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Vos placements

18 octobre 2017

4 raisons pour lesquelles je n'achète pas d'actions

Il y a plein d'actions dans les fonds que je détiens. Toutefois, comme beaucoup d'investisseurs amateurs, je n'achète pas d'actions directement. Voici pourquoi.

Au Canada et ailleurs dans le monde, les marchés boursiers continuent de défier les attentes. Les investisseurs ne laissent paraître aucun signe d'inquiétude au sujet des hausses des taux d'intérêt et de l'endettement des ménages. Et pour l'instant, 2017 est une année de sommets inégalés.

C'est dans ce genre de moment que les «tuyaux» boursiers ont le plus d'attrait. Méfiez-vous toutefois, car derrière chaque fortune faite grâce à un titre à quatre sous, il y a un investisseur très anxieux qui suit les rendements en retenant son souffle.

Soyons clairs : les actions sont une composante essentielle d'un portefeuille équilibré. Elles sont plus risquées que les obligations et d'autres placements comme les certificats de placement garanti, ce qui signifie qu'au fil du temps, un portefeuille d'actions diversifié produira le genre de gains dont vous avez besoin lorsque vous planifiez vos finances à long terme. Par moment, les actions généreront un rendement médiocre, mais selon le nombre d'années restant avant votre retraite, vous pouvez vous permettre de prendre ce risque parce que vous avez du temps devant vous.

Mon appétit pour le risque est plutôt solide, en partie parce que je prévois travailler, épargner et investir au-delà de mon 65e anniversaire. Je peux donc dire sans me tromper que les actions de compagnies occupent une proportion plus élevée dans mon portefeuille que dans celui de la plupart de gens de mon âge. Par contre, je n'achète pas directement d'actions de compagnies.

Il y a 4 raisons à cela :

1. Je ne suis pas un investisseur professionnel.

Je peux calculer le ratio cours/bénéfice à l'aide de mon vieux manuel du Cours sur le commerce des valeurs mobilières au Canada. Toutefois, j'aurais beaucoup de peine à en déduire de façon éclairée qu'une action est surévaluée ou sous-évaluée. J'en connais assez sur les placements en actions pour savoir que je n'y connais pas grand-chose.

2. Je ne suis pas le marché boursier de près.

Je n'ai ni le temps ni l'énergie pour rester informé sur les nombreuses complexités qui se cachent derrière les actions. C'est déjà assez difficile d'aider ma fille à faire ses devoirs de mathématiques.

3. Je comprends l'importance d'un portefeuille équilibré.

J'ai des parts d'une variété de fonds qui sont constitués d'actions et d'obligations du monde entier. Mon portefeuille comprend des actions de grandes, de moyennes et de petites sociétés de divers secteurs d'activité. Je compte sur les gestionnaires de placements professionnels qui gèrent les fonds que j'ai choisis pour sélectionner des actions correspondant à mon plan de placement et à ma tolérance au risque. Acheter des actions en dehors de ce portefeuille chambarde tout. Supposons que j'achète des actions d'une entreprise canadienne en démarrage dans le domaine de la technologie. Cela pourrait créer une surpondération en actions canadiennes, en actions du secteur de la technologie et même en actions de petites entreprises. Plus le prix de l'action augmenterait, plus la pondération de ces actions serait élevée par rapport au reste de mon portefeuille. C'est une erreur commise par des millions d'investisseurs.

4. Je pense qu'une chute des marchés est imminente.

Mon point de vue sur l'achat d'actions à titre individuel s'applique à n'importe quel cycle économique, mais encore plus particulièrement aux environnements comme celui dans lequel nous sommes maintenant. La présente expansion économique canadienne dure depuis plus de 8 ans. Selon les données publiées par l'Institut C.D. Howe, les expansions qui ont suivi le krach boursier de 1929 ont duré en moyenne un peu plus de 6 ans. C'est un contexte difficile pour faire les bons choix.

Je ne dis pas que je n'ai jamais tenté ma chance avec une compagnie. En réalité, je l'ai fait à deux reprises au cours de ma vie.

La première fois, c'était une petite entreprise «point-com», sur laquelle j'avais eu de l’information en 1999. La chute de l'action a été brutale (comme c'était le cas à l'époque) et un commentaire à l'intention des investisseurs affirmait que l'entreprise était en transformation et visait à devenir un incubateur. La deuxième fois fait encore plus grincer des dents. Je suis un de ceux qui pensaient faire une bonne affaire en achetant des actions de Nortel lorsque leur prix dégringolait, après la chute amorcée en 2000.

J'ai perdu 1 000 $ dans le cas de ces deux paris; et c'est exactement ce qu'ils étaient. Je n'avais fait aucune analyse du prix des actions et ne possédais aucune information sur les perspectives que présentaient ces deux entreprises.

J'ai tiré des leçons de ces expériences, bien entendu. Pour 2 000 $, j'ai appris quelque chose d'important sur moi-même et sur les placements. C'est un faible prix à payer.

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