à faire face à la date butoir, et celle-ci n'a rien à voir avec le 1er mars. Au plus tard à la fin de l'année de vos 71 ans, la loi vous oblige à mettre fin à votre REER.

Que ferez-vous de l'argent de votre REER? Tout comme vous avez fait preuve de discipline pendant des années pour le mettre de côté, vous voudrez sûrement adopter une approche disciplinée et à long terme pour le dépenser.

4 principales options s'offrent à vous :

  1. Encaisser le montant.
  2. Souscrire une rente.
  3. Transférer le montant dans un fonds enregistré de revenu de retraite (FERR).
  4. Combiner d'une façon ou d'une autre les options ci-dessus.

Avant de vous décider, il est important d'obtenir tous les renseignements nécessaires et de demander conseil à un expert car, une fois que vous aurez fait votre choix, vous ne pourrez peut-être pas revenir en arrière.

Encaisser le montant

Oublions tout de suite cette option. Toute somme que vous retirez de votre REER (sauf si c'est pour acheter une première maison au moyen du Régime d'accession à la propriété ou pour retourner aux études au moyen du Régime d'encouragement à l'éducation permanente) est considérée comme un revenu imposable. En présumant que vous avez accumulé un montant plutôt important dans votre REER lorsque vous arrivez à 71 ans, si vous encaissez la totalité de celui-ci, vous devrez payer beaucoup d'impôt – peut-être même encore plus que si vous n'aviez pas cotisé à un REER quand vous touchiez un revenu. Ce n'est donc pas la chose à faire. Si vous avez vraiment besoin d'argent pour répondre à un besoin essentiel, comme rénover votre maison pour la rendre accessible à une personne en fauteuil roulant, discutez avec votre conseiller de la manière la plus fiscalement avantageuse d'y arriver.

Souscrire une rente

La rente viagère est le meilleur moyen de vous protéger contre le risque d'épuisement de votre épargne de votre vivant. Voici comment cela fonctionne : vous versez un montant forfaitaire à une compagnie d'assurance-vie et, en échange, vous obtenez un revenu garanti pour la vie, sur lequel vous payez l'impôt au fur et à mesure. Il existe certaines variables importantes à prendre en considération quand vous souscrivez une rente. De manière générale, plus la période de garantie est longue (ou plus vous êtes jeune quand vous souscrivez la rente) et plus vous ajoutez de garanties (telles que l'indexation ou le maintien des versements à votre conjoint après votre décès), moins le revenu annuel que vous recevez en échange d'un montant forfaitaire donné est élevé. (Pour connaître le revenu estimatif que vous pourriez recevoir d'une rente viagère, utilisez notre calculateur de rente.)

Un autre facteur important a une incidence sur les paiements de rente échappe à votre contrôle :  il s'agit des taux d'intérêt à long terme. Ces taux influent sur ce que la compagnie d'assurance peut espérer obtenir en investissant votre argent. Au moment d'établir le revenu que vous pourrez recevoir, celle-ci prend en compte le revenu futur que produira le montant forfaitaire que vous lui avez remis. Le revenu est pleinement garanti lorsque vous signez un contrat de rente; les fluctuations futures des taux n'auront donc aucun effet sur le montant que vous recevrez. Si les marchés boursiers dégringolent ou que les taux d'intérêt à long terme chutent, vos paiements ne diminueront pas – tout comme ils n'augmenteront pas si les marchés ou les taux d'intérêt atteignent des sommets.

Transférer le montant dans un FERR

Commençons par mettre les choses au clair : un fonds enregistré de revenu de retraite n'est pas toujours un produit de placement comme tel, au même titre qu'un certificat de placement garanti ou qu'un fonds commun de placement. Souvent, il s'agit d'un type de régime enregistré, comme un REER, qui peut contenir différents types de placements (notamment des certificats de placement garanti ou des fonds communs de placement) et qui permet un report de l'impôt. Mais il peut s'agir d'un contrat de fonds distincts acheté auprès d'une compagnie d'assurance-vie; c'est ce contrat qui constitue alors le FEER. Toutefois, plutôt que de mettre la croissance de vos placements à l'abri de l'impôt pendant que vous épargnez pour votre retraite comme le permet le REER, le FERR met cette croissance à l'abri de l'impôt pendant votre retraite. Il vous permet aussi de répartir l'impôt à payer sur l'ensemble de la période au cours de laquelle vous retirez les fonds.

En transférant les fonds de votre REER dans un FERR, vous continuez de faire fructifier votre argent même si vous en retirez une partie pour obtenir un revenu. Étant donné que le gouvernement ne vous laissera pas reporter l'impôt à payer indéfiniment, il y a un piège. En vertu de la loi, vous devez retirer un pourcentage minimal croissant de la valeur de votre FERR chaque année, que vous ayez besoin de cet argent ou non. Pour le moment, le facteur de retrait minimal s'établit à 5,28 % à 71 ans et augmente graduellement pour atteindre 10,21 % à l'âge de 88 ans et plafonner à 20 % à l'âge de 95 ans. Le pourcentage que vous êtes tenu de retirer est calculé en fonction de la valeur du fonds et de votre âge au 1er janvier de l'année où vous effectuez le retrait.

Vous devez retirer le montant annuel minimal au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle au cours de laquelle vous avez établi le FERR; cela permet à vos placements de croître un peu plus longtemps sans être touchés.

Un FERR vous autorise à retirer davantage d'argent quand vous en avez besoin. C'est à vous de vérifier que vous pouvez effectuer ce retrait et continuer de profiter de votre FEER aussi longtemps que nécessaire. De plus, si vous êtes marié ou en union de fait avec une personne plus jeune que vous, vous pouvez augmenter la durée de vie de votre FERR en fondant vos calculs de retrait sur l'âge de votre conjoint. De plus, en désignant votre conjoint comme rentier en sous-ordre, vous pourrez lui transférer votre FERR à votre décès, en franchise d'impôt.

Comment déterminer ce qui vous convient?

Il s'agit clairement d'un cas où les conseils d'un expert n'ont pas de prix, puisque vous devez trouver un juste équilibre entre la recherche de garanties et votre besoin de souplesse. Beaucoup de conseillers recommandent une approche mixte : utiliser une partie de votre REER pour souscrire une rente qui couvrira vos dépenses fixes, comme l'épicerie et le logement, et transférer le montant restant dans un FERR pour payer les dépenses discrétionnaires.

« Répartir l'argent de votre REER entre un FERR et une rente viagère peut vous offrir le meilleur des deux mondes en matière de revenu de retraite », indique Melanie Johannink1, conseillère à la Financière Sun Life. « Vous obtenez à la fois un potentiel de croissance et des garanties. »

« La combinaison d'une rente et d'un FERR pourrait être la solution la mieux adaptée à votre budget et à votre mode de vie », dit-elle. « De cette manière, vous pouvez retirer le montant minimal certaines années et un montant plus élevé d'autres années tout en étant assuré que votre rente couvrira vos besoins de base. Vous devriez également songer à investir dans un compte d'épargne libre d'impôt. »

Brian Burlacoff2, conseiller à la Financière Sun Life, croit lui aussi qu'il est sage d'opter pour une double approche. « Le FERR offre une grande souplesse en ce qui concerne la vitesse à laquelle vous dépensez votre argent », dit-il. « Mais vous souhaiterez peut-être renoncer en partie à cette souplesse pour obtenir les garanties que vous offre une rente. Si vous investissez votre FERR dans des fonds communs de placement, c'est vous qui assumez le risque; avec une rente, le risque est transféré à la compagnie d'assurance. »

M. Burlacoff vous suggère de combiner une rente à vos prestations du RRQ/RPC, de la Sécurité de la vieillesse et de votre régime de retraite à prestations déterminées (si vous en avez un) pour couvrir les dépenses de base, et d'utiliser un FERR pour payer les dépenses discrétionnaires comme un voyage. « Ainsi, l'année où les placements dans votre FERR rapportent moins, vous pourrez reporter les dépenses discrétionnaires », dit-il.

Comme le souligne M. Burlacoff, deux mises en garde importantes s'imposent au sujet du revenu que vous prévoyez tirer d'un FERR ou d'une rente. « Lorsque vous planifiez votre retraite, vous devez garder en tête que votre argent est soumis à deux facteurs avant que vous ne puissiez l'encaisser : l'impôt et l'inflation », dit-il. « N'oubliez pas que l'impôt sur le revenu et l'inflation ont tous deux pour effet de réduire votre épargne-retraite, et que vous devrez en tenir compte dans votre plan de retraite. »

1 Melanie Johannink, B.A., Johannink Financial Solutions Inc., conseillère Financière Sun Life
2 Brian Burlacoff, MBA, M.Acc., CFP,® CLU,® CHS,TM†  Burlacoff Financial Services Inc., conseiller Financière Sun Life
 Les fonds communs de placement sont offerts par Placements Financière Sun Life (Canada) inc. La Sun Life du Canada, compagnie d'assurance-vie est membre du groupe Financière Sun Life.

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