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Protection santé

12 novembre 2018

De combien d’assurance-invalidité avons-nous besoin?

Personne ne souhaite affronter les aléas de la vie, mais un pépin est si vite arrivé. Une assurance-invalidité peut nous être d’un précieux secours si on ne peut plus gagner sa vie.

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Peu de responsabilités de la vie d’adulte inspirent aussi peu d’enthousiasme que choisir sa couverture d’assurance. On peut être tenté de repousser l’exercice jusqu’à la dernière minute – ou indéfiniment ! – ou encore, de faire des choix un peu distraitement au moment de renouveler ses assurances collectives au bureau. Pourtant, si on devait arrêter de travailler à cause d’une maladie prolongée ou d’un accident, cette couverture d’assurance pourrait faire la différence entre s’endetter et pouvoir assumer ses dépenses et obligations quotidiennes.

Les causes d’invalidité sont nombreuses, mais parfois il suffit d’une malchance pour ensuite être incapable de travailler et… être mal pris. Louise l’a appris à la dure il y a de nombreuses années déjà, alors qu’un trottoir glacé de la ville l’avait mise hors d’état. «Je suis tombée sur ma cheville et après les radiographies, on a découvert que j’avais cassé tous les os qui retenaient mon pied. J’ai dû être opérée et j’en ai eu pour des mois de physiothérapie. Comme j’étais secrétaire et que je devais être sur place, impossible de travailler pendant les six longs mois qu’a duré ma convalescence!»

Comble de malheur, Louise, aujourd’hui âgée de 62 ans et retraitée, était alors employée temporaire et n’avait donc aucune couverture d’assurance-invalidité. «J’étais célibataire et seule à assumer toutes les dépenses. Heureusement, on avait aboli mon poste précédent et j’avais eu droit à une généreuse indemnité de départ que j’avais mise de côté ‟pour les jours gris”. Je n’aurais jamais pensé en avoir besoin si tôt!»

Louise se félicite aussi d’avoir souscrit, lorsqu’elle achetait sa voiture neuve deux mois avant son accident, une assurance-invalidité couvrant ses paiements de prêt auto. Fait non négligeable : les dates du remboursement de l’assurance et des paiements ne coïncidaient pas, alors elle devait avancer les sommes qui lui étaient ensuite remboursées. Un simple détail? Pas tout à fait, car son budget était déjà malmené à cause de sa perte de salaire!

Quelle couverture choisir?

Il revient à chacun de faire le calcul de ses besoins en assurances, et l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP) suggère ci-dessous les questions qu’on devrait se poser pour le faire. Si on a la chance d’avoir accès à une assurance invalidité de longue durée au travail, on devrait avoir le droit de choisir parmi quelques options. «On peut choisir le type de couverture souhaitée, qui couvre normalement un maximum de 65 % de notre revenu, indexé ou non au coût de la vie, explique Marie-Hélène Gagné, gestionnaire en gestion de la santé à la Financière Sun Life. L’indexation est une donnée importante si l’invalidité dure plusieurs années. Les sommes indexées au coût de la vie seront rajustées chaque année selon le taux d’inflation.»

Pour avoir une idée plus précise du genre de couverture qu’il nous faut, on doit faire un bilan complet de toutes nos assurances. «Certaines personnes ont une assurance sur leur prêt auto, leur prêt hypothécaire et même leur solde de carte de crédit, rappelle Mme Gagné. Si c’est notre cas, on n’a peut-être pas besoin de prendre le programme le plus généreux offert par notre employeur.» Évidemment, plus on est couvert, plus ça coûte cher en primes, alors l’exercice vaut toujours la peine d’être fait. Et comme pour tout le reste, si on s’y connaît mal en finances et en assurances, on gagne à consulter un conseiller qui pourra faire le bilan de nos couvertures et repérer les lacunes, s’il y en a, ou même déterminer si on est surassuré!

Si on a accès à un programme d’avantages sociaux offerts par l’employeur, le renouvellement se fait normalement une fois par année ou tous les deux ans. «Prenez le temps de faire l’exercice, conseille Mme Gagné. Sachez que si vous ne faites rien, votre choix actuel sera automatiquement reconduit. Mais peut-être qu’en faisant le bilan, vous verrez que vous versez beaucoup de primes pour une couverture paramédicale que vous utilisez à peine, alors que vous gagneriez à augmenter votre assurance-invalidité.»

Et si on perd notre emploi et par le fait même notre couverture d’assurance, il faut refaire l’exercice avec une assurance privée. Personne ne souhaite avoir besoin de ce type d’assurance, mais «nombreux sont les gens qui ont la pensée magique par rapport aux maladies, ça ne leur arrivera pas», ajoute Mme Gagné.

Les questions à se poser

L’ACCAP conseille de se poser les questions suivantes pour déterminer le montant d’assurance-invalidité dont on aura besoin :

  • De combien avez-vous besoin pour vivre? Accepteriez-vous de réduire votre train de vie?
  • Combien de personnes dépendent de vous? Formez-vous une famille monoparentale? Qui d’autre dépend de vous (parents, frères et sœurs)?
  • Accepteriez-vous de changer d’emploi?
  • Qui rembourserait votre prêt auto ou hypothécaire si vous n’aviez plus de salaire? Combien de temps dureraient vos économies?
  • À quel point comptez-vous sur votre salaire? Avez-vous des économies ou des placements produisant des revenus? Combien de temps pourriez-vous subsister sur vos économies?
  • Que feriez-vous de vos projets de vie ou de retraite si vous deveniez invalide et que vous épuisiez vos économies?

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