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Vos placements

29 décembre 2017

Comment savoir si vous investissez avec succès

Vous investissez et considérez le faire avec succès? Pourtant, comment savoir si c’est bien le cas? Pistes de réflexion pour le savoir.

Êtes-vous satisfait des rendements générés par vos actifs depuis la remontée soutenue des marchés en mars 2009? Après tout, un rendement annuel moyen de 5 % peut être intéressant pour un investisseur et désastreux pour un autre. Alors, croyez-vous investir avec succès?

Vous souhaitez comparer votre rendement à celui d’un indice de référence. Encore faut-il choisir adéquatement ce dernier. «N’oubliez pas qu’un indice de marché ne reflète pas les frais associés à la gestion et à l’exploitation d’un fonds commun de placement. Pour comparer le rendement de ce dernier à un indice de référence, il faut soustraire les frais de services et autres frais applicables du rendement global de l’indice choisi», explique Carine Monge, directrice, gestion privée pour le Québec et l'Atlantique chez Placements Mondiaux Sun Life. Ce jeu des comparaisons peut cependant causer certaines déceptions. Le mot d’ordre? «Il faut relativiser ce besoin constant de comparer votre rendement à celui d’un indice», indique-t-elle.

Si l’idée de comparer votre rendement à celui du beau-frère vous plaît, revoyez vos projets! Sa répartition d’actifs n’est sûrement pas la même que la vôtre puisque chaque investisseur possède sa propre tolérance au risque et un horizon de placement différent. Par conséquent, le rendement global tiré de vos investissements ne peut être comparé à celui d’un autre épargnant.

D’autres investisseurs accordent plutôt de l’importance à certains ratios, comme celui de Sharpe, qui mesure le rendement d’un portefeuille en fonction du risque assumé par le détenteur. Pour ce faire, une formule mathématique compare le rendement obtenu au rendement d’un placement sans risque. «Cette donnée, isolée, n’apporte pas un grand éclairage à défaut de faire partie d’une analyse plus globale», dit Mme Monge. Ce ratio ne constitue donc que l’une des composantes de gestion de risque utilisée dans toute répartition d’actifs.

Voici donc d’autres moyens pour déterminer si vous investissez avec succès.

1. L’Institut québécois de planification financière (IQPF) à la rescousse

Les Normes d'hypothèses de projection fournies par l’IQPF sont utiles à plus d’un égard. En fonction de celles-ci, les experts prévoient, depuis le 31 juillet 2017, qu’une exposition aux actions canadiennes, aux actions étrangères de pays développés et aux actions de pays émergents culmine respectivement sur des rendements de 6,50 %, 6,70 % et de 7,50 %. Ainsi, pour une projection préparée en 2017 d’un portefeuille équilibré prévoyant des frais de 1,25 %, l’investisseur peut s’attendre à générer un rendement net de 3,90 % pour cette période. Voilà un premier point de référence pour comparer le rendement obtenu!

2. La réalisation de vos objectifs

À quoi devriez-vous vous attendre de votre portefeuille? Celui-ci devrait générer un rendement permettant d’atteindre vos objectifs d'investissement à court, moyen ou long terme. C’est pour cette raison que le conseiller pose plusieurs questions au client. «Le professionnel performant associe à chaque investissement un objectif précis et mesurable», confirme Daniel Plouffe, directeur, solutions de gestion de patrimoine pour la Financière Sun Life, en s’appuyant sur deux exemples :

  • J’investis 400 $ par mois dans un Compte d’épargne libre d’impôt (CELI) pour me constituer une mise de fond pour l'achat de ma première propriété d’ici les quatre prochaines années, sans avoir recours au Régime d’accession à la propriété (RAP).
  • Je cotise 500 $ par mois à mon Régime enregistré d’épargne-retraite (REER) afin de financer ma retraite dès 65 ans. Cette première cotisation annuelle de 6 000 $ me procure un remboursement d'impôt d'environ 2 500 $ qui constituera la base de mon fonds d’urgence.

À la manière d’un coach, le conseiller guide l’épargnant vers une répartition d’actifs optimale, tout en respectant sa tolérance au risque. «Si vous êtes en mesure de dire que vous avez mené votre plan à exécution - acquérir votre maison avec une mise de fonds de 15 %, par exemple -, il s’agit d’un autre indice potentiel de votre capacité à investir avec succès», conclut-il.

Des conseils qui valent leur pesant d’or!

N’y aurait-il pas moyen de fouetter quelque peu le rendement obtenu de vos placements? Et si le secret résidait dans l’accompagnement dont vous pourriez bénéficier? L’apport d’un conseiller est désormais chiffrable!

«Morningstar considère que la valeur ajoutée associée à l’accompagnement d’un conseiller équivaut à un rendement annuel additionnel de 1,82 % pour l’épargnant», rappelle Carine Monge. Or, ce rendement supplémentaire, à long terme, a un effet boule de neige. «C’est l’effet de rendement composé qui fera son œuvre», indique-t-elle.

D’après le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations, «les ménages ayant recours à un conseiller ont accumulé 69% plus d’actifs en moyenne sur 4 ans et 290 % de plus sur 15 ans que les ménages qui font cavalier seul», calculent les auteurs Claude Montmarquette et Nathalie Viennot-Briot, dans le rapport intitulé «The Gamma Factor and the Value of Financial Advice».

Or, cette valeur ajoutée associée au rôle du conseiller s’articule essentiellement autour de 5 éléments-clés de la planification financière personnelle : la répartition de l’actif, la mise en place d’une stratégie judicieuse de retraits, la gestion de la longévité, l’efficience fiscale et l’optimisation du portefeuille. À chacun son métier, donc…

Des symptômes de santé vous préoccupent? Une visite chez le médecin s’impose. Si vous visez la santé financière, prendre un café avec un conseiller peut certainement être une bonne idée!

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